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qui a traversé la cornée et pénétré dans le cristallin et dans le fond de l’œil, l'existence d’une plaie ou d’une cicatricede la cornée et de la cristalloïde antérieure éveilleront d'ordinaire l’attention de l'expert.
Sclérotique, Choroïde, KRétine
La sclérotique, au point de vue qui nous intéresse, ne présente guère que des cicatrices consécutives à des ruptures seléro-cornéennes, à des plaies par instruments tranchante,piquants ou contondants, à des corps étrangers, etc... Nous signalerons aussila teinte bleuâtre et les ectasies consécutives aux inflammations de cette membrane.
La choroïde et la rétine peuvent également subir des traumatismes divers : il en résulte des cicatrices dont l'existence pourra être décélée par l'examen ophtalmologique du fond de l'œil,
Une des conséquences fréquentes des traumatismes de l'œil et notamment des contusions, est le décollement de la rétine. Appelé à se prononcer sur l’origine d'un décollement de la rétine que l'intéressé attribue à un traumatisme de l'œil, le médecin légiste devra se montrer très prudent. Il devra s'informer si la vision était bonne avant le traumatisme, s’assurer s’il n'existe pas de la myopie, et se rappeler que le décollement de la rétine reconnaît comme causes, en dehors des traumatismes, la myopie prononcée, la brusque diminution de la tension intra-oculaire par issue du vitré ou de l'humeur aqueuse, l’inflammation du corps vitré provoquée par la présence d’un corps étranger, du cristallin déplacé, certaines rétinites, les tumeurs de la choroide, etc...
Les tumeurs de la choroïde et de la rétine (gliome, sarcome, glio-sarcome etc..,) exigentau début, pour être reconnues, l’éclairage oblique et surtout l'examen ophtalmoscopique. Plus tard, viennent s'ajouter des phénomènes réactionnels et l’exagération
SUDARES
du tonus, et finalement la perforation du globe et l’apparition de la tumeur en dehors, sous la forme d’un champignon sanguiuolant. Nous n’insisterons pas sur les affections d'origine inflammatoire de ces membranes; susceptibles de se modifier ou de guérir sous l'influence d’un traitement approprié, elles ne peuvent fournir au médecin expert des signes certains et constants d’identité. Quelques-unes, néammoins, peuvent laisser, comme trace de leur passage, des marques indélébiles dontla constatation pourraît être d’une certaine utilité. Telles sont les plaques atrophiques consécutives aux hémorrhagies rétiniennes, l’oblitération de l'artère centrale de la rétine dans le cas d’embolie, les atrophies de la choroïde et du nerf optique, etc.
Nous mentionnerons aussi la rétinite pigmentaire congénitale, que la thérapeutique est en général impuissante à modifier.
Enfin, le glaucome, du moins le glaucome absolu, avec les signes ophtalmoscopiques qui le caractérisent, peut fournir une marque d'identité d’une certaine valeur. La constatation peut permettre de déterminer approximativement l’âge d’un individu; cette affection ne se constatant guère que chez des sujets d’un certain âge à membranes oculaires résistantes.