I.e, Christ de Raphaël, j’en ai parlé
Le chef-d’œuvre de cette Galerie du moins pour les tableaux italiens , était sans contredit la Vierge au trône, attribuée au Titien. Quant à moi je suis bien loin de jurer que ce tableau appartienne au Titien. A la vérité il est difficile de porter plus loin la vérité du coloris, et le brillant des teintes; et malgré ces qualités, le tableau ne perd rien de son harmonie. C’est un chef-d’œuvre en ce genre.
Une autre gloire du C.*‘ Fesch c’étaient de superbes fragments de fresques détachés du mur et peints par Sébastien del Piombo. Le caractère du dessein, offre tout le génie de Michel- Ange. Il ne faut les envisager que sous ce rapport, le coloris est presque détruit.
(iALERlE FESCH.
C’est l’exemple que je montrerais pour faire comprendre à un nouvel arrivant, le mot grandiose que beaucoup de voyageurs employent pour indiquer les peintures serieuses et d'une grande dimension.
Ce qui dénoté le plus vite le manque d’esprit, chez un nouveaux débarqué à Rome, c’est l’abus des grands mots.
Admirables têtes d’enfans dessinées par Léonard de Vinci, on dit que ce sont les enfans de Ludovic Sforce.
Je ne parlerai pas des tableaux flamans peu goûtés en Italie ; la laideur de la forme des os de la tête repousse. Rappeliez vous l’effet du nain de Charles V au Musée du Louvre. La Galerie Fesch avait un admirable portrait du Cardinal de Richelieu par Philippe de Champagne. En 1841 les meilleurs tableaux iront à Ajacio, les autres à Lyon.