‹ Idées et doctrines littéraires du 17e siècle (extraits des préfaces, traités et autres ecrits théoriques)Chapitre 70 sur 125 · I. — Nul n'est écrivain s'il n'a reçu du ciel le don · texte numérisé non relu

I. — Nul n'est écrivain s'il n'a reçu du ciel le don

C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur :

DU XVII^ SIÈCLE loi

S'il ne sent point du ciel l'influence secrète, Si son astre en naissant ne Ta formé poète, Dans son génie étroit il est toujours captif : Pour lui Phébus est sourd, et Pégase est rétif.

BoiLEAU, Art poétique, ch. i.

Il y a de certaines choses dont la médiocrité estinsupporlable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public.

La Bruyère, Caractères, des Ouvrages de Vesprit,

Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent, Ouvrier estimé dans un art nécessaire.

Qu'écrivain du commun, et poëte vulgaire. Il est dans tout autre art des degrés différents : On peut avec honneur remplir les seconds rangs ; Mais, dans l'art dangereux de rimer et d'écrire. Il n'est point de degrés du médiocre au pire.

BoiLEAU, Art poétique j ch. IV.

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