‹ Idées et plans pour la méditation et pour la prédicationChapitre 9 sur 17 · U CONNAISSANCE DE JÉSDS-CHRIST · texte numérisé non relu

U CONNAISSANCE DE JÉSDS-CHRIST

C'est pourquoi Jésus-Christ dit : Mon Père et moi nous ne sommes qu'un (Joan. x, 50); mon Père opère

toujours et j'opère avec lui {Id. v, 17). Tout ce qu'a mon Père est à moi (W. xvi, 15). Je suis venu pour accomplir la volonté de mon Père (Joan. vi, 38). Qui me voit yoit le Père (Joan., xiv, 9).

Cette union avec son Père, immanente à son âme humaine, s'entretient dans sa vie terrestre, d'un côté par la prière : ascendit in montem solus orare ; de l'autre^par des actes toujours conformes à sa sainte volonté, et qui ne tendent qu'à sa gloire.

2" Rapport de la divinité en Jésus-Clirist avec son humanité, où comme dit l'Apôtre (Coloss. u, 9), elle habite corporellement.

L^âme humaine de la personne de Jésus4]!hrist, toute pénétrée de l'amour divin, et n'étant que l'instrument de ses effusions, est le modèle de la ciiarité.

L'esprit humain du Sauveur, tout illuminé des lumières de l'Ësprit divin, et participant à la science infinie, est le modèle du vrai savant.

Le corps de l'Homme Dieu, tout rempli de la divinité qui y habite, insh imient pariait et expression pure de ses manifestations en ce monde, est le modèle de l'homme dans le gouvernement de son corps.

Voyons comment nous pouvons nous conformer à ce divin modèle.

L'âme de l'homme, créée par Dieu, et ainsi distincte

de Dieu par sa substance, n'est unie naturellement à Dieu que comme l'effet l'est à sa cause, ce qui est piCopre à toutes les créatures; mais en outre, faite à sa

m CINQUIÈMË SÉIUË.

ressemblance, elle lui est encore unie comme l'image à son modèle.

Cependant Dieu par sa grâce, et tel a été le but de riucarnation du Verbe, Ta appelée à une union plus intime avec Lui par la participation à sa propre vie en Jésus-Christ, à ce point que, selon Tapotre saint Pierre (II Pet. i, 4), elle peut devenir consors divinx naturx.

Mais pour cela il faut qu'à l'exemple de Jésus- Christ, l'homme se tourne sans cesse vers Dieu par la prière et par ses actes.

Par la prière, qui le met eu conversation avec le ciel : Nostra canversatio in ccdis estj dit saint Paul (Philip, m, 20).

Or, la prière a trois degrés. Elle est d'abord épurative^ par les efforts de Tàme pour s'abstraire des choses terrestres, afin de se recueillir en soi, et de diriger, d'élever son désir et sa pensée, tout 1 élan de sa vie, vers ce qui est éternel.

Elle devient illuminative, par la méditation assidue de la parole divine et des éternelles vérités qu'elle lui révèle.

Et enfin, elle devient unitive ou affective, par l'amour divin excité en ello, et qui la pénètre de son rayon, l'éclairé de sa lumière et l'embrase de son ardeur.

Mais la prière ne suffit pas, il faut que l'action s'y

joigne, et que la foi se réalise par les œuvres.

Il faut donc qu'à l'exemple de Jésus-Christ, le chrétien ne fasse rien ([u'en vue de Dieu et pour sa gloire. « Quoi que vous fassiez, dit saint Paul, que vous mangiez, que vous buviez, que ce soit pour la gloire de Dieu » (I Cor. x,51).

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