LES HAUTS GRADES
Dans son savant travail sur les origines du grade de maître, le comte Goblet d'Alviella montre qu'au début du xvm e siècle,
il n'y avait pour les maçons spéculatifs qu'une seule cérémonie d'initiation, un seul degré; après la formation de la grande loge de Londres, en 1717, on organisa deux degrés en rétablissant sur de nouvelles bases le grade d'apprenti; un troisième degré s'introduisit et se propagea graduellement à partir de 1725; l'existence de trois degrés fut seulement sanctionnée par la grande loge en 1738 et elle n'était pas encore universellement acceptée en Angleterre en 1757.
Vers le milieu du xvm e siècle se place l'introduction des hauts grades. Ici se présentent plusieurs problèmes historiques qui n'ont point encore été résolus de manière satisfaisante. L'invention des hauts grades a été attribuée par de nombreux écrivains à André-Michel Ramsay; il a été suggéré que le but était de travailler au rétablissement des Stuarts; les hauts grades eux-mêmes ont été approuvés par les uns et violemment critiqués par d'autres.
Un historien de la maçonnerie, Findel, qui s'est toujours montré l'adversaire des hauts grades, donne une des versions relatives à leur origine. Selon lui, les partisans du prétendant Jacques-François-Édouard Stuart avaient constaté combien il serait difficile de faire pénétrer l'élément politique dans la maçonnerie d'Angleterre et d'Ecosse et, pour parer à la difficulté, ils avaient combiné le plan qui devait réunir dans les hauts grades tous les fidèles partisans de la famille royale proscrite. Le terrain le plus favorable à l'exécution de semblable projet était la France ou plutôt Paris. Ramsay occupait, dans une loge de cette ville, les fonctions d'orateur. « Lors donc, écrit Findel, qu'une propagande secrète eût convenablement préparé l'entreprise, Ramsay ménagea adroitement dans ses discours l'introduction des hauts grades, dont les développements, dus aussi peut-être à d'autres influences amenèrent des résultats imprévus et probablement différents de ceux que l'on s'était proposés... En 1742, cette prétendue maçonnerie écossaise fut introduite en Allemagne, d'après un rituel offrant beaucoup de ressemblance avec
celui qui fut publié à Lille en 1749 et 1750; en 1743, selon Thory, les maçons de Lyon établirent, sous le nom de Petit Élu, le grade de Kadosch, qui représente la vengeance des Templiers. »
D'autres écrivains entrent dans des détails 6ur l'action de Ramsay et sur le rôle maçonnique du Jeune Prétendant, fils de Jacques -François-Edouard Stuart, et de ses partisans. Us invoquent le discours que Ramsay prononça, en 1787, et dans lequel il attribua la création de la franc-maçonnerie aux croisés, faisant valoir que, depuis les guerres saintes, les loges n'avaient cessé d'être prospères en Ecosse, et aboutissant à la conclusion qu'il importait de ramener l'institution à son organisation première ; ils affirment qu'il introduisit un rit comprenant sept grades et ils l'accusent d'avoir voulu substituer au régime de fraternité l'organisation d'un ordre de chevalerie. Les écrivains dont nous parlons, soutiennent que le Jeune Prétendant créa, en 1747, le rit des Écossais fidèles, qu'il fonda lui-même plusieurs loges, et qu'il érigea à Arras un chapitre primordial de rose-croix, sous le titre distinctif d'Ecosse jacobite.
Comme nous l'avons vu déjà, au sujet du comte de Derwentwater et de Hector Maclean, il est improbable que les Jacobites aient rempli dans l'histoire de la maçonnerie le rôle qu'on leur attribue et il ne semble pas non plus que Ramsay ait fait servir les loges à des buts politiques. Ramsay s'était converti au catholicisme, grâce à Fénelon dont il fut l'ami ; il avait été le précepteur des deux fils du Prétendant; mais cette mission, qu'il avait acceptée au commencement de 1724, n'avait duré que quelques mois ; il était devenu suspect à l'entourage de Jacques-François-Édouard Stuart et, pris de découragement, il avait renoncé à ses fonctions. Il avait été initié comme franc-maçon dans une loge de Londres, probablement en 1728, à une époque où il avait obtenu du gouvernement de George II l'autorisation de rentrer en Angleterre; la notion qu'il s'était faite de la maçonnerie écarlait même
'l'idée de la faire servir à des combinaisons et à des luttes de parti; il la considérait comme une association embrassant tous les peuples et unissant vers un même but tous les esprits et tous les cœurs; il voulait qu'elle constituât « une grande nation intellectuelle » ; rêvant d'en faire comme une académie !
•de savants et d'artistes, il proposait même aux loges de réunir les fonds nécessaires pour l'impression d'un dictionnaire universel des*sciences. Du reste, à en juger par quelques lignes de Montesquieu, le publiciste écossais n'était pas de taille à I
exécuter le plan qu'on lui attribue. « J'ai connu Ramsay, écrit-il, c'était un homme fade : toujours les mêmes flatteries; il était comme les épithètes d'Homère : tous ses héros étaient les plus légers. » Quant à la propagande maçonnique à laquelle le prince Charles Stuart se serait livré et à la légende d'après laquelle il aurait été le chef suprême et invisible de l'ordre, contentons-nous de rappeler qu'en 1780, lui-même déclara dans une lettre qu'il était, au point de vue des mystères, dans les ténèbres les plus complètes.
Les hauts grades ont des défenseurs convaincus. Pour ceux-ci, chaque degré constitue un enseignement et l'ensemble des leçons forme les grades de la fhaçonnerie symbolique, les : grades du chapitre et les grades du Suprême Conseil; les grades symboliques sont ceux d'apprenti, de compagnon, de maître; au delà commencent les degrés du chapitre qui s'étendent jusqu'au 18 e grade ou grade de rose-croix; du 19 e au 33 e degré se suivent les grades du Suprême Conseil. Sans doute, ils reconnaissent qu'à certaines époques du xvm e siècle, degrés, rits et systèmes se multiplièrent de façon abusive, mais ils soutiennent que les hauts grades comme les trois grades symboliques ont leur raison d'être parce que des éléments divers se sont successivement introduits dans les loges professionnelles. Symboles, légendes, liturgie s'expliquent historiquement, disent-ils, puisqu'ils rappellent tour à tour, « les hautes influences religieuses, l'abnégation des ordres de chevalerie, la solidarité des corporations médié-
valcs, enfin le courant hermétique et mystique qui se manifeste à travers les siècles. » Pour être vraiment bienfaisante, ajoutent-ils, pour exercer une influence profonde sur ses adeptes, la franc-maçonnerie doit leur donner un enseignement qui résume, en une série de leçons, l'expérience fournie par les âges écoulés. Pour citer quelques-unes des phases de l'instruction intégrale, le grade de rose-croix est l'affirmation de la liberté de la pensée ; le grade de prince du Liban glorifie le travail; d'autres grades font revivre les ordres de chevalerie, notamment l'ordre du Temple et le collège des saints ou Kadosch, qui, selon une tradition, s'était constitué parmi les Templiers et possédait une doctrine secrète empruntée à l'Orient.
Quoi qu'il en soit, les hauts grades furent admis en beaucoup de pays. Des historiens croient pouvoir affirmer qu'en Ecosse et en Angleterre, existaient, peu avant 1740, des chapitres conférant le grade de maître écossais de Saint-André. A partir de 1743, une vigoureuse propagande se fit en France et en Allemagne. £n 1755, des loges écossaises furent créées dans les Provinces- Unies. Le rit pénétra en Suède, où il aboutit, vers 1781, à la constitution du système suédois. Le développement ne s'arrêta point, du reste, et en fin de compte, l'ééossisme s'établit dans presque tous les pays du monde à côté de la maçonnerie symbolique.
Des efforts furent tentés pour unifier et simplifier, et pour ramener les divers grades dans le cadre de rits et de systèmes. En 1754, fut créé à Paris le chapitre de Clermont, au nom et sous les auspices du grand-maître, le comte de Clermont. En 1755, la réforme de la maçonnerie allemande fut prêchée par le baron de Hund : elle aboutit, en 1767, à la constitution de l'ordre de la Stricte observance ; l'idée fondamentale était que tout franc-maçon est un templier; la Stricte observance devait s'étendre sur l'Europe entière qui était divisée en neuf provinces ayant leurs chapitres provinciaux, leurs prieurés, leurs commanderies.
Findel note qu'en Allemagne, la simplicité et l'absence de toute complication dans les principes fondamentaux firent présumer que sous les emblèmes se cachait un secret important; on concluait que semblable secret ne pouvait être confié qu'à un petit nombre d'adeptes appartenant aux grades supérieurs; selon le même écrivain, le discours de Ramsay essayant de rattacher les loges aux croisades servait de point de départ à de vagues hypothèses, et le mouvement acquit d'autant plus de force qu'il s'appuyait sur une fraction de la maçonnerie française et que, pendant la guerre de Sept ans, de nombreux maçons de France s'introduisirent en Allemagne à la suite des armées et des diplomates.
Les grades furent portés aux chiffres de 10, de 25, de 33 et même de 95. D'ailleurs, des légendes se formèrent et on attribua à plusieurs personnages illustres, un rôle qu'ils n'avaient pas rempli. Ce fut le cas pour Frédéric II, qui, après avoir adopté un système maçonnique comprenant 25 grades, l'aurait remanié dans un conseil tenu à Berlin, le 1 er mai 1786, et, en ver # tu des droits que lui conférait sa prétendue qualité de chef de la maçonnerie ancienne et moderne, aurait ajouté 8 grades aux 25 grades déjà existants et institué un Suprême Conseil du 33 e grade, auquel il aurait donné lui-même un règlement. Des historiens ont démontré que « les constitutions et les lois » du 1 er mai 1786 sont apocryphes ; deux de leurs arguments sont décisifs : à cette époque, Frédéric II ne prenait plus aucune part aux travaux maçonniques, et « les constitutions et les lois » n'ont pu être édictées dans un conseil tenu àBerlin, le 1 er mai 1786, parce que, depuis le 17 avril 1786, le Roi était malade au château de Sans-Souci, où il mourut, le 17 août 1786, sans avoir, dans l'intervalle, visité la capitale.
Il est excessivement difficile de porter quelque lumière sur les luttes qui se produisirent entre 1740 et 1790 au sein de la
maçonnerie en diverses contrées, notamment en France et en Allemagne De nombreux systèmes se formèrent dans lesquels l'amour du merveilleux, la vanité, l'esprit d'intrigue et même le charlatanisme se donnaient libre cours. Il est vrai qu'une partie de l'ordre continua à s'en tenir aux trois grades symboliques, ou ne fit du moins que de faibles concessions à la mode qui imposait les grades supérieurs.
Dans le livre intitulé : De la monarchie prussienne sous Frédéric le Grand, qu'il écrivit en 1788, en collaboration avec Jacob Mauvillon, le comte de Mirabeau consacra quelques pages à la maçonnerie. « Vers cette époque, disait-il en parlant du milieu d.u xvm e siècle, tout le monde voulut devenir franc-maçon ; les princes surtout entrèrent en foule dans cette société. Mais il apparut qu'il n'était plus possible de diriger une société si nombreuse et on voulut changer de marche. Alors parurent, comme s'ils sortaient de terre, des hommes envoyés, disaient-ils, par des supérieurs inconnus et ar mes d e pouvoirs pour réformer l'ordre et le rétablir dans son a nti qu e pureté. » Il montrait les loges discutant la théorie d'rpiè laquelle la maçonnerie n'était qu'une association continuée de l'ordre des Templiers; il énumérait les maux qui étaient résultés des disputes et des querelles et il finissait en mentionnant les efforts tentés pour constituer une maçonnerie éclectique professant la tolérance de tous les systèmes adoptés.
En quelques lignes, Findel a tracé le tableau des changements qui s'opérèrent dans la maçonnerie française. « Chaque jour, dit-il, vit éclore un nouveau système. En 1756, fut institué le premier chapitre régulier des hauts grades pour toute la France, celui des chevaliers d'Orient, qui se disaient les « princes souverains de l'ordre »; dans le courant de l'année 1758, apparut un nouveau système comprenant 25 grades différents, qui s'intitula pompeusement « conseil des empereurs d'Orient et d'Occident », et dont les membres furent appelés les « souverains princes maçons ». Ce dernier
système distribuait des patentes de constitution pour des loges de grades supérieurs, il nommait des grands inspecteurs et des députés pour la propagation de cette soi-disant « maçonnerie relevée et parfaite » dans toute l'Europe, et il fonda dans l'intérieur de la France plusieurs « conseils particuliers ». On peut ajouter que le mal s'aggravait par la circonstance qu'à cette époque, en plusieurs pays du continent européen, certaines loges étaient la propriété de leurs vénérables qui allaient jusqu'à trafiquer des initiations et de la collation des grades.
Pour remédier à la périlleuse situation, il fallut de prudentes négociations; dans les contrées où s'était déchaînée la discorde, il fallut aussi songer à établir quelque autorité centrale.
A Paris, du consentement des maçons de province, avait été formée, vers 1743, la « grande loge anglaise en France », qui prit, en 1756, la dénomination de « grande loge de France » ; elle se composait des vénérables qui présidaient des loges régulières de Paris et avait à sa tête le grand-maître et ses représentants. Reconnaissant alors uniquement les trois grades symboliques, elle vit son autorité contestée par les collèges, les chapitres et les conseils des grades supérieurs.
Certains systèmes prétendaient introduire dans la francmaçonnerie un esprit nouveau. Ainsi fit le martinésisme qui était dû à Martinez de Pasqually et qui devint le martinisme quand l'adhésion de Claude de Saint-Martin lui eut donné une force nouvelle. Il était un mélange de franc-maçonnerie, de mysticisme et de sciences occultes; il reconnaissait dix grades qui, dans la pensée des fondateurs, devaient reconduire l'adepte à l'acquisition de pouvoirs presque surnaturels; il se proclamait chrétien, mais il voulait la lutte contre la domination sacerdotale, ce C'est bien, écrit Saint-Martin, l'ignorance et l'hypocrisie des prêtres qui est une des causes principales des maux qui ont affligé l'Europe depuis plusieurs siècles jusqu'à ce jour. »
Un autre système, celui des Philalèthes ou Amis de la Vérité, exerça une influence considérable en France et dans les pays voisins. Créé à Paris, il entra en relations étroites avec plusieurs loges de provinces, notamment avec la loge des Chevaliers bienfaisants de Lyon, et il étendit sa correspondance en divers pays étrangers. Aux Philalèthes appartient l'initiative de la convocation des convents qui se tinrent à Paris en 1785 et en 1786. Le tableau des frères qui avaient été convoqués à ces réunions témoigne des idées de cosmopolitisme qui, déjà, régnaient; là figurèrent Jean-Joachim-Christophe Bode, conseiller aulique à Weimar, le margrave d'Anspach et de Bayreuth, le baron Dalberg de Manheim, Jean-Jacques Duval d'Epréménil, président au parlement de Paris, le duc Ferdinand de Brunswick, le marquis de Gages, grand-maître de la grande loge provinciale des Pays-Bas autrichiens, le prince Louis de Hesse-Cassel, le prince Frédéric de Hesse-Darmstadt, Jean-Gaspar Lavater et Diethelm Lavater^de Zurich, Anne de Montmorency, duc de Luxembourg, le prince de Nassau, le duc de la Rochefoucauld, Claude de Saint-Martin, officier au régiment de Foix, le comte Alexandre Strogonoff, ambassadeur de Russie.
Des dissentiments avaient surgi au sein de la grande loge de France. Quelques hommes énergiques résolurent de former un nouvel organisme central tout en réservant aux diverses loges une légitime part d'action; parmi eux étaient Anne de Montmorency, duc de Luxembourg et le célèbre astronome Lalande. Des délégués des loges s'assemblèrent à Paris en 1772 et dans les premiers mois de 1773 : leur réunion portait le titre caractéristique d' « assemblée nationale». Les délibérations aboutirent à la formation du Grand Orient. « Ce ne fut pas, écrit Louis Amiable, un simple changement d'étiquette et de personnes. L'organisation nouvelle donnait complète-
ment le caractère représentatif au corps central en y appelant les députés des loges de province à siéger avec ceux des loges de Paris et elle faisait disparaître l'abus des vénérables inamovibles, en quelque sorte propriétaires de leurs loges, abus qui viciait les ateliers parisiens. En outre, il fut procédé à une épuration générale du personnel maçonnique au moyen de l'obligation imposée à toutes les loges de se faire reconstituer par l'autorité centrale ». A partir de 1773, il y eut ainsi, en France, une organisation qui pouvait réellement servir de modèle pour la constitution même de la nation et qui était comme un gouvernement monarchique et parlementaire. Le grand-maître, qui était le duc de Chartres, avait prêté serment devant le Grand Orient; le Grand Orient comptait deux cent cinquante-sept députés appartenant à la noblesse, au clergé, aux professions libérales, à la magistrature, à l'armée, à la banque et à l'industrie. Chaque loge devait dorénavant élire son vénérable et ses officiers dignitaires. C'était, seize années avant la Révolution, l'instauration du régime libéral.
La création du Grand Orient ne fit point disparaître la grande loge de France : les deux « puissances » rivalisèrent d'activité; mais le Grand Orient eut le privilège d'exercer la plus féconde influence. En face du Grand Orient et de la grande loge de France, se maintint, du reste, le grand chapitre général de France formé par la fusion du Conseil des empereurs d'Orient et d'Occident et des Chevaliers d'Orient. Ajoutons qu'en 1786, le Grand Orient adopta quatre hauts grades, ceux d'élu, de chevalier d'Orient, d'écossais et de rose-croix.
En Allemagne, des maçons désireux de ramener la paix parmi les membres des loges créèrent, en 1783, YEklektisches Bund, l'Alliance éclectique, a La liberté et l'égalité, était-il dit dans la circulaire d'invitation, étant la base sur laquelle les fondations de notre société ont élevé cet édifice, qui fait tant d'honneur à l'humanité, mais que les divisions intestines, le despotisme, l'égoïsme et l'esprit de sédition ont fortement ébranlé, il convient de réunir toutes nos forces pour restituer
à la maçonnerie sa dignité première et rétablir, par les liens de l'amitié, la plus étroite union fraternelle qui existait autrefois entre les frères. Conservons, en présence du monde profane, comme du monde maçonnique, une prudente neutralité à l'égard de tous les systèmes connus jusqu'à ce jour, et dont aucun n'a encore été suffisamment démontré et n'est susceptible de l'être, et éliminons tout ce qui pourrait nous rendre suspects à l'autorité civile. Toute loge peut conserver en propre tous les grades supérieurs qui ne sont point une chose générale, mais avant tout, rétablissons la vraie maçonnerie sur le pied où elle se trouvait naguère, avant l'apparition de tous ces nouveaux systèmes. » Les bases de l'alliance étaient les suivantes : seuls, les trois grades maçonniques étaient reconnus uniformément pour toutes les loges alliées; chaque loge était libre d'introduire des grades supérieurs, mais ceux-ci ne devenaient point communs à tout l'ordre; toutes les loges alliées étaient égales; les loges provinciales de Wetzlar et Francfort-suT-le-Mein formaient un directoire. En 1789, l'Alliance éclectique comprenait trente loges allemandes.