‹ Identité et réalitéChapitre 68 sur 274 · Cf. Appendice II, p · texte numérisé non relu

Cf. Appendice II, p

3. Cf. W0IU.W1LL. Die Enideckung des Beharrungsgeselzes, Zeitschrifl fucr Vœlkcrpsychologie, t. XIV p. 379.

mouvement circulaire et Tou remarque quelquefois, dans les explications concernant ce mouvement, des expressions qui semblent se rapprocher de celles dont nous usons à propos du mouvement inertial. Ainsi, dans les Quaestiones mechanicae attribuées à Âristote, il est dit : « Quelques-uns aflirmeut que la ligne circulaire est continuellement en mouvement comme ce qui persiste parce qu*il ofirede la résistance ^ »

Les considérations du second ordre ont trait à la conception que nous désignons actuellement comme celle de la relativité du mouvement. Sextus Empiricus se représente un bateau se déplaçant avec une certaine vitesse, alors qu'un homme, tenant une poutre, se meut sur ce bateau avec la même vitesse, mais en sens inverse ^ Comme résultat de ce double déplacement, il se trouve que la poutre, par rapport ù Teau et à Tair, Des*est pas déplacée du tout (Sexlusdit textuellement : «reste dans la même ligne perpendiculaire de Tair et de Teau)'» • Comme, d'ailleurs, les mouvements dont il est parlé sont évidemment conçus comme rectilignes et uniformes, on serait porté à conclure que Sextus les a considérés pour celte raison comme relatifs, ce qui est Tesseuce môme du principe d'inertie. Mais, en réalité, cette idée lui est demeurée certainement étrangère. Rien n'indique qu'il ait entendu établir une différence entre le déplacement rectiligne et les autres modes do mouvement; au contraire, cet exposé est suivi chez lui de passages où, à Taide de considérations d'un ordre très différent, il s'applique à démontrer la nature contradictoire du concept du mouvement de rotation. Eu eilet, le célèbre sceptique cherche à ruiner le concept du déplacement en général, et les considérations sur le navire lui servent uniquement à démontrer cette conclusion qu'une chose « peut se mouvoir en se déplaçant, alors que ni la chose en totalité ni ses parties ne quittent Tendroit où elles se trouvent \ »

1. Questiones mechanicae, éd. Van 'Cappcllc, Amsterdam, 1812, cap. IX,

S.Sbztus EuviBiCfjSf AdversusmalhematicoSy II ad versus physicos, secUoII. De motu§55 ss. Opéra, éd. Fabricius, Leipzig. 1718, p. 643.

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