‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 7 sur 125 · LA PLEIADE · texte numérisé non relu

LA PLEIADE

I. — Dignité de la poésie, qui suppose à la fois l'inspiration et l'art, le a génie » et la « doctrine ». (p. 3.)

II. — Le poète doit nourrir son « génie » des œuvres des anciens, mais non les imiter servilement. (p. 4.)

III. — Substitution des grands genres de l'antiquité aux « épisseries » et « drogueries « du moyen âge. (p. 6.)

IV. — Création d'un style poétique, caractérisé par le choix des épithètes, l'abondance des périphrases, comparaisons, descriptions, l'emploi des infinitifs et adjectifs substantivés, etc.. (p. 9.)

V. — « Défense » et w illustration » de la langue française, (p. 11.)

1° (( Défense » de la langue française. Diverses raisons pour lesquelles les écrivains français doivent écrire leurs ouvrages, non eu latin, mais en français.

a) Les langues dérivant toutes de la même source, qui est « la fantaisie des hommes », sont toutes susceptibles des mêmes qualités, (p. II.)

h) Une langue vivante est plus aisée à manier qu'une langue morte, (p. 12.)

1 n)i:i:s lt docm;im.s liti i:r.AiRi:s

c) Raison de jjalriolisme. (p. lo.)

d) La langue Irançaise a des qualités naturelles de régularité, de douceur, de beauté ; ses défauts viennent de ce qu'elle n'a pas été cultivée, (p. 14 )

2° « Illustration » de la langue française. La langue française est pauvre; il faut l'enrichir;

a) En empruntant, mais avec prudence et modération, des mots aux langues étrangères, anciennes ou modernes, (p. 15.)

V) Surtout en puisant aux sources françaises : patois, vieille langue française, langue des artisans, (p. 16.)

c) En créant des mots nouveaux, soit de toutes pièces, soit par provignement,. soit par composition, 'p, 20.

VI. — Versification. — Sur l'emploi de l'alexandrin, sur la rime, lélision de l'e muet final (et même de To et de Tu) devant un mot commençant par une voyelle ou même par une consonne, la césure, l'hiatus, l'enjambement, la forme de la strophe, les prescriptions de la Pléiade ont varié. Assez sévères au début, elles semblent s'étro peu à peu beaucoup relâchées (p. 25.)

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