L\ RECHERCHE DE L EXPLICATION
cette action mutuelle des astres et cette pesanteur des corps terrestres : une tentative quelconque à cet égard serait de toute nécessité profondément illusoire aussi bien que parfaitemeut oiseuse ; les esprits eutièrement étrangers aux études scientifiques peuvent seuls s'en occuper aujourd'hui K » « Tous les bons esprits reconnaissent aujourd'hui que nos études réelles sout strictement circonscrites à l'analyse des phéDoméues pour découvrir leurs lois effectives, c'est-à-dire leurs relations constantes de succession ou de similitude et ne peuvent nullement concerner leur nature intime, ni leur cause première ou finale, ni leur mode essentiel de production \ » Même si Qous sommes appelés à formuler des suppositions, des hypo- Ihèses, elles doivent avoir pour unique objet une règle empirique encore iuconnue : « Toute hypothèse physique, afin d'être réellement jugeable, doit exclusivement porter sur les lois des phénomènes et jamais sur leur mode de production ^ »
A M. Mach aussi « l'économie d'effort » apparaît comme le but unique et définitif de la science. 11 a appliqué avec beaucoup de rigueur ce principe à l'exposé de divers chapitres de la physique, et il a insisté particulièrement sur cette conception que la science ne saurait être que descriptive. Indépendamment de lui, un des plus grands physiciens du xix® siècle, Kirchhoff, a soutenu la même idée. L'un et l'autre paraissent d'ailleurs avoir ignoré Comte qui exprime, nous venons de le voir, des vues très analogues \
L'attitude de Comte à Tégard des théories explicatives aboutit à les retrancher entièrement de la science. Le créateur du positivisme n'a pas reculé devant cette conséquence. C'est en partant de ce point de vue qu'il en arrive à nier que la théorie de l'ondulation, si magnifiquement développée par son grand contemporain Fresnel, ait exercé une inûuence quelconque sur le développement de Toptique ^ Mais cette solution radi-