‹ Idée et réalitéChapitre 75 sur 195 · EE SENS · texte numérisé non relu

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vrent leurs vitraux à l’air marin .*Un courant de joie et de plaisir circule entre les choses et les visages, des fenêtres à la rue. Tous les gens venus pour une semaine, pour un mois, la poche

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arnie, fêtent ce mains ouvertes. Le plus parcimonieux se

trouve disposé à la dépense. Les louis tintent, les billets glissent : une pluie d’or tombe sur la ville qui pénètre jusqu aux plus humbles demeures ; les mendiants mêmes font leur récolte de paillettes.

Les habitants du lieu attendent avec impatience les mois dorés et l’arrivée des hôtels annuels. Ils gémissent, se désespèrent, se plaignent d’être ruinés, volés, pour peu que la foule tarde un peu: Sitôt qu'elle afflue, c’est une autre chanson. Nos gens deviennent aussitôt intraitables, arrogants, hostiles, et se décèlent effrontés pillards, rapaces mercantis, considérant l'étranger comme une proie qui leur est due et leur appartient.

Tloutes les denrées, les objets de consommation usuelle, de première nécessité, sont vendus au quadruple. Les marchands n’admettent pas de contrôle ni de discussion sur les prix; maîtres de la place, ils refusent de vendre au client qui s’estenquis ailleurs ; c'est l'exploitation sans phrases, c’est à prendre ou à laisser, c’est la bourse ou la vie!

Encore si la qualité s’accordait avec le taux maximum ! Mais le larron de fournisseur qui allèche le client par d'excellents échantillons incline bientôt à un mélange de produits inférieurs. Au milieu d'août, il ne fournira plus que des boissons piquées, des beurres rancés, des volailles et des viandes de der-

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nier choix. Réclamez, fâchez-vous, passez à un autre,

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vous n y gagnerez que le changement; tous ces larrons en foire s'entendent pour ranconner les baïigneurs.

Non seulement ces indigènes ne savent nul gré à leur clientèle, maisils la déle estent. Vous êtes venu à la mer, heureux, content, allégé, animé de sentiments généreux et aimables pour les habitants de votre plage d'élection : ils vous volent autant que faire se peut, mais aussi ils vous détestent naturelle ment et vous souhaitent du mal; ils recueillent propos de cuisine, médisances d’antichambre, calomnies de valetaille et les colportent joyeusement ; ïls font chorus et complotent avec les domestiques qu'ils excitent, heureux de vous voir laisser en plan et de vous priver de vos gens.

Enfin, quand vous traversez les rues, des figures envieuses, stupidementgouailleuses, vous poursuivent de regards malveillants ; les fournisseurs à leurs portes se désignent les uns aux autres la proie encore valide avec l'air de dire : « Il lui reste encore son paletot et sa montre! »

Dans la ville dont je parle, les cochers, qui sont les plus brutes et les plus grossiers du monde, ne pouvalent manquer d'essayer une entreprise d’écrasement des bicyclettes, concurrence à réprimer. Au tournant d’une rue, mon petit cheval de fer fut intentionnellement serré contre le trottoir par une Lis lancée à fond de train et c’est merveille que je n aie pas été blessé. Dès lors, je me décidai à la correction manuelle du premier rossard de même facon et je regardal les cochers en face. J'étais sur

mes cardes : ils se tinrent tranquilles, mais j'ai en-

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tendu plus de vingt personnes, des dames surtout, se plaindre d’avoir été gênées, arrêtées ou insultées Jar les butors du sièg

Ces petit tes coquin

commode.

n'ai eu qu'à les noter er | les 5 mille traitée de a vie contemporaine. Mais il ne faudrait pas croire | chalets, d'habitations sompt pas troublés dans leur home par s entreprises extérieures. Une nuit, l'entrepreneur vidanges de la ville, qui voulait s’épargner du charroi, versa le contenu odorant de ses tombereaux sur . as. re, devant une villa voisine de la nôtre. rtier infecté. Le propriétaire le plus e commissaire. « C'est vrai! ce sde dit le magistrat; je nai pas l'agent pour ane la nuit, mais enfin... le mois d'août est bientôt passé (sic). » Il fallut faire recouvrir les boodioes par les . Cette petite.ville municipal, réduction a lementarisme et de toutes les manigances intéressées des politiciens. Il Se recrute parmi les débitan fournisseurs et les loueurs de maisons. Les bicoques de ces derniers sont en deux et troisième ligne, dans une situation moins HAT que les habitations de la plage. Or, à l’une des dernières séances du conseil, où, entre autres étions à ’échangèrent quelques bourrade S, Un groupe proposa l'établissement d'un boulevard le long de la mer, de manière

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