Mnllicrbo
Défait ses ennemis étendus sur la plaine,
Par le camp des vaincus superbe il se promaine,
« Il faut dire promène ou ponrinèney et par aiasi mal rimé. »
Malherbe, Comment.^ Amours d'Hipp., Sonnet xxi.
Mon cœur s'ouvrit par le milieu, Alors qu'au partir de ce lieu...
a Milieu et lieu riment comme font mijour ei jour^ mi~ cJieniin et chemin^ minuit et nuit^ etc.'' »
Malherbe, Comment. ^ Cléonice, Ode.
Sur le tombeau sacré d'un que j'ai tant aimé. « Rime au milieu du vers est vice. »
Malherbe, Comment.., Diane, II, Sonnet lxiv.
Il me fait voir assez d'autres faits admirables. « ^lauvaise césure. »
Malherbe, Comment.., Diane, I, Procès contre Amour.
Et ne conclus devant qu'être bien avertie. « Mauvaise césure. »
Malherbh, Comment., Diane, I, Procès contre Amour.
De Raison, qui vers nous son regard adressa... à Ce vers est suspendu en la moitié de l'hémistiche. » Malherbe, Comment., Diane, I, Procès contre Amour.
1. « Ces simples rymez aveoqiies leurs composez, comme un baisser et abaisser, s'ils ne chaugeut ou augmentent giiindeiiient la signifina;ion de leurs simples, me soint chassez bleu loiiig ». (Du Bellay, Deff., II, vii.j
80 IDÉES ET DOCTIIINES l.H I Élt Al P. IIS DU XVIl' SIECLE
Et craint toujours qu'on ait sur sa place onlropris... a Mauvaise césure. »
MALHEiini', Conrnent.y Diane, II, Sonnet xxx.
Mais celui qui vouloit pousser ton nom aux cieux. a C'est un vice quand en un vers alexandrin, comme est celui-ci, le verbe gouvernant est à la fin de la première moitié du vers, et le verbe gouverné commence Tautre moitié : ( oui me ici, où vouloit est gouvernant et pousser gouverné. »
Malherbe, Comment.^ Gléonice. Elégie de Bertaut sur les dernières amours de Des Portes.
Et qui fait que tu as tant de force en nos cœurs. « Ce vers est mal divisé. »
Malherbe, Comment.^ Amours d'Hipp.
Sonnet lix.
Il est requis aussi pour une poésie parfaite d'observer que les vers soient entiers et accomplis au sens de leurs paroles, et non pas divisez et interrompus.
Deimieh, Acad.^^.li.
Ronsard a failly aussi pour mettre ainsi l'adjectif au bout d'un vers, et le substantif au bout du vers qui le suit*.
Deimier, Acad., p. 76.
C'est bien une coustume à ces poêles licencieux de s'eslargir à tout coup contre l'équité de la Grammaire, pour éviter la peine, et s'armer après d'une excuse sur le subject de la mesure du vers, ou de la rime.
Deimier, Acad., p. IIG.
1. Non seulement Malherbe proscrit l'enjambement, mais il ne veut me me pas que le sens reste a suspendu » à la fin d'un vers : L'autre accuse des yeas, l'autre a l'âme iusensée Pour des chevi-uxtiop beaux..
« Suspendu. » (Malherbe, Comment., Diane, I, Contr' Amour.)
CIlAriTRC II