‹ Idylles et chansonsChapitre 20 sur 55 · LANGAGE D^OISEAUX · texte numérisé non relu

LANGAGE D^OISEAUX

« Silence ! dit le merle. — Ah! jusce ciel! chuchote La fauvette aux aguets, que lui va-t-il conter? — Je connais la jeunesse, allez, fit la linotte; Tous les violons neufs donnent la même note ; Sur leur bouche, à deux pas, vous l'entendrez tinter. »

A deux pas, en effet, sonna la note claire, Note d'or qui prélude aux duos amoureux. Le rire de la source avant d'être rivière... Et le bois étouffa dans son chaste mystère Le long frémissement du baiser savoureux.

Un baiser qu'on surprend, c'est un bon vin qu'on goûte. Un verre bu, la fiole y passe jusqu'au fond. Lestement nos cousins trottaient sur cette route Lorsqu'un vacarme horrible et des cris de déroute Eclatent de nouveau sous le berceau profond.

6H IDYLLl-.S ET CHANSONS.

On sifflaic, on volait, on coupait la feuillée : « Parbleu, dit le cousin, tous ces oiseaux sont fous. — Mais pas trop, murmura la fillette effrayée, Ecoute ! » En cet instant, la maman réveillée Criait par le jardin : « Enfants, que faites-vous ?■ »

AW

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