Pucme de Scarron
DU XVII* SIÈCLE Gl
IV. — Parodie qui consiste à prêter le « lang-ag-e des hareng-ères et des croeheteurs » aux héros de l'antiquité.
C'est une imitation plaisante du poëme héroïque, qui est le plus sérieux et le plus grave de tous... L'auteur s'attache sur tout à deux choses, où les poètes épiques font d'ordinaire un effort particulier; l'une est ce que les Italiens appellent Rassegna, la revue, ou le dénombrement des troupes de leurs chefs; et l'autre, la description du coml^at.
Pellisson, Argument de la « Défaite des boutsrime z », de Sarrasin.
C'est un burlesque nouveau dont je me suis avisé en notre langue : car, au lieu que dans l'autre burlesque % Didon et Enée parlaient comme des harengères et des croeheteurs, dans celui-ci une horlogère et un horloger^ parlent comme Didon et Enée. Je ne sais pas si mon poëme aura les qualités propres à satisfaire un lecteur; mais j'ose me flatter qu'il aura au moins l'agrément de la nouveauté, puisque je ne pense pas qu'il y ait d'ouvrage de cette nature en nostre langue; la Défaite des bouts-rimés de Sarrasin étant plutôt une pure allégorie qu'un poëme comme celui-ci.
BoiLEAU, Le Lutrin, première préface.