‹ Identité et réalitéChapitre 151 sur 274 · LwoisiEB. Œuvres. Paris, 1864, vol. I, p · texte numérisé non relu

LwoisiEB. Œuvres. Paris, 1864, vol. I, p

2. M. DuiiKM fait cepeiulanl ressortir à juste titre que la création d'une nomenclature nouvelle contribua puissamment à fixer la notion du corps <himiquement simple. {Le MU te, p, 47.)

o. Helmholtz. Populaere wissensckaflliche Vortraege^ p. 192.

4. A. G.vuTiER. Les problèmes de la chimie moderne. Revue générale des sciences, 1890, p. 225.

L INALTERABILITE DES SUBSTANCES 217

est du même avis^ Il est d ailleurs facile de se rendre compte que cette notion fait même en quelque sorte partie intégrante du principe de la conservation de la matière. C'est là précisément cette partie indéterminée, mais fort importante du principe dont nous avons parlé plus haut (p. 137).

Je brûle un morceau de soufre à Taide d*oxygène et je recueille Tanhydride sulfureux ainsi produit. D'autre part, je fabrique de Teau en combinant de Toxygène avec de l'hydrogène et, eu y faisant dissoudre du potassium, une solution de potasse; finalement je fais absorber l'acide sulfureux par cette solution. J'obtiens ainsi du bisulfite de potasse. Evidemment, dans toute cette série d'opérations, le poids a dû se conserver, c'est-à-dire que si j'additionne d'une part les poids des matières que j'ai fait entrer dans ces combinaisons multiples: soufre, oxygène, hydrogène et potassium, et d'autre part ceux des produits obtenus, sulfite dépotasse et produits accessoires comme Thydrogène qui a été régénéré par la dissolution dn potassium, etc., les deuxsommesse trouveront rigoureusement égales. C'est le principe de la conservation de la matière ; mais est-ce tout le principe ? Ne puis-je énoncer rien de plus au point de vue de cette conservation ? Je puis au contraire affirmer que non seulement les poids, mais encore les matières elles-mêmes se conserveront, que le soufre restera soufre, l'oxygène, oxygène et ainsi de suite. La preuve en est que je n'hésite pas à désigner mon produitfinal par le symbole KHSO\ Sans doute, on peut à la rigueur affirmer que cette formule signifie, non pas que ces corps élémentaires se trouvent actuellement contenus dans le bisulfite, mais uniquement qu'ils peuvent en être dégagés dans certaines conditions. C'était l'avis de Henri Sainte-Claire Deville-, et M. Ostwald semble également y inclinera Dans cette hypothèse, les éléments disparaîtraient dans les combinaisons. Cela n'a, en soi, rien de paradoxal. Des problèmes de ce genre ont été à maintes reprises posés en chimie et n'ont pas toujours reçu des solutions identiques. Ainsi, on peut se demander si l'eau que nous voyons s^ajouter facilement, dans certaines conditions, aux molécules des corps y subsiste après

1. M. Etard. Revue générale des sciences, vol. XI V, p. 450, en énumérant les lois spéciales à la chimie, attribue la première place à Ténoncé : « 11 existe des éléments spécifiques indestructibles ».

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