I. — Los principaux éléinciits du burlesque
Ac noslri quileiii isti, qui se lepidos et facelos esse volurit, scriptores ita denium de lioc assequi posse existimant, si priscis et obsoletis, et a patrurn vel raajoruin iiltima repetitis meraoria, tum verbis, tum locutionibiis utaritur, quibus orationem non aspergant tanlum, aut distinguant, aut interpolent, verum etiam coritinenli et perpetno quodam filo contexant totarn. Faciunt deiridc, idque sœpius, ut ex ore infimee mullitudiiiis arripianl vilissimum quemque et abjectissimum^ et maxime ridiculum sermonera, eoque libros sermone componant, et emittant in publicum, quos quandiu legas, tandiu vendentes olus in foro , aut scruta, aut salsamenta mulierculas putes loqui... Nec vero satis habent inepte cogitata sua ineptis efferre verbis, inepta dictione : nisi scripta etiam summorum poëtarum, plena prudentiœ, plena gravitatis, mimice et scurriliter tractent, detoi-quendis aliorsum carminis sententiis; neque tam latina bona pessirae in Gallicum, quam séria in jocum illiberalem, atque in vanos futilesque risus conveitant *.
Le p. Fr. Vavasseur, De lad'cra Diclionc, œconomia operis et partilio.
1. Quelques-uns lie nos écrivains qui veulent se rendre comiques et plaisants, pensent alteind e ce but eu se servant «le locutions et de mots anciens et surannés ({u'ils empruntent au passé même le i)lus lointain : ils ne se contenten! pas d en émailier leur style et de les y mêler, pouilui donner du piquant, mais ils en composent tout leur discours, comme d'une 11 aine continue et sans un. Ils iont plus, et plus souvent encore, de la bouche de la plus infime i)opulace, ils arrachent le langage le plus vil, le plus bas et le plns ridicule, et de ce langage ils font et donnent au public des livres tels qu'en les lisant, il semble qu'on entende parler les femmes qui vendent dans les carrefours de l'huile, des vieilles nippes et des salaisons... Et ce n'est pas assez pour eux d'exprimer en mots absurdes, en un langage absurde leurs absurdes inventions : il laut qu'ils travestissent en parodies et en bonfTonneries les écrits pleins de sagesse et de grHvité des plus grands poètes : de ce qui est bon en latin, ils font du pire eu français, ou plutôt ils loiirncnt les pensées sérieuses en plaisanteries giossières, en vaines et futiles diùleiies.