I. VOLTAIRE
1° La comédie doit être fine et délicate; elle se gardera de la grosse bouffonnerie. Elle emploiera, suivant la nature des sujets, les vers ou la prose (p. 211).
2" Le ton de la comédie peut parfois s'élever jusqu au pathétique. Mais la tragédie bourgeoise, ou comédie larmoyante, « intrigue tragique entre gens du commun », est un genre faux (p. 213).
3° Il faut étendre le champ de la comédie : « Tout ce qui est dans la nature doit être peint » (p. 217).
TEXTES CITES
Voltaire : L'Enfant prodigue, préface, 1738.
— Prologue de « C Echange », 1747.
— Nanine, préface, 1749,
— Dictionnaire philosophique, art. Art drama-
tique, 1764.
— L'Ecossaise, préface, 1760.
— Les Deux Siècles, 1771.
1° La comédie doit être Une et délicate; elle se g-ardera de la grosse boiiiTonnerie. Elle emploiera, suivant la nature des sujets, les vers ou la prose.
VOLTAIRE
Aimez-vous mieux la sage et grave comédie^ Où ron instruit toujours, où jamais on ne rit, Où Sénèque et Montaigne étalent leur esprit, Où le public enfin bat des mains et s'ennuie ?