LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES
Fr. charpentier
De rejccellence de la langue française^ 1683, 2 vol.
1° Si nous admirons moins les modernes que les anciens, c'est là un effet de notre « jalousie » et de notre « mauvaise humeur » contre les auteurs vivants. La postérité sera plus équitable, (p. 252.)
2° Les modernes sont plus u vieux )),plus u anciens » que les anciens, et par conséquent plus éclairés, (p. 253.)
3° En admettant que les modernes n'aient pas encore produit d'oeuvres comparables à celles des anciens, rien ne s'oppose à ce qu'ils en produisent, (p. 254.)
4° Ce sont les circonstances et les « occasions » qui déterminent les progrès d'un genre littéraire. Le développement de l'éloquence politique chez les anciens tient à leur régime républicain ; celui de la « prédication n chez les modernes, à la connaissance de l'Evangile, (p. 255.)
5° Dangers d'une admiration superstitieuse des anciens (p. 257.) :
2\^ IDIiES ET DOCTRINES LITTERAIRES
A) Elle Tiibaisse notre courage et détruit notre confiance en nous-mêmes;
B) Elle nous empêche de cultiver et de perfectionner notre langue ;
C) Elle est un obstacle au progrès des sciences. (Critique des études gréco-latines).
Chaules PERRAULT
Le Siècle de Louis le Grand, poème, 1G87.
1" La nature, toujours la même à travers les siècles, produit en tous siècles des génies aussi vigoureux .
2^ Les diifèrences que Ion remarque entre les siècles proviennent de la protection plus ou moins éclairée que les rois accordent aux lettres, (p. 260.)
3" Le temps et l'usage perfectionnant sans c:sse les inventions, les modernes sont incomparablement plus savants que les anciens, (p. 261.)
LA FONTAINE
Epître à Huet, 1687.
V' Les œuvres des anciens sont les plus parfaites
que l'écrivain puisse se proposer comme modèles.
(p. 264.) 2'' Il est des modernes estimables : mais, même dans
leurs écrits les meilleurs, un choix est nécessaire.