CHAPITRE PREMIER
Description de la marque à relever.
a) NATURE. — à) FORME ET SENS. — C) DIMENSIONS. — d) DIRECTION.
a) Nature ou désignation
1. — Une cicatrice peut provenir d'un coup de couteau, d'un abcès, d*une blessure d*arme à feu, etc., ou plus simplement d'une coupure, d'un furoncle, etc.
2. — Quand Torigine de la cicatrice, telle qu'elle est expliquée par le sujet, semble vraisemblable, elle doit être notée sur le relevé signalétique. Mais, pour plus de rapidité, on supprime alors le mot cicatrice. Exemple: abcès sous (le) tniiteu (do h) Ênàeholre arolte,
au lieu de cicatrice d'abcès sous le milieu de ; faronele snr (la )
pmitrinm ete en place de cicatrice de furoncle
3. — La considération qui doit primer toutes les autres dans le choix des cicatrices et signes à relever, est celle relative à leur durée, à leur i^ermanenoe. Le pis que puisse faire un observateur serait de noter comme marque indélébile, un signe de reconnaissance susceptible de disparaître.
4. — En cas de doute sur la permanence d'un signe qui, sous d'autres rapports, présenterait quelque intérêt signalétique, on sgoute à
(I) Les lottros do a à ^, qui ordonnent ici la suiKi de ces paragraphes, renvoient aux coloaaes du grand tableuu synoptique, hors texte, reluiif aux marques parti-
la notice le mot pà89a9€r suivi d'un point dMnterrogation entre parenthèses; quand il s'agit d'une cicatrice non encore fermée, on emploie le mot fraîehe, et si, tout en étant fermée, elle ne semble pas encore avoir revêtu son aspect définitif, celui de récente,
5. — Les indications (ïenvies sont accompagnées du qualificatif que leur donne leur possesseur et qui, généralement, en définit bien l'aspect: envie 4e cafét 4e vin, de eouenne, mouehee, fraises^ ef e. Les grains de beauté que les anatomistes appellent nœvus jngmentaires punctiformes et qu'en style signalétique nous désignons abréviativement par nœvus, tout court, doivent être relevés et localisés avec soin. Leur nombre sur quelques individus dépasse les bornes de toute description. On choisit alors les principaux, et on ^oute la formule générale et beaucoifii d'atAtreii. On relève, quand il y a lieu, leur aspect, leur diamètre, etc. Exemple: nœvus poilu de l e. sur
6. — Tatouages, La circulaire ministérielle du 23 octobre 1849 recommandait déjà de relever les objets représentés par le tatouage et de ne pas les signaler seulement par Vcxpression générale de ta touè.
7. — Mentionnons parmi les objets les plus fréquemment représentés: tme ancre ^ une ancre cordée y un cœur {transpercé^ enflammé ou saignant^ c'est-à-dire avec larmes rouges), un poignard^ U7i buste de femme de profil droit (ou gauche) ou de face^ une femme nue, deboîit ou couchée, en maillot, en telle ou telle position obscène; des personnages historiques^ en tête, buste, mi-jambes ou en pied; un mousquetaire, etc, ou encore: une ancre, un cœur, un profil incomplets, un tatouage informe, un mousquetaire inachevé^ etc,
8. — En cas de doute sur la signification d'une scène ou d'un personnage ou d'une inscription, interroger le détenu et consigner ses explications. On relèvera le texte des inscriptions exactement, en imitant «ur la fiche le dessin des lettres et les fautes d'orthographe, s'il y en a. Ainsi les mots du tatouage de la planche 63 seront mentionnés: jpeuria dessinés en caractères italiques, etV/^en capitales de corps maigre; et on ajoutera: en dessous un eœur ombré surchargeant le n^t MARIE»
9. —Au point de vue de l'identification, les tatouages présentent l'inconvénient de pouvoir être facilement dénaturés par dessurchages ou même complètement effacés. Aussi, quels que soient leur nombre et leur importance, ne doivent- ils jamais faire négliger le relevé des autres marques et signes particuliers, nœvus et cicatrices, etc, énumérés précédemment .
10. — On reconnaît qu'un tatouage est en surcharge à ses ombres plus épaisses et à ses traits élargis et en trop grand nombre. Souvent l'ancienne inscription subsiste et peut encore être lue sous la nouvelle; on les mentionne alors toutes les deux, comme dans l'exemple précité. Lorsque la noirceur du dessin laisse supposer un dessous