MIRACLE DE BOLSÈNE
Si l’on employé une bonne loupe , on se convaincra qu’il n’existe d’original que le seul pilastre à gauche do spectateur avec sa base. La transparence de la couleur annonce l’Ecole de Raphaël ; ce pilastre est à bon fresque.
Parmi les personnages qui assistent à la messe, on trouvera une quantité de restaurations, et entre autres une tête repeinte en entier.
Vers la partie inférieure, dans la figure de cette femme qui embrasse son enfant, le crépi se séparé du mur, et menace de tomber.
Héliodork chassé du Temple.
Ces êtres surnaturels qui frappent les voleurs chargés des dépôts appartenant aux veuves, sont de la main de Raphaël.
Jules Romain a peint comme de coutume, les accessoires et de plus la figure à cheval. Un tuyau de cheminée qui passe dans le mur a causé de- grands dommages à cette fresque.
Si, l’œil placé contre le jambage gauche de la porte, on regarde la surface de cette peinture, on reconnaîtra que le crépi s’éloigne du mur à l'endroit du bras qui tient un fouet.
Ici le Maratte plaça de longs clous de fer et remplit, dit-on, la cavité qui s’était formée entre le mur et le crépi avec un mélangé ou entrait du bitume.
ai4 HÉLIODORE CHASSÉ Dl TEMPLE.
Lo groupt; de Jules II est de Raphaël, les femmes et les cnfans placés tout prés de sa sainteté, me semblent d’un peintre élève ou admirateur du Corrège ; quelques connaisseurs attribuent ces flgures à Pietro Lucci de Feltre, élève du Giorgion. Lucci enleva sa maîtresse à ce grand peintre qui en mourut de douleur ; on voit que Giorgion était un être singulier dans le genre de Léopold Robert. C’est un pénible fardeau que d’avoir une âme, à la vérité cet inconvénient fort rare parmi les artistes, donne la chance de laisser des chefs-d’œuvres. Mais l’on ne sait pas faire la cour aux puissans, et l’on ne réunit pas douze croix de diverses nuances. Voyez le Dominiquin, voyez Prudhon.
Le pied de cette femme à genoux dont la draperie est bleu de ciel, n’est pas du môme style que le reste de la figure. Le dessein de cette figure fait par Raphaël, .se voit dans la collection de ce Prince ami des arts, et qui mieux est de la justice, S. A. I. et R. le Grand- Duc de Toscane.
Délivrance de S.‘ Pierre.
Cette fresque m’a donné beaucoup de peine lorsque je l’ai mise sur porcelaine. Certains détails sont fort dilKciles à voir; le tableau a lieaucoup souffert surtout vers le centre, qui représente la prison de l’Apôtre.
Le profil de S.' Pierre, fort laid, celui de l’Ange libérateur et l’une des mains du prisonnier sont retouchées. J’ai remarqué une lézarde dans le mur fabriqué des matériaux les plus communs.
Le disque de la lune a été peint dans un cercle tracé en entier sur le crépi. Plusieurs pieds des figures à gauclie du spectateur, sont tout à fait négligés.
Dispcte DD S.' Sacrement.
Ce premier des ouvrages peints par Raphaël au Vatican, me semble aussi le meilleur. En 1508^, il se battait pour sa gloire ; nous voyons souvent en France, la première œuvre d’un littérateur ou d’un artiste rester aussi la meilleure. Rappeliez-vous le Prisonnier de Délia Maria.
Raphaël en l.'iOS n’avait fait encore que la Jardinière que l’on voit à Paris ; car je ne regarde pas comme fort importantes ces petites peintures qui ne doivent leur immortalité que aux chefs-d’œuvres créés après 1508.
Une fente dans le mur traverse toute la flgure du Christ. Le crépi menace tout à fait de tomber à côté du cercle dont le milieu est occupé par le S.' Esprit.