LIMITES
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On reconnaît qu'une sériation de ce genre est arrivée à un nombre suffisant de subdivisions lorsque la confusion entre deux qualificatifs consécutifs dans la série peut se produire facilement et sans inconvénients. On est assuré, au contraire, que les cas intermédiaires n'ont pas été trop multipliés, autrement dit, qu'il n'y en a que le nombre nécessaire, en constatant qu'il ne serait guère possible de chevaucher au-dessus d'une catégorie et de confondre entre elles deux subdivisions séparées par un ou plusieurs intermédiaires.
En effet, plus les termes de la gradation seront nombreux, plus la description sera précise. Mais cet accroissement cesserait d'être utile pour devenir encombrant si l'on arrivait à différencier par des mots ce qu'il serait impossible de distinguer en pratique.
Le reproche que nous faisions à la répartition descriptive tripartite de faire perdre au mot moyen toute espèce de valeur signalétique se trouve ainsi écarté. Ce qui est moyen proprement dit, pourra être qualifié soit de petit limite moyen, soit de grand limite moyen, mais les quatre autres catégories se trouveront toujours éliminées.
Que l'on se rappelle ce que nous avons dit précédemment sur
XL IXTRonUCTIOX
l'approximalion anthropométrique, et il apparaîtra immédiatement qu'un pareil résultat n'est théoriquement atteint, que lorsque l'échelon le plus étroit de la gradation ( qui est nécessairement celui du milieu ) est approximativement égal au degré maximum de divergence admissible en description. C'est là la condition nécessaire et suffisante pour assurer à un vocabulaire descriptif le maximum de précision avec le minimum de ternies.
Pourtant on verra dans la suite que la gradation descriptive à sept échelons ne peut guère être dépassée en pratique. Nous allons indiquer le procédé auquel nous avons eu recours pour en représenter abréviativement la progression : il consiste à remplacer le mot limite par une parenthèse entourant les qualificatifs petit ou grand et à souligner ces mêmes termes pour exprimer le mot très. Représentée de cette façon, la gradation prend cette forme ;
petit — petit — (petit) — moyen — (grand) ■ — grand — grand
La parenthèse a comme effet de rapprocher de la moyenne le terme entouré et le soulignement celui de l'en éloigner. Ce dernier équivaut à l'adverbe très, et la parenthèse à celui de légèremeivt : légèrement petit ( n° 3), légèrement grand { n" 5). Ici, comme pour l'exemple de la taille, il ne faut interpréter les mots petit, moyen, grcmd que comme des jalons destinés à être remplacés ultérieurement par une sériation de termes appropriés plus spécialement à l'observation que l'on a en vue, tels seraient : clair, moyen, foncé ; — relevé, horizontal, abaissé^ etc. Ainsi cette dernière sériation répartie en sept rubriques deviendrait :
relevé — relevé — (relevé) — horizontal — (abaissé) — abaissé — abaissé
Le chapitre suivant va nous permettre de passer en revue l'ensemble de ce vocabulaire.
Voici, à titre d'exemple, la répartition de i. 000 sujets en sept catégories représentées : i" sur la courbe binomiale de la taille (Fig. 4); et 2° au moyen d'une suite de rectangles de même base, mais de hauteur proportionnelle au nombre de cas réunis par chacun (Fig. 5).
La comparaison de ces deux figures montre clairement comment il est possible d'arriver à égaliser quelque peu la répartition des cas au moyen d'un écartement progressif des limites de chaque catégorie. Seuls les extrêmes (c'est-à-dire les termes soulignés) restent à gauche et à droite avec un nombre insignift^pt çle cas,
SIGNALEMENT DESCRIPTIF
Taille trcspHilc