SAINTE-BEUVE
1° Le point de départ de la critique de Sainte-Beuve : la m critique humaniste ». (P. 328.)
2° Le critique doit être un poète. (P. 329.)
3° Le critique « réfléchit et comprend » toutes les œuvres, et les explique. Sa qualité essentielle est l'intelligence. (P. 330.)
4° Pour comprendre une œuvre, il faut étudier la vie et le caractère de l'écrivain, surprendre l'éveil de sa vocation, déterminer sa faculté maîtresse. (P. 332.)
5° Utilité de l'histoire et des enquêtes historiques dans la critique littéraire. (P. 335.)
6° Le critique doit savoir distinguer les diverses familles d'esprits. (Ébauche de la théorie de l'histoire naturelle des esprits.) (P. 336.)
TEXTES CITES
Vie, poésies et pensées de Joseph Delorme, 1829. Histoire de Port-Royal, 1er volume, 1840; 2e vol., 1842. Portraits contemporains, 3 vol., 1846.
Chateaubriand et son groupe littéraire, 1860.
1° Le point de départ de la critique de Sainte- Beuve. La « critique humaniste ».
Un peu de chaque chose et rien de l'ensemble, à la française : telle était la devise de Montaigne et telle est aussi la devise de la critique française. Nous ne sommes pas synthétiques, comme diraient les Allemands; le mot même n'est pas français. L'imagination de détail nous suffit. Montaigne, La Fontaine, madame de Sévigné sont volon-
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tiers nos livres de chevet. Cette critique française, dans sa pureté, roulait sur un petit nombre de noms heureux parmi les Anciens; mais c'étaient les auteurs les plus à portée de tou*, les plus faciles, ceux qui sont le plus faits pour orner les mœurs et embellir l'usage de la vie. Tout le fonds de la critique littéraire française, en ce qui concerne l'Antiquité, se résumerait en un petit nombre de volumes qui ont peu à peu formé comme notre rhétorique... Là se trouvent toutes les citations, les souvenirs d'Horace, de Virgile, d'Homère1, qui devaient orner la mémoire et composer le trésor d'un homme de goût fidèle à l'esprit français. 11 en résultait une sorte de circulation courante à l'usage des gens instruits. J'avoue ma faiblesse : nous sommes devenus bien plus forts dans la dissertation érudite, mais j'aurai un éternel regret pour cette moyenne et plus libre habitude littéraire, qui laissait à l'imagination tout son espace et à l'esprit tout son jeu; qui formait une atmosphère saine et facile, où le talent respirait et se mouvait à son gré : cette atmosphère-là je ne la retrouve plus, et je la regrette.
Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire, leçon 13e.
2° Le critique doit être un poète.
Le plus beau rôle pour le critique, c'est quand il ne se tient pas uniquement sur la défensive, et que, dénonçant les faux succès, il ne sait pas moins discerner et promouvoir les légitimes. C'est pour cela qu'il est mieux qu'il y ait dans le critique un poète : un poète a le sentiment plus vif des beautés, et il hésite moins aies maintenir. Boileau, en cette matière, se trompera moins que Johnson ou que Jeffries. On l'a dit très judicieusement : « La vraie touche des esprits, c'est l'examen d'un nouvel auteur; et celui
1. Pas assez «l'Homère pourtant, c'était le côté faible : on ne remontait pas assez à la première et à la plus grande originalité poétique naturelle.
qui le lit se met à l'épreuve plus qu'il ne l'y met4. » Il ne s'agit pas, quand un nouvel écrivain paraît qui est homme de génie, même avec des défauts, il ne s'agit pas de venir dire : C'est assez bien et de faire ce qu'on peut appeler une cote mal taillée des beautés et des défauts, comme fit l'Institut dans ce fameux Rapport sur le Génie du Christianisme, comme fit l'Académie pour le Cid. « C'est un grand signe de médiocrité que de louer toujours modérément, » a dit Vauvenargues. 11 faut savoir à première vue marquer le cran...
Le vrai critique devance le public, le dirige et le guide ; et si le public s'égare et se fourvoie (ce qui lui arrive souvent), le critique tient bon dans l'orage et s'écrie à haute voix : Ils y reviendront.
Le critique n'a pas toujours de ces bonnes fortunes et de ces glorieuses occasions. Quand elles se présentent et qu'il est habile à les saisir, cela l'illustre à jamais, comme une belle guérison illustre un médecin.
Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire, 21e leçon.
3° Le critique « réfléchit et comprend » toutes les œuvres, et les explique. Sa qualité essentielle est Fintellig-ence.
L'esprit critique est de sa nature facile, insinuant, mobile et compréhensif. C'est une grande et limpide rivière qui serpente et se déroule autour des œuvres et des" monuments de la poésie, comme autour des rochers, des forteresses, des coteaux tapissés de vignobles, et des vallées touffues qui bordent ses rives. Tandis que chacun de ces objets du paysage reste fixe en son lieu et s'inquiète peu des autres, que la tour féodale dédaigne le vallon, et que le vallon ignore le coteau, la rivière va de l'un à l'autre, les baigne sans les déchirer, les embrasse d'une eau vive
1, Mademoiselle de Gournay.
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et courante, les comprend, les réfléchit, et, lorsque le voyageur est curieux de connaître et de visiter ces sites variés, elle le prend dans une barque ; elle le porte sans secousse, et lui développe successivement tout le spectacle changeant de son cours.
Sainte-Beuve, Vie, poésies et pensées de Joseph Deiorme, Pensée XVII.
C'est une chose bien remarquable, comme en avançant dans la vie et en se laissant faire avec simplicité, on apprécie à mesure davantage un plus grand nombre d'êtres et d'objets, d'individus et d'ceuvres, qui nous avaient semblé d'abord manquer à certaines conditions, proclamées par nous indispensables, dans la ferveur des premiers systèmes. Les ressources de la création, que ce soit Dieu qui crée dans la nature, ou l'homme qui crée dans l'art, sont si complexes et si mystérieuses, que toujours, en cherchant bien, quelque composé nouveau vient déjouer nos formules et troubler nos méthodiques arrangements. C'est une fleur, une plante qui ne rentre pas dans les familles décrites; c'est un poète que nos poétiques n'admettaient pas. Le jour où Ton comprend enfin ce poète, cette fleur de plus, où elle existe pour nous dans le monde environnant, où Ton saisit sa convenance, son liatmonie avec les choses, sa beauté que l'inattention légère ou je ne sais quelle prévention nous avait voilée jusque-là, ce jour est doux et fructueux; ce n'est pas un jour perdu entre nos jours; ce qui s'étend ainsi de notre part en estime mieux distribuée n'est pas nécessairement ravi pour cela à ce que les admirations anciennes ont de supérieur et d'inacce.-sible. Les statues qu'on adorait ne sont pas moins hautes, parce que des rosiers qui embaument, et des touffes épanouies dont l'odeur fait rêver, nous en déroberont la base.
Sainte-Beuve, Portraits contemporains, Madame Desbordes-Valmore, 1833.
4° Pour comprendre une œuvre, il faut connaître l'homme qui l'a produite, tracer la biographie de son âme, surprendre l'éveil de sa vocation, déterminer sa faculté maîtresse.
En fait de critique et d'histoire littéraire, il n'est point, ce me semble, de lecture plus récréante, plus délectable, et à la fois plus féconde en enseignements de toute espèce, que les biographies bien faites des grands hommes : non pas ces biographies minces et sèches, ces notices exiguës et précieuses, où l'écrivain a la pensée de briller, et dont chaque paragraphe est effilé en épigramme; mais de larges, copieuses et parfois même diffuses histoires de l'homme et de ses œuvres : entrer en son auteur, s'y installer, le produire sous ses aspects divers; le faire vivre, se mouvoir et parler, comme il a dû faire; le suivre en son intérieur et dans ses mœurs domestiques aussi avant que l'on peut; le rattacher par tous les côtés à cette terre, à cette existence réelle, à ces habitudes de chaque jour, dont les grands hommes ne dépendent pas moins que nous autres, fond véritable sur lequel ils ont pied, d'où ils partent pour s'élever quelque temps et où ils retombent sans cesse...
... Le point essentiel dans une vie de grand écrivain, de grand poète, est celui-ci : saisir, embrasser et analyser tout l'homme au moment où, par un concours plus ou moins lent ou facile, son génie, son éducation et les circonstances se sont accordés de telle sorte, qu'il ait enfanté son premier chef-d'œuvre. Si vous comprenez le poète à ce moment critique, si vous dénouez ce nœud auquel tout en lui se liera désormais, si vous trouvez, pour ainsi dire, la clef de cet anneau mystérieux, moitié de fer, moitié de diamant, qui rattache sa seconde existence, radieuse, éblouissante et solennelle, à son existence première, obscure, refoulée, solitaire et dont plus d'une fois il voudrait dévorer la mémoire, alors on peut dire de vous que vous possédez à fond et que vous savez votre poète; vous avez
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franchi avec lui les régions ténébreuses, comme Dante et Virgile; vous êtes digne de l'accompagner sans fatigue et comme de plain-pied à travers ses autres merveilles. De René au dernier ouvrage de M. de Chateaubriand, des premières Méditations à tout ce que pourra créer jamais M. de Lamartine, (VAndromaque à At'ialie, du Cid à Nicomède, l'imitation est facile : on tient à la main le fil conducteur, il ne s'agit plus que de le dérouler.
On se conduira avec Port-Royal comme avec un personnage unique dont on écrirait la biographie; tant qu'il n'est pas formé encore, et que chaque jour lui apporte quelque chose d'essentiel, on ne le quitte guère, on le suit pas à pas dans la succession décisive des événements ; dès qu'il est homme, on agit plus librement envers lui, et, dans ce jeu où il est avec les choses, on se permet parfois de les aller considérer en elles-mêmes, pour le retrouver ensuite et le revenir mesurer. Littérature, morale, théologie environnante, ce sera un vaste champ, où, passé un certain moment de notre récit, nous aurons sans cesse à entrer; le Port-Royal, devenu homme fait, nous y induira fréquemment.
Sainte-Beuve, Port-Royal, livre I, ch. i.
J'aime à saisir le premier éveil d'une vocation, le déchiffrement de l'instinct. Il y en a qui ont nié ce jeu de la faculté première : « Mon ami sir Josué Reynolds, dit Gibbon (dont le nom se lie par plus d'un rapport à celui de Tillemont), — Reynolds, d'après son oracle, le docteur Johnson, nie qu'il existe un génie prétendu naturel, une disposition de l'esprit reçue de la nature pour un art ou une science plutôt que pour une autre. Sans m'engager dans une dispute métaphysique ou plutôt de mots, je sais par expérience que, dès ma première jeunesse, j'aspirai à la qualité d'historien... » Comment un critique biographe comme Johnson, et un peintre de portraits comme Reynolds, ont-ils pu nier cette diversité originelle qui désigne chaque individu marquant, et qui est l'âme de chaque
physionomie ? Malebranche, qui avait commencé par s'appliquer à l'histoire ecclésiastique, et qui n'y avait que du dégoût, ouvre un jour par hasard le livre de V Homme de Descartes, et ne le quitte plus : le voilà métaphysicien pour la vie.
Sainte-Beuve, Port-Royal, livre IV, ch. v.
Ceux même qui ont un trait singulier dominant, presque excessif, et qu'on désigne d'abord par là, s'ils sont vraiment grands, y unissent, y subordonnent et groupent à l'entour toutes les qualités diverses qu'ils ont à des degrés moindres, mais pourtant éminents encore. Quand on n'a pas l'expérience directe des hommes, et qu'on ne connaît les plus distingués que par les aspects principaux et de loin, on est tout surpris, si ensuite on les aborde, de les trouver si différents, par d'autres côtés, de ce qu'on se figurait, et plus complets d'ordinaire. Celui qu'on ne se peignait que par les grands coups d'une imagination souveraine qui éclate dans ses écrits, on est tout surpris (à causer avec lui) de lui trouver, en sus et d'abord, tant de sens, de suite judicieuse. Celui qu'on voyait dans ses poésies tout mélancolique et tendre, ou pathétique au théâtre, et qui l'est sincèrement, on est étonné de le rencontrer ferme et net au commerce de la vie, spirituel ou même mordant. Boileau ne disait-il pas à Racine : « Si vous vous mêliez de satire, vous seriez plus méchant que moi. » Bref, les hommes marquants et qualifiés d'un beau don, pour être véritablement distingués et surtout grands, pour ne pas être de sublimes automates et des maniaques de génie, doivent avoir et ont le plus souvent les autres qualités humaines, non seulement moyennes, mais supérieures encore. Seulement s'ils ont une qualité décidément dominante, le reste s'adosse à l'entour et comme au pied de cette qualité. De loin et du premier coup d'œil on va droit à celle-ci, à leur cime, à leur clocher, pour ainsi dire : c'est comme une ville dont on ne savait que le lointain; en s'approchant et en y entrant, on
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voit les rues, et ce qui est véritablement la résidence ordinaire.
Sainte-Beuve, Port-Royal, livre Ier, ch. x.
o° L'utilité de l'histoire et des enquêtes historiques dans la critique littéraire.
La grande division qui séparerait naturellement cette histoire des journaux français en deux tomberait à 89 : histoire des journaux avant la révolution, et depuis. Cette dernière partie, pour être plus rapprochée et pour n'embrasser que cinquante ans, ne serait pas, on le conçoit, la moins immense. Mais même pour la première, on ne s'imagine pas, si l'on n'y a sondé directement par places, l'immensité et la multiplicité de ce qu'elle aurait à embrasser dans l'intervalle de cent vingt-quatre ans, depuis 1665, date de la fondation du Journal des Savants, jusqu'en 89. L'utilité et le jour qui en rejailliraient pour l'appréciation littéraire des époques qui semblent épuisées, ne paraissent point avoir été sentis. Dans l'histoire qu'on a tracée jusqu'à présent de la littérature des deux derniers siècles, on ne s'est pris qu'à des œuvres éminentes, à des monuments en vue, à de plus ou moins grands noms : les intervalles de ces noms, on les a comblés avec des aperçus rapides, spirituels, mais vagues et souvent inexacts. On a trop fait avec ces deux siècles, comme le touriste de qualité qui, dans un voyage en Suisse, va droit au Mont- Blanc, puis dans l'Oberland, puis au Bighi, et qui ne décrit et ne veut connaître le pays que par ces glorieux sommets.
Le plain-pied moyen des intervalles n'a pas été exactement relevé, et on ne l'atteint que par cette immense et variée surface que présente la littérature des journaux.
Il y a en ce sens une carte du pays à faire, qui, à l'exemple de ces bonnes cartes géographiques, marquerait la hauteur
relative et le degré de relèvement des monts par rapport à ce terrain intermédiaire et continu.
Sainte-Beuve, Portraits contemporains , t. III, Sur les Journaux chez les Romains , par M. J.-V. Le Clerc, 1839.
6° Le critique doit savoir distinguer les diverses familles d'esprits. (Ébauche de la théorie de l'histoire naturelle des esprits.)
Qu'il en soit du monde moral commeil en est aujourd'hui de l'univers et du ciel physique. Les physiciens, les astronomes, les navigateurs observent et notent à chaque instant les variations de l'atmosphère, la latitude, les étoiles. Ces observations multipliées s'enchaînent, et leur ensemble sert à découvrir ou à vérifier des lois. Faisons quelque chose d'analogue dans le monde de l'esprit et de la société. Bien des détails précieux qui échapperaient, si on ne les saisissait au passage, et qui ne se retrouveraient plus, sont ainsi fixés et pourront fournir d'imprévues conclusions à nos neveux...
Sainte-Beuve, Portraits contemporains, tome I, Chateaubriand, 1834.
Savoir bien lire un livre en le jugeant chemin faisant, et sans cesser de le goûter, c'est presque tout l'art du critique. Cet art consiste encore à comparer et à bien prendre ses points de comparaison : ainsi, à côté à'Atala, lire Paul et Virginie et Manon Lescaut; — à côté de René, lire Obermann ei le Lépreux; — à côté des Martyrs, lire C Odyssée, Télémaque, et Milton. Faites cela et laissez-vous faire. Le jugement résultera tout naturellement en vous et se formera de votre impression même.
Le principal mérite d'un guide en matière de goût est de bien choisir ses points et de mettre chacun à même de juger comme lui.
Sainte-Beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire, tome I, 9e leçon.
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Les familles véritables et naturelles des hommes ne sont pas si nombreuses ; quand on a un peu observé de ce côté et opéré sur des quantités suffisantes, on reconnaît combien les natures diverses d'esprits, d'organisations, se rapportent à certains types, à certains chefs principaux. Tel contemporain notable qu'on a bien vu et compris, vous explique et vous pose toute une série de morts, du moment que la réelle ressemblance entre eux vous est manifeste et que certains caractères de famille ont saisi le regard. C'est absolument comme en botanique pour les plantes, en zoologie pour les espèces animales. Il y a l'histoire naturelle morale, la méthode (à peine ébauchée) des familles naturelles d'esprits. Un individu bien observé se rapporte vite à l'espèce qu'on n'a vue que de loin, et l'éclairé.
Sainte-Beuve, Port-Royal, livre I, ch. n.
INDEX
Allemagne. — Il faut imiter sa littérature, 25-28, 30, 35-38, 162-166.
Art. — Vest pas la nature, 55.
— Suppose le choix, 56. — N'a pas pour objet d'arracher des larmes, 57-59. — Est la vérité choisie. 140-141. — Art pour l'art (théorie de 1'), 151-159.
Autonomie de l'art, 152-156.
— A pour objet la beauté pure, 156-158. — Doit rechercher la forme impeccable, 158-
Balzac, 251-266.
Barante (de), 277-279.
Baudelaire, 155.
Chateaubriand, 53-86.
Chénier (André), 106-112, 147.
Classiques (littératures) opposées aux littératures romantiques, 19-2'i, 90-91. — Ne sont pas populaires ni nationales, 23. — Ne peuvent plaire aux modernes, 90.
Comédie. — Doit être philoso-
phique, 40. — Historique, 194-
Constant (Benjamin), 161-166, 233-234.
Couleur locale, 166, 218, 231.
Cousin, 267-272.
Critique. — Doit être une description animée des chefsd'œuvre, 46. — Doit s'attacher aux beautés, non aux défauts, 79. — A pour rôle de dégager les règles, 307. — Doit montrer les rapports entre le milieu et les œuvres, 309-310. — Doit s'élargir par 1 étude des mœurs, 312. — Doit juger dogmatiquement, 317-318. — Doit se soucier des opinions morales, 320. — Critique de fantaisie, 323. — Doit se taire devant le génie, 325-327. — Critique humaniste, 328. — Le critique doit être un poète, 329.
— Doit réfléchir les œuvres, 330-331 . — Doit expliquer l'œuvre par l'auteur, 332-334.
INDEX
— Doit distinguer les familles d'esprit, 336.
Delavigne, 206-208.
Deschamps (Emile), 94-95, 146, 147, 218.
Desprès, 92-94.
Drame. — Historique, 193. — Drame romantique supprime les unités, 210-212. — Est un tableau large de la vie, 212. — Mêle le sublime et le grotesque, 214-217. — Peint des caractères complexes et individuels, 217. — Doit contenir une philosophie, 218-220. — Doit avoir un style varié, 221.
— Doit, non réfléchir, mais concentrer le réel, 222. — Doit conserver le vers, 223- 225. — Le drame romantique critiqué. 228-232. — Le drame doit être conforme au bon sens, 228-231.
Dumas (père), 214-218.
Eloquence chrétienne plus morale que celle des anciens, 80.
Epopée. — 71-76.
Gautier (Théophile), 153, 154, 155, 156-160.
Goût. — Universel dans ses principes généraux, variable dans ses prescriptions de détail, 3-5. Opposé au génie, 5. — Résulte de la connaissance de l'art et des règles, 303-306. — Est le sentiment des convenances, 305.
Guinguené, 309-310.
Guiraud, 96-98.
Guizot, 169-173,273-276.
Histoire. — Doit embrasser tous les faits, 81. — Doit être descriptive, 83. — Doit s'attacher à la vie morale, 85. — Doit dégager le sens des faits, 268.
— Doit décrire la terre, 269-
294. — Doit découvrir l'idée que représente chaque peuple, 270. — Doit peindre les grands hommes, 271, 297. — Doit s'attacher aux faits généraux, 274-276. — Etre narrative et colorée, 277-278, 284-288. — Doit s'abstenir de juger, 278.
— Œuvre de science et d'art, 281. — Doit se défier de la synthèse et de l'intuition, 282.
— Doit bien rendre la couleur des époques, 289. — Résurrection de la vie intégrale, 292- 293. — Doit s'appuyer sur les pièces d'archives, 293. — L'historien doit se mettre tout entier dans son œuvre, 297-298. — Doit s'effacer de son œuvre, 300,
— Doit être surtout intelligent plutôt qu'artiste, 300-301.
Homère comparé à Ossian, 21.
— A la Bible, 67-71.
Hugo, 98-100, 113-124, 152, 210- 212, 214-217, 218, 219, 220, 222- 225, 239-240, 324-327.
Imitation des anciens, 107. — De la forme des anciens, 108-
La Harpe, 303-308.
Lamartine, 125-133.
Lebrun, 199-203.
Lemercier, 190-198.
Littérature. — Déterminée par les institutions politiques et les lois, 8, 10-14.
Manzoni, 182-189.
Mélange. — Du tragique et du comique, 186-187. — Des genres, 196-198. - Du sublime et du grotesque, 214-217.
Mélodrame, 226-227.
Merveilleux, chrétien supérieur au merveilleux païen, 71- 74. — Convient seul dans un sujet moderne, 74-76.
INDEX
Michelet, 291-298.
Moi. — Matière de l'art, 55. — Peinture du moi caractérise le romantisme, 96.
Musset, 102-105, 142-145, 154.
Nisard, 315-319.
Nodier, 100-102, 226-227.
Ossian, 19. — Opposé à Homère, 21 — Eloge dOssian, 127.
Perfectibilité de l'esprit humain, 14-18.
Poésie. — Ne consiste pas dans la versification, mais dans l'audace et l'enthousiasme, 42-45.
— Doit venir du cœur, 110-