Matth, cap. xvm, v
Et ayant pris un petit enfant, il l'assit au milieu d'eux, et l'ayant embrassé, il leur dit :
« Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant me reçoit *. »
Lorsque la veuve d'Hector dit à Céphise, dans Racine :
Qu'il ait de ses aïeux un souvenir modeste : Il est du sang d'Hector, mais il en est le reste,
qui ne reconnaît la chrétienne? C'est le deposuit potentes de sede. L'antiquité ne parle pas de la sorte, car elle n'imite que les sentiments naturels : or, les sentiments exprimés dans ces vers de Racine ne sont point purement dans la nature; ils contredisent au contraire la voix du cœur. Hector ne conseille point à son fils d'avoir de ses aïeux un souvenir modeste; en élevant Astyanax vers le ciel, il s'écrie ;
« 0 Jupiter, et vous tous, dieux de l'Olympe, que mon fils règne, comme moi, sur Ilion; faites qu'il obtienne l'empire entre les guerriers ; qu'en le voyant revenir chargé des dépouilles de l'ennemi, on s'écrie : Celui-ci est encore plus vaillant que son père! »
Enée dit à Ascagne :
. . . . Et te, animo repetentem exempla tuorum, Et pater iEneas, et avunculus excitet Hector2.
A la vérité l'Andromaque moderne s'exprime à peu près comme Virgile sur les aïeux d'Astyanax. Mais après ce vers :
Dis-lui par quels exploits leurs noms ont éclaté,
elle ajoute :
Plutôt ce qu'ils ont fait que ce qu'ils ont été.
Or, de tels préceptes sont directement opposés au cri de l'orgueil : on y voit la nature corrigée, la nature plus