FRA ANGELICO DE FIESOLE
de plusieurs tôles du Pérugin, et d’Andrô de! Sarto. Voilà ce qu’on ne saurait trop étudier chez ce grand maître. L’homme né pour les arts ne peut revenir de son étonnement quand il songe que Fra Ângelico vécut 100 ans avant Raphaël. Jusqu’où ne fut il point arrivé, s’il eut parô dans le siècle de ce grand homme, à répoque où l’étude de l’antique avait fait déserter la maigreur qui dominait dans les formes, en 1490. Jusqu’où ne fut il pas arrivé s’il eut pû voir les peintres de Venise qui par la magie de la couleur montrèrent ce que l’art pouvait acquérir sous le rapport du relief, et du modelé.
Le voyageur qui commence à devoir des sensations à la peinture, doit chercher les ou-> vrages du Beato Angelico. La miniature que l’on est forcé à regarder de près, a quelque chose d’intime qui repousse l’ennui.
Raphaël n’a point égalé certaines têtes de Fra Angelico.