FONTENELLE
Digression sur les anciens et les modernes (Poésies pastorales), 1688.
l'' La nature étant toujours la même, les hommes sont les mêmes à travers les siècles, (p. 267.)
2° Que l'on n'allègue pas que le climat de la Grèce était plus favorable au développement du génie. Linfluence des climats peut produire des différences superficielles entre les esprits, non déterminer la supériorité des uns sur les autres (p 268.)
3° Lhumanité peut être comparée à un homme qui est plus habile et savant dans son âge mûr que dans sa jeunesse, (p. 269.)
4° Distinction à faire, en se plaçant à ce point de vue, entre les arts d'imagination et les sciences d'expérience. Supériorité des modernes sur les anciens en matière de sciences, (p. 270 )
5° Les modernes ont encore pour eux la supériorité du raisonnement, (p. 271.)
6° Même en matière d'arts d'imagination, les modernes, non seulement, peuventégalerles anciens, mais ils les ont déjà dépassés, (p. 272.)
7° Les anciens n'ont sur les modernes le mérite de l'invention que parce qu'ils sont venus les premiers, (p. 272.)
8° La plus ou moins grande abondance des hommes de génie à certaines époques dépend des conditions et des circonstances particulières (guerres, préjugés, mœurs, gouvernements, etc.). (p. 273.)
9" Dangers de l'admiration excessive des anciens. (p. 274.)