‹ Ignacio ZuloagaChapitre 12 sur 14 · COUSINE CANDIDA COUSIN CANDIDA · texte numérisé non relu

COUSINE CANDIDA COUSIN CANDIDA

LES SORCIÈRES DE SAN MILLAN (FRAGMENT) DIE HEXEN VON SAN MILLAN (FRAGMENT) THE SORCERESSES OF SAN MILLAN (FRAGMENT)

Cliché Vizzavona Cliché Vizzavona

A LA COURSE DE TAUREAUX AT THE BULL-FIGHT COUSINE CANDIDA (FRAGMENT) BEIM STIERGEFECHT COUSIN CANDIDA (FRAGMENT)

Il n'est, du reste, jamais aussi content que lorsqu'il peut étaler sa matière dans la belle unité d'un large ton local.

Sa technique proprement dite est variée, surtout si l'on compare le dessin précis et les grands à plats de ses derniers travaux aux modelés en saillie de sa manière antérieure. Il peint parfois avec une sorte d'écriture cursive, dans la pâte, écriture nerveuse, hachée, rapide et spontanée comme s'il se servait du pinceau ainsi qued'un crayon. Parfois il procède par plans successifs, un peu en décor et toujours avec verve, et s'il est permis d'associer ces termes, avec une sorte de fougue prudente et d'emportement contenu. L'exécution de la nature morte, en particulier, est traitée avec une extrême simplicité, toujours dans le ton local éclairé dans la lumière. C'est la manière des grands Espagnols et aussi des grands réalistes français, à ne citer que David et Ingres. Il s'amuse, on le voit, avec un vrai plaisir de décorateur, à dessiner du bout de la brosse, d'un trait vif, les enluminures brodées des châles en crêpe de Chine de ses Majas et de ses Gitanes. Et quant à ses fonds, il les couvre rageusement avec de larges brosses qui laissent dans la couleur les stries des poils rudes, avec des efiets de ,sgraffitti."

Telle est, à notre sens, la physionomie de Zuloaga. Nous voudrions que ce portrait ,à la française“ d'un admirateur et d'un ami, ne parût point trop éloigné de l'original. L'artiste ne nous contredira pourtant pas lui même, de l'avoir qualifié hautement de

peintre“ et de peintre d'Espagne, puisque la peinture et l'exaltation

des caractères de sa race sont l'objet exclusif de ses prédilections intellectuelles. Il réunit les qualités, en apparence opposées, dont l'association est le propre des maîtres: le , don“ et ,l’acquis", c'està-dire l'instinct et la culture, la spontanéité et la méthode, l'esprit d'indépendance et la soumission à une discipline librement imposée. Si jeune que soit encore Zuloaga, sans attendre ce que nous réserve l'avenir, et ne peut-on lui attribuer, sans louanges exagérées ou embarrassantes pour sa modestie, ce titre de maître, même en face des grands aïeux: Goya, Vélazques et surtout du vieux Greco, un peu exclusivement honoré en ce jour? Ignacio Zuloaga est bien sûzement leur digne héritier et le continuateur reconnu de la

lignée des grands classiques Espagnols,

Léonce Bénédite.

Cliché Vizzavona

LES FLAGELLANTS DIE FLAGELLANTEN THE SCOURGERS

Cliché Vizzavona

CELESTINA

1 Espagnole (gravure)

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