‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 36 sur 125 · II. — Recherche des terme : surannés · texte numérisé non relu

II. — Recherche des terme : surannés

Dans ce chapitre, je ne suis que le greffier de mon amy, et... je vous rapporte fideieraent son avis sur la question du stile Burlesque...

« Ne sçauroit-on rire en bon François et en stile raisonnable ? Pour se rejouir, faut-il aller chercher un mauvais jargon dans la mémoire des choses passées et tascher de remettre en usage des termes que l'usage a condamnez ? Est-il impossible de donner un spectacle aux subjets de Louis quatorziesme, à moins que de remiier un phantosme qui représente le règne de François premier, a moins que d'évoquer l'ame de Clément Marot et de desenterrer une langue morte? ou, ce que je trouve plus mauvais, à moins que de confondre les deux langues...

« Pour ne rien dire de pis de cette sorte de raillerie, elle sent plus la Comédie que la Conversation, et plus la Farce que la Comédie. Ce n'est pas railler en honneste homme. Madame Des-Loges disoit qu'elle aimeroit autant voir faire TYvroigne ou le Gascon S et le gros Guillaume ^, comme vous sçavez, reussissoit admirablement en l'un et en l'autre. Mais elle disoit bien davantage, elle n'eslimoit pas plus un pareil jargon qu'une espée de bois au costé et de la farine sur le visage... »

Ce sont les sentimens de mon Amy, que j'appelle mon Amy severe. Une autre fois vous sçaurez les miens, dans lesquels je garde quelque tempérament entre la trop grande indulgence et la trop grande sévérité. Comme je n'approuve pas le mauvais goust du Vulgaire, je ne suis pas ennemy de tous ses plaisirs. Il y a des badineries qui sont tout-à-fait insupportables et qui offensent l'esprit; il y en a qui Tamusent agréablement et qui ne sont

1 T.vpcs populiiies du théâtre delà foire.

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