‹ Identification anthropométrique; instructions signalétiquesChapitre 100 sur 143 · DESCRIPTION DIS LA MARQUE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DIS LA MARQUE

masqué que l'on ne peut néanmoins arriver à déchiffrer, on ne doit jamais négliger d*i^J0Uter la mention : vraimemhlablement en «wr« tihmrge.

Exemple: tutouoffe otHhré vraiBBtHblahïetHent en êureharge reprémentant Jean Bart en pied (étcndaiU) la n^ain droite eur un tonneau de poudre.

11. — L'efTacement des tatouages, lequel ne peut être obtenu que par la destruction superficielle d*uno partie de la peau, laisse toujours subsister un tissu cicatriciel dont Taspect rappelle celui d*une ancienne brûlure et dont la forme reproduit, plus ou moins exactement, le dessin primitif. Très souvent des grains ou des plaques de tatouage non détruits restent comme témoins au milieu de la cicatrice.

Des marques de ce genre doivent être relevées avec le plus grand soin, en se conformant scrupuleusement, en ce qui regarde la forme, le sens, les dimensions et la localisation, aux prescriptions des sections suivantes. On aura soin en pareil cas de mentionner Torigine probable de la cicatrice; exemple : cicatrice de brûlure masquant vraieen^blableu^ent un tatouage f en ajoutant, toutes les fois que cela sera possible, le genre ou la forme du tatouage que l'on supposerait avoir été effacé en tout ou en partie.

li) Forme et sens du signe

12. — Les signes particuliei^ et notamment les cicatrices linéaires, c'est-à-dire assimilables à une ligjie, à un trait sans épaisseur, ont une forme qu'on qualifiera de reetiUgne ou de courbe dans les cas les plus simples, qui sont en même temps ceux que Ton rencontre le plus souvent.

13. — Les termes de oinueux, en ligne brisée, en dents de scie, enfer dejlbehe, en eroehet, enfer à cheval, en fortne de V, de X,

de JT, en -f* {'^^ croix)^ sont d'un emploi moins fréquent.

14. — Quand aux mots orale,oblong,circulaire,triangulaire, ils s^appliquent spécialement aux marques non linéaires, c'est-à-dire présentant une certaine étendue en longueur et en largeur.

15. — Pour les cicatrices courbes^ et en général pour toutes celles qui présentent un creux, une concavité quelconque, ajouter immédiatement rindication du sens de la cavité après celle de la forme. Nous entendons par là l'indication de la ftice regardée par la cavité, loi*sque le sujet est supposé ramené dans la position anatomique assimilable à celle du soldat sans a)^ie (§ 2 et suivants). Ainsi une cicatrice en forme de V sera dite à cavité supérieure, quand elle sera placée dans le sens normal de cette lettre, et à cavité inférieure, quand elle sera retournée : A.

16. — Examinons à ce point de vue les diverses cicatrices du siyet représenté planche 61. La cicatrice du cou, n*" 1, sera dïtereetUigne

quoique, à regarder de près, elle présente peut-être une légère concavité supérieure; celle de Tépaule, n** 2, dont la direction générale est rigoureusement verticale, sera qualifiée de courbe à cavité pomtéricurc, tandis que les deux situées sur Tavant-bras, n°» 3 et 4, seront dites à cavité supérieure.

Nous trouvons planche 62, Fig. 1, sous le n*» 8, au-dessus du pouce gauche, une cicatrice courbe à cavité inférieure,

17. — En résumé une ligne courbe à direction générale horizontale ne peut avoir une cavité que tournée supérieurement ou infèrieut^-ment. On admet pour plus de simplicité qu'il en est de môme pour toutes les cicatrices à direction générale oblique, c'est-à-dire, ni rigoureuseïnent horizontale, ni rigoureusement verticale. Mais force est pour ces dernières (les franchement verticales, que Ton ne rencontre d'ailleurs que rarement), de recourir aux termes d'antérieur ou postérieur^ interne ou eœlerîie^ suivant remplacement de la marque à décrire.

c) Dimensions DU SIGNE

18. — L'unité de mesure pour les signes individuels, comme pour les longueurs osseuses du signalement, est le centimètre : ainsi U7i^ deux^ trois centimètres s'écriront: 1, 2, 3, etc., tandis que un^deu^^ trois millimètres seront inscrits sous la forme: 0.1 — 0.2 — 0.3— etc.

19. — Les dimensions, qu'elles soient centimétriques ou millimétriques, ne sont indiquées qu'approximativement, sans rechercher d'ailleurs une exactitude absolue qui, pour les marques particulières, n'aurait plus sa raison d'être. C'est ainsi qu'au delà du troisième centimètre, on n'accouple que rarement les centimètres aux millimètres. Une cicatrice peut avoir 1 ou 1.8; 2 ou 2.5; 3 ou 4 centimètres; mais une cicatrice mesurant exactement 5 centimètres 7 millimètres serait signalée comme ayant 6 centimètres.

20. — Lorsque la cicatrice est circulaire on n'en indique que le diamètre, tandis que l'on note les deux diamètres des cicatrices oblongués ou ovales. Exemple: une cicatrice rectiligne d'une longueur de 4 centimètres sur 3 millimètres environ de largeur, sera inscrite sous la forme suivante : cicatrice rectiligne de 4/0. a, les deux chiffres de dimension étant superposés et séparés par une ligne oblique.

21. — Toute cicatrice apostillée d'un seul chiffre de dimension est par cela môme supposée linéaire, c'est-à-dire assimilable à une ligne dépourvue d'épaisseur, sans que la description ait besoin d'en faire autrement mention.

d) Direction ou inclinaison

22. — La direction générale d'une marque est rertieole^ oMiirtM ou horizontale.

LOCALISATIOX DE L.V MARQUE 113

23. — Pour déterminer la direction des cicatrices .situées sur les bras et les mains, on ramène par la pensée le sujet à examiner dans la position dite du soldat sans anni'. 11 va de soi qu'il ne saurait être question d'indiquer la direction des points cicatriciels, des cicatrices circulaires, des nœvus, etc.

24. — Il ne faut attribuer, dans le relevé des cicatrices, qu'une exactitude relative auxqualiûcatils d'inclinaison. Dans le sens rigoureux, aucune cicatrice ne présente l'horizontalité du niveau d'eau, ni la verticalité du fil à plomb. Toutes seraient donc qualifiées d'obliques et ce mot perdrait sa valeur. Dans les cas douteux, se tirer d'embarras au moyen des formules, j»resgru« rerficale pour les directions qui se rapprochent de la verticalité, et légèrement oblique pour celles qui ne s'éloignent que peu de riiorizontaiité.

25. — Quand il s'agit de cicatrices obliques, distinguer entre les cicatrices obliques interne ou obliques externe, obliques antérieure OU obliques postérieure, suivant que la ligne cicatricielle idéalement prolongée de haut en bas se dirige intérieurement ou extérieurement, antérieurement ou postérieurement, par rapport au sujet supposé ramené dans la position anatomique.

26. — Rappelons ici la formule mnémonique ([uc nous avons donnée dans les aperçus préparatoires, page 108, § 1 4 : pour le dos de la main et

DE l'avant-bras, l'OBLIQUITÉ DES CICATRICES SE RETOURNE. AiUSi ICS cica-

trices n<^'2 et 3 (PI. 64, Fig. 'i) seront notées comme obHqt$es externe, quoique, à première vue, prolongées de haut en bas (c'est-à-dire en descendant), elles se dirigent e?i dedans du dessin ; tandis ([ue la marque n^ 3 de la figure 1, sera qualifiée a^oblique interne quoiqu'elle apparaisse avec une obliquité e.cterne,

27. — 11 est facile en effet de se rendre compte, si nous supposons que les bras représentés se retournent pour se placer dans la position du soldat [sans arme, que toutes les cicatrices indiquées seraient entraînées, par ce mouvement de version, dans une direction diamétralement opposée à celle de la figure; tandis que la marque oblique interne qui est située sur le bras (Fig. 1, n° 1) resterait presque immobile quelle que soit la position de l'avant-bias.

(JlIAriTKE II Localiiation de la marque à relever.

é) Remarques générales sur l'emploi des prépositions locatives

1. — La localisation des signes par rapport aux divers points de repèi'e et parties du corps, s'exprime au moyen des prépositions

l.\8T. SICX. 8

93. — La hauteur plus ou moins grande et le degré de vacuité de Torbite, la proéminence du globe et Tèlévation du sourcil sont en relation directe, quand elles ne déterminent pas absolument le modelé si important de la paupière supérieure.

Néanmoins, conformément aux principes généraux qui servent de guide dans le choix des traits caractéristiques, le rédacteur de signalements ne note parmi les qualificatifs applicables que celui qui lui semble le plus figuratif, sans pousser plus loin l'analyse, sans chercher, de parti pris, à remonter de Teffet à la cause.

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