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J.-R. Mayer, l. c, p

4. LippMANN. Cours de thermodynamique. Paris, 1889, p. il ss. On trouvera dans le rapport présenté au Congrès de physique de 1900 par M. Ames sur L'équivalent mécanique de la chaleur (vol. !•') une discussion approfondie des travaux les plus remarquables sur cette matière. Sur 21 physiciens qui s'en sont occupés plus récemment. M. Ames écarte les résultats de 15 comme entachés d'erreurs trop grosses, et calcule ses moyennes d'après les résultats des six restants. Les limites maximum et minimum qu'il détermine présentent encore un écart de plus d'un 1/2 p. 100.

que cette explication est nécessaire, ce qui veut dire que les résultats immédiats des recherches ne conduisent pas directement à la constatation de Tinvariabilité de l'équivalent.

Il est à noter que toutes les données relevées ci-dessus proviennent de travaux spécialement entrepris en vue de déterminer le rapport en question et exécutés dans certaines conditions très particulières, jugées les plus favorables au point de vuede la facilité de ces expériences, telles que, par exemple, les températures moyennes, etc. On ne peut pas, comme nous Tavons fait pour la conservation de la matière, invoquer ici les résultats d'expériences quotidiennes. Uirn a essayé de déduire l'équivalent à Taide d un grand nombre d'observations sur des machines à vapeur : il est arrivé à des chiffres variant entre 300 et 400 ^ et ces résultats ont été considérés généralement comme remarquables, étant données les difficultés du problème.

Ces difficultés proviennent d'un fait physique primordial : bien plus que la matière, l'énergie tend à se dissiper et il est fort malaisé d'empêcher cette dissémination. La matière, depuis que nous avons appris à capter les gaz, est toujours et partout aisément saisissable. Il n'en est pas de même de la chaleur : nous ne connaissons pas de corps qui soit complètement imperméable à son action, et môme le vide ne constitue qu'un isolateur imparfait. C'est ce qui explique que, dans la formule du principe de la conservation de l'énergie, on soit obligé de spécifier l'isolement du système. On fait tacitement la môme réserve pour la conservation de la matière ; on ne l'énonce pas, le plus souvent, parce qu'elle est aisée à réaliser -. Nous savons cependant, depuis les travaux de Bunsen et de Berthelot, que les solides ne sont pas eutièremeut imperméables aux gaz^ et MM. Warburg et Ch.-Ed. Guillaume* nous ont appris que, dans certaines conditions, le verre peut être traversé par du sodium ou du lithium. Nous n'avons qu'à nous imaginer cette perméabilité considérablement

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