LE CHRIST DU CORRÈGE
pensée de représenter Jésus assis sur l’Iris ce qui explique les tons surnaturels que présentent plusieurs de ces charmantes petites figures. 11 y a beaucoup de repentirs dans les bras et les mains du Christ.
A dire vrai les têtes seules des Anges me semblent dignes du peintre de S.' Jérôme et de la Madonne alla Scodella, et c’est à Parme seulement, que l’on peut juger le Corrège, la gravure le trahit.
Cette copie sur porcelaine, ainsi qu’une Thétis de ma composition se voyent à Genève dans la Galerie de M.' Bernard Saint-Ours, ce généreux citoyen a le soin patriotique de faire une collection des ouvrages des peintres de Genève. On ne saurait assez louer le noble emploi qu’il sait faire d’une belle fortune.
Henri IV.
Bien que le titre de mon petit livre mt m’autorise pas trop à parler d’autres tableaux que de ceux que j’ai copiés en Italie, je ne puis m’empêcher de dire un mot de l’entrée de Henri IV dans Paris de Gérard. J’ai eu l’avantage unique dans ma vie, de copier ce chefd’œuvre sous la direction immédiate du célèbre auteur qui m’honora de son amitié.
Ce tableau est digne en tous points, de l’immense réputation dont a joui ce grand peintre; et y a sans doute contribué.
Après avoir fait la Psyché, chef-d’œuvre dans le genre de la peinture grecque et l’une des plus belles productions des temps modèrnes, Gérard a demandé à son génie tout ce qu’il y a de plus opposé en peinture ; c’est-à-dire la
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bataille d’Âusterlitz, et l’entrée d’Henri IV. Bientôt les pendantifs de S.** Geneviève seront découverts, et couronneront la gloire de ce grand maître. François Gérard était né à Rome.
Un des heureux hasard de ma carrière m’ayant fait vivre presque dans l'intimité des artistes les plus remarquables du siècle de Napoléon , je travaille depuis 20 ans à une histoire des arts en France et en Italie de 1800 à 1840.