C'est Saint-Cyraa qui parle
une force merveilleuse, et il se répand une odeur de piété dans l'ouvrage, qui frappe premièrement Fauteur et ensuite tous ceux qui le lisent.
Fontaine, Mémoires pour servir à (''histoire de Port-Royal, t. 1"=% p. 171-172.
Je sai bien que je n'ai affecté ni les agrémens, ni les curiosités qu'on aime dans le monde, et qu'on pourroit rechercher dans l'Académie françoise. Dieu m'est témoin combien ces ajustemens mont toujours été en horreur ^
Fontaine, Mémoires pour sen-ir à l'histoire de Port-Royal, t. II, p. 510.
II. — Boï^suet. V Sincérité et vérité. Il fant dédaîg-ner les vains ornements de l'éloquence.
Mais pensez, maintenant, mes frères, quelle est l'audace de ceux qui attendent ou exigent même des prédicateurs autre chose que l'Evangile ; qui veulent qu'on leur adoucisse les vérités chrétiennes, ou que, pour les rendre agréables, on y mêle les inventions de l'esprit humain ! Ils pourraient avec la même licence souhaiter de voir violer la sainteté de l'autel, en falsifiant les mystères. Cette pensée vous fait horreur. Mais sachez qu'il y a pareille obligation de traiter en vérité la sainte parole et les mystères sacrés...
Car c'est suivant ces principes, mes sœurs, [que] l'Apôtre enseigne aux prédicateurs qu'ils doivent s'étudier non à se faire renommer par leur éloquence, mais à « se rendre recommandables à la conscience des hommes par la manifestation de la vérité » ; où il leur enseigne deux choses : en quel lieu et par quel moyen ils doivent