Ib. Cire. XVIII, p. 115.— Lasswitz, p
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qui eu est formé (tel qu'une clef ou un couteau). Aîosi donc la matière peut changer déforme; les alchimistes disent quelquefois : de vêtement.
Les alchimistes ne considèrent pas toutes les qualités comme substantielles, mais seulement un tout petit nombre, les autres leur apparaissant comme purement accidentelles. De ce chef leurs affirmations, au point de vue de notre science moderne, nous semblent fréquemment entachées d'une certaine ambiguïté. Ainsi le soufre, le mercure et le sel qui composent les corps ne sont pas des éléments dans le sens que nous donnons à ce mot, car ils ne sont pas toujours identiques à eux-mêmes. Paracelse déclare expressément que les divers corps ont des mercurii, sulfiu^a et sales particuliers ^ Une autre équivoque résulte du fait que l'on distingue bientôt entre les éléments et les corps connus portant le même nom. Cette différenciation s'accroît à mesure que la science avance : pour Homberg, au xv!!*" siècle, le soufre ordinaire est composé d'une terre, d'un acide et de soufre élémentaire, principe delà combustibilité-.
Ainsi, en dehors des propriétés essentielles qui le caractérisent véritablement, un corps en a encore d'autres qui peuvent se modifier sans que sa nature intime soit changée. Les métaux qu'on considère à première vue comme une classe de corps nettement délimitée, ayant un grand nombre de propriétés eu commun, sont censés contenir la même « matière première » ; les propriétés par lesquelles ils diffèrent ne peuvent ôtre que d'importance secondaire*. On peut espérer transmuer un métal eu un autre, soit en ramenant le premier d'abord à cette materia prima ^ soit, comme le supposent plus généralement les alchimistes, en agissant directement sur ses