‹ Idée et réalitéChapitre 72 sur 195 · TL · texte numérisé non relu

TL

#) L ans e h nr 1 PTT NS TETE ML Rs L # RAR i # ri Ll 4 À * " } ARS ere Ce Ve te DEN NT D SERRE

A ue FA tar: bn.

Arpie

Josh, RTE en s ” 7 ;

5 k i La Dre Het pags nt esta -gêe EE LR

USE AL ns chum

PTE EN Le TE

art x ve! . D PS RER QUE MER EN LAN es Kg» JE “ è DA À Sert LE 4 \ ty ATUEA À | “or X :

PT TU TEL ES ci nl ee D 2 PP PS PR NÉS PRET Var Len Ne us 29! nn à UNS LE ie 2e Drop hr ct Al Rx! LE TT OS ht, 0 # È £ Le L - Le UK L : LS Y ‘ 14 À L wi N 22 > LUS à À : À my es SRE PE RME en De dr nee qe rm draie LE vs À 2 #3

|A : pr

encore plus loin : l’un d'eux écrivit à plusieurs reprises la menace de vitrioler mademoiselle Lamoureux; un autre annonça au propriétaire du chef d'orchestre son dessein de faire sauter la maison si elle continuait à abriter l'homme qui conduisait Lohengrin.

Charles Lamoureux ne se laissa ni intimider, ni décourager par tant de violences ; il continua les répétitions avec des sujets d'élite, un orchestre excellent, communiquant son énergie à tous ses collaborateurs, et il arriva au soir de la représentation ayant contre soi, avec la majeure partie de la presse, le gouvernement qui maudissait l’importun capable de lui créer des embarras.

Cette première de Zehengrin à l’Eden, elle reste la soirée mémorable du théâtre musical de ce temps, le plus fier témoignage de combat pour l'art. Au dehors, aux abords de la rue Boudreau, une foule hurlante, mal contenue par les agents, siffle et hue, poursuit dinvectives les personnes qui entrent à ‘Eden; au dedans, de merveilleux interprètes, tels que Van Dycket madame Fidès-Devriès, des chœurs d'un ensemble, d'une personnalité, d'une action et d'une signification inconnues, un orchestre en qui vit äme de son chef, voilà l'interprétation incomparable, pleine d’accent et de flamme, que les auditeurs enthousiasmés acclamént d’acte en acte par un seul nom sur toutes les bouches : « Lamoureux! Bravo, Lamoureux! » et les mains, lasses d'applaudir, sont tendues vers le pupitre vers celle du maître intimidé cette fois, gêné par la durée de l’ovation.

Cependant, de la rue, les clameurs redoublent et les tapageurs, encouragés par l’inertie de la police de cœur avec eux, ramassent des pierres à un chantier de construction et les lancent sur l’Eden. Les vitres du foyer sont brisées, mais quelques projectiles mal dirigés retombent sur les frondeurs ; aussitôt un imbécile, nommé Caubet, qui commande la police municipale, accourt au foyer disant quon jette des pierres sur le peuple et menaçant de faire fermer le théâtre On lui démontre, non sans peine, par les carreaux brisés, que les coups viennent du dehors.

À la sortie, les assiégeants eurent toute liberté d’injurier et de bousculer les auditeurs ; ils n y manquèrent point, et je me trouvais avec Ambroise Thomas et un magistrat de Paris, wagnérien très connu, dans un groupe qui fut reconduit d'injures et de sifflets jusqu’à la place de l'Opéra.

Les marmitons se distinguèrent entre les manifestants par leur coups de gueule, et « le marmiton de Lohengrin » est-devenu légendaire.

La seconde de Zohengrin était affichée pour le surlendemain. Mais le directeur fut mandé au ministère de l'intérieur. Le ministre — M. Goblet (le même qui avait interdit la pièce de Germinal) — fit la lecon à M. Lamoureux, sur un ton assez dur: il lui dit qu'il était de son devoir de Français de renoncer à des réprésentalions de nature à causer du désordre publie et à engendrer des complications extérieures. L homme politique ajoute qu il était prêt à faire respecter l'ordre dans la rue à toute éventualité, mais qu'il laissait à la conscience et au patriotisme

Ur AU 4 LA — z É(

PR Phe ph à

Me cb che EE en ©

PT ur ep ent cer pri pre Ca STE AE : % ge a/:4 te \ s je Laure on 21 ble À Doll CRT LA a ur 64 j QU. + W4 ve] £ U VAE F7:

EEE est 7!

AT à

Page 1