SIGNALEMENT DESCRIPTIF
Mil
OU oblique, suivant le degré d'obliquité de Tensemble du tracé de l'anlitragus (Fig. 17).
Les mêmes termes pourraient être appliqués, si nécessaire, à l'inclinaison au-dessus de l'horizontale de la branche médiane du repli interne de roreille( branche originelle de Tanthélix ).
Une deuxième série, Juyante, intermédiaire, verticale, fournira les adjectifs spécialement en usage pour la désignation de Tinclinaison du profil du front (Fig. 18).
Fig. 18. — Frort k inclinaison /usante, intermédiaire et verticale,
La troisième série, relevée, horizontale, abaissée, servirai définir rinclinaison de la base du nez (Fig. 19).
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^*g[' '9- — ^^' ^ ^**® relevée, horizontale et abaissée.
Le diagramme suivant donne une idée de la valeur sérielle qu'il convient d'attribuer à ces diflërents termes :
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Fig. ao. — Schéma des diters QrALiFicATiFS d'inclhiaibon observés sut un profil humain (côiô droit) «
Pour la notation du tracé comme pour celle de Y inclinaison nous nous sommes appliqué à ordonner nos caractères crescendo, c'està-dire en Commençant autant que possible par les caractères qui passent, à tort ou à raison, pour les plus inférieurs, les moins nobles.
On remarquera à titre de curiosité que le degré dinclînaison des rayons schéma liques de notre diagramme progresse de gauche à droite dans le même sens que la sérîatîon des qualificatifs prescrits lequel sens se trouve être également celui du pas d'une vis.
Enfin il est bien entendu que, quoique notre vocabulaire soit toujours indiqué ici sous sa forme tripartite, il peut être élevé en pratique à sept échelons par l'emploi approprié de la parenthèse et du soulignement.
Traits caractéristiques complémentaires, nejaisantpas t objet de rubriques spéciales sur la fiche signalétiquc.
Trois lignes seules ont été réservées à cette rubrique sur la fiche signalétique. On y note la description des traits physionomiques autres que ceux dont nous venons de parler et qui se trouveraient offflf quelques caractères exceptionnels ; tels, par |exenâplei des cheveux très frisés, des sourcils en brosse, une bouche très grande, un menton particulièrement fuyant, etc. Il aurait été impossible d'attribuer à chacune de ces parties du visage des rubriques aussi étendues que celles du front, du nez, de l'oreille, etc. ; néanmoins
SIGXALRMRNT DKSCIlIPTIF LV
il était nécessaire de se ménager quelques lignes pour les relever. Car elles sont bien rares les figures qui, en dehors des parties k décrire en tout état de cause, ofTront un ensemble do traits asset régulier pour ne prêter à aucune remarque caractéristique.
Notre signalement descriptif se trouve ainsi complété de tous les renseignements réellement utiles, fournis par les anciennes formules encore en usage sur les permis de chasse, passeports, etc., oii une ligne unique est successivement et uniformément consacrée à la description de chaque partie du visage. Du moment que la réponse à l'une de ces anciennes rubriques se serait écartée de moyen ou ordinaire, etc., elle doit être mentionnée sur la nouvelle fiche aux traitit caraciéristiques.
Autrement dit, en apphcation de la méthode de notation exposée dans le chapitre précédent, no doivent être relevés au paragraphe des traits caractéristiques que les qualificatifs qui atiraient été l'objet du soulignement dans une description intégrale.
Au fond, ce procédé est le même que celai auquel nous avons r^ cours chaque jour dans la langue usuelle quand, naturellement, sans aucune préoccupation de méthode ^ nous voulons donner rapidement à un de nos amis la description d'une personne absente. D'instinct nous éliminons tous tes caractères àans valeur indifférents ou médians qui en raison même de leur moyenneté échappent à notre mémoire, tandis que les caractères typiques, réellement signalétiques, au nombre de deutc ou trois auplus, surnagent seuls au milieu de la conjUsion de nos souvenirs,
La notation des traits caractéristiques peut être formulée sur la fiche en n'importe quels termes. Les détails et les expressions que Ton trouvera dans les Instructions et qu'il serait Oiseux de répéter ici, y sont donnés plus spécialement en vue de servir de guide à la rédaction du portrait parlé (voir V Annexe B). Nous recommandons d'en remettre t étude jusqu'après la connaissance théorique et pratique de tout lé reste du volume.
A PariSj où un service photographique spécial permet de prendre chaque jour, dans des conditions de bon marché extraordinaire, un très grand nombre de clichés photographiques, il est de règle, pour tous les sujets soumis à la photographie, d'ajourner la description moiphologique, même en ce qui concerne le front, le nu et l'oreille jusqu'au moment, qui pour beaucoup n'arrive Jamais, d'une nouvelle enquête judiciaire.
LVi INTRODUCTION
En effet, les portraits photographiques à deux poses, profil et face, y sont pris dans de telles conditions d'exactitude que l'analyse physionomique peut toujours y être reconstituée avec la meine précision que si elle avait été prise sur le vivant. Ainsi la plupart dçs fiches avec photographie, classées dans le répertoire anthropométrique de Paris, conservent leurs rubriques descriptives en blanc, à Texception naturellement des renseignements chromatiques qu'il serait impossible de reconstituer exactement sur la vue de l'épreuve.
Les considérations précédentes nous amènent à dire quelques mois sixrlsi photographie judiciaire. S'il ne faut certes pas s'exagérer le secours que notre méthode reçoit de la photographie pour les constatations d'identité, on ne saurait contester que cette dernière y ajoute facilités et garanties, lorsqu'il s'agit de vérifications à poursuivre dans la collection des sujets arrêtés et photographiés à Paris à moins de vingt ans d'âge.
Le principe fondamental de la photographie judiciaire repose sur la nécessité d'observer une uniformité rigoureuse de pose et de réduction dans les conditions que nous avons été le premier à définir.
Les deux poses choisies comme étant les plus aisées à reproduire identiquement à elles-mêmes sont; i** le profil absolu ; 2** la pleine face.
La réduction du portrait (1/7) est telle que 28 centimètres relevés sur le plan vertical passant par l'angle externe de l'œil droit donnent sur la glace dépolie une image de 4 centimètres.
Nous ne saurions trop insister sur la nécessité de prendre toujours les images des sujets tête nue du moment qu'il s'agit d'une recherche d'identité.
L'élude des deux cents portraits collographiques qui forment la deuxième partie de l'album et qui ont été établis exactement, sans retouche d'aucune sorte, conformément aux conditions de pose, d'éclairage et de réduction indiquées ci-dessus, constitue pour toutes les personnes appelées de par leurs fonctions à se servir de photographies judiciaires un excellent exercice préparatoire de l'œil.
Remarquons, en ce qui concerne la signification morphologique de ces images, que les types moyens, médians ou intermédiaires n'ont été intercalés que pour les caractères qui font l'objet de rubriques spéciales sur la fiche et auxquels il convient de répondre en tout état de cause. Les traits caractéristiques, au contraire, qui ne doivent
SIGNALEMENT DES MARQUES PARTICULIÈRES LVii
être l'objet d'une mention que dans les cas extrêmes, ne sont représentés que par les deux formes opposées. D'où celte conclusion, qu'il est préférable quand on parcourt au point de vue pittoresque la première partie de nos figures collographiques, d'opposer immédiatement les deux types extrêmes en sautant sur l'image intermédiaire dont la présence diminue l'opposition des deux autres.