Sapho, c -à-d. Mi'e de Scudéry
3. « La laideur y est peinte dans toute sa perfeclion, pour ue pas dira dans toute sa beauté ». (Boileau, Ibid.)
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politesse qu'elles demandent dans les esci-its et dans l'enlrelien, il * a tousjonrs eu le bon-heur de leur plaire et de réussir auprès d'elles... Cette belle moitié du monde, avec la faculté de lire, a encore celle de juger aussi bien que nous, et est aujourd'huy maislresse de la gloire des liommes.
Martin di: Pinciiesxe, Les Œuvres de M. de Voiture : Au Lecteur.
Ce sexe a le goust tres-exquis, pour la délicatesse de l'esprit, et il faut prendre ses mesures bien justes, pour estre toujours leu ou escouté favorablement au cercle et au Cabinet.
Martin de Pinciiesne, Les Œuvres de iM. de Voiture : Au Lecteur.
Il y a sujet de s'étonner que nostre nation ayant cédé aux autres le prix de la Poésie épique et de IHistoire ait emporté celuy-cy avec tant de hauteur, que leurs plus beaux romans égalent à peine les moindres des nostres. Je crois que nous devons cet avantage à la politesse de nostre galanterie, qui vient à mon avis de la grande liberté dans laquelle les hommes vivent en France avec les femmes... En France les dames vivant sur leur bonne foy, et n'ayant point d'autres défenses que leur vertu et leur propre cœur, elles s'en sont fait un rarapart plus fort et plus seur que toutes les clefs, que toutes l^^s grilles et que toute la vigilance des douëgnes. Les hommes ont donc esté obligez d'attaquer ce rampart par les formes, et ont employé tant de soin et d'adresse pour le réduire, *|u'ils s'en sont fait un art presque inconnu aux autres peuples. C'est cet art qui distingue les romans françoi; des autres romans, et qui en a rendu la lecture si délicieuse, qu'elle a fait négliger des lectures plus utiles. Les Dames ont esté les premières prises à cet appas.
D. HuET, De f Origine des Romans, 1. Voiture.
h'Astrée raesrae, et quelques uns des Romans François qui Tont suivie, sont encore un peu.licentieux : mais ceux de ce temps, je parle des bons, sont si éloignez de ce défaut, qu'on n'y trouvera pas une parole, pas une expression qui puisse blesser les oreilles chastes, pas une action qui puisse offenser la pudeur...
Si l'on dit que Taraour y est traité d'une manière si délicate et si insinuante, que l'amorce de cette dano-ereuse passion entre aisément dans déjeunes cœurs : je repondray que non-seulement il n'est pas périlleux, mais qu'il est mesme en quelque sorte nécessaire que les jeunes personnes du monde connoissent cette passion, pour fermer l'oreille à celle qui est criminelle, et pouvoir se deraesler de ses artifices ; et pour savoir se conduire dans celle qui a une fin honneste et sainte.
D. Hlilt, De l'Origine des Romans.
J'ay à vous dire... qu'icy la vertu paroit tousjours récompensée et le vice puni... Vous y verrez... la bienscéance des choses et des conditions assez exactement observée : et je n'ay rien rais en mon livre, que les dames ne puissent lire sans baisser les yeux et sans rougir.
ScuDÉRY, Ibrahim, préface.
De peur que quelque autre ne m'accuse... d'avoir nommé mal à propos la maison d'Ibrahim palais, puis que toutes celles des personnes de qualité s'appellent Serrails à Constantinople : je vous conjure de vous souvenir que je l'ay fait par le conseil de deux ou trois excellentes personnes, qui ont trouvé aussi bien que moy, que ce nom de serrail laissoit une idée qui n'estoit pas belle; et qu'il esloit bon de ne s'en servir qu'en parlant du grand seigneur, et mesme le moins qu'on pourroit.
ScuDÉRY, Ibrahim y préface.
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