Il y a du libéralisme et du gallicanisme en Canada [microforme]
Raymond, supérieur du collége de fit. Hyacinthe, a dernièrement lancé dans le public les deux af: firmations suivantes : “ Ici, au Canada, il n’y a pas de libéralisme dans le sens condamné par le vicaire du Christ. Ici, point de gallicanisme non
lus. ” : Ilest étonnant, triste, infiniment déplorable même d'entendre un homme tel que M. Raymond parler de la sorte, puis s’efforcer de convaincre ceux qui l’écoutent qu'il est rigoureusement dans le vrai. C’est triste et déplorable pour lui; c’est triste et déplorable, eu égard à ceux qui ont appris à respecter sa parole et qui, sur l'autorité de cette parole, pofesseront avec plus d'assurance que jamais des maximes dont la perversité est d'autant plus grande qu’elle ss# plus habilement déguisée. Ila beau dire qu'il est plein de zèle pour l’honneur de notre nom et qu’en conséquence il sent le besoin de proclamer que l’orthodoxie est générale parmi noue, ce zèle, pour la gloire de notre nom, ne doit point a!ler jusqu’à ur excès coupable. On n’aime point vé-
an yen
ritablement son pays quand, par une fausse tendresse, on lui cache ses misères pour lui épargner une honte salutaire et le souci de prendre les moyens de se réformer ; on.travaille très-efficacement à déshonorer un!nom lorsqu'on laffuble d’épithètes élogieuses au détriment de la vérité.
À l'exemple de beaucoup d’autres, M. Raymond dépense ses forces. au: service du libéralisme modéré, du libéralisme soi-disant catholique. Qu'il répète tant qu’il le voudra, qu’il condamne ce libéralisme, il le caresse cependant dans toutes ses diverses manifestations puisqu'il nie sa présence parmi nous au moment où il y domine de la façon la plus alarmante., C’est peu de rejeter, de condamner un mot, si l’on affectionne toutes les choses que ce mot désigne et abrite sous sa signification ; ce n’est même rien du tout.
Je remarquerai néanmoins ici, que M. Raymond n’admet point que le libéralisme soit condamné dans toute sa généralité. Il dit, en effet, qu'ici, au Canada, il n’y a pas de libéralisme dans le : sens condammé par le vicaire du Christ. La conclusion qui découle nécessairement de cette assértion, c'est qu'il existe un libéralisme que l’Eglise n’a point flétri, Je serais curieux de savoir quel est ce libéralisme, car jusqu'ici tous les écri- vains tant laïques qu’ecclésiastiques, dont l’orthodoxie ne saurait être révoquée er doûte, ont admis que tout libéralisme est condamné, quelle . que soit son espèce, quelle que soit son degré.
Comme le libéralisme modéré, qu'on appelle aussi libéralisme-catholique, est surtout la plaie ‘ qui nous ronge, je rappellerai en quoi il consiste ‘ et je ferai ensuite voir qu’il est bien réellement condamné, Après cela je mentionnerai certains
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faits qui établiront d’une façon péremptoire la présence parmi nous et même le vègne de ce funeste élément,
Le libéralisme-modéré ou libéralisme-catho-
lique enseigne que la paix, la tranquillité, la con-
formité de pensées et de sentiments sont des biens si précieux que, pour les obtenir, on peut sacrifier certains droits de la vérité ;‘que, pour se concilier ceux qui professent l'erreur, les amener insensiblement à l’abjurer, il est permis de faire quelques concessions, de plier tant soit pen cer-
tains principes aux manières de voir des adver-.
saires, quand ces principes choquent trop par leur inflexibilité, que plusieurs vérités ne sont pas
après tout si importantes qu’il faille les défendre : au prix de n'importe quel sacrifice; qu’il ne faut : pas compromettre son influence, son autorité, ses |
intérêts en soutenant des causes justes, lorsqu'on n’a pas la certitude d'arriver à un heureux résultat ; qu’il faut cesser de proclamer la vérité ou
de la défendre, si l’on déplait par là à ceux qui n’aiment point la vérité, si on les choque, si on
les irrite; qu’on peut, Jorsqu’an est constitué en autorité, poursuivre dans une voie fausse, afin de ne pas compromettre cette autorité; qu’il vaut
inieux se taire et laisser certaines vérités dans |
l'oubli que d'exposer la religion, chose si sainte, à recevoir de nouveaux outrages de la part des impies ; que la charité exige qu’on laisse en repos certaines personnes qui professent l’erreur de bonne foi et la propagent de même, car leur ouvrir les yeux, c’est les humilier et les contrister profondément ; qu'aujourd'hui la société est constituée de teile sorte qu'on ne peut travailler à supprimer. la liberté de l'erreur et du mal, sans
étoutfer en même temps lu liberté du bien ; qu'enfin, dans les discussions, les polémiques, même dans les écrits purement didactiques, i! y a des vérités qui doivent être énoncées, si on les énonce, de manière à ne pas être comprises de tous, car autrement cn ferait trop de bruit, on troublerait la paix, on blesserait peut-être lu charité. ,
- En deux mots, voici ce qui caractérise le libéralisme qui se dit catholique : parfois il dénature, il amoindrit la vérité sous prétexte qu'elle n besoin d’adoucissements, et il travaille ainsi trèeeflicacement, sans se l'avouer, au profit de lerreur; le pius souvent il n’agit pas directement contre la vérité; 1l ne propage pas, il ne défend pas l'erreur ; mais il la favorise indirectement par la ligne de conduite qu'il conseille à ses partisäans de suivre.
Maintenant, ce modérantisme ou ce libéralisme modéré, soi-disant catholique, est-il vraiment condamné par l'Eglise ? Oui, et très-expressément.
En effet, la dernière proposition, que Pie IX condamne dans le Sylabus est celle-ci : “ Le Pontife romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et lu civilisation moderne. ”
Qu'est-ce à dire ? Ou les mots n’ont plus de sens, ou cela signifie que tout système d’accommodement entre la vérité et l’erreur est réprouvé ; qu'aucune espèce de conciliation entre l’une et l’autre n’est admissible. Or, quel que soit le inoyen par lequel on cherche à ménager l'erreur, à ne point la contrecarrer ouvertement, à lui hisser la faculté de se produire sans éprouver de vives contradictions, à ne déranger ses affaires
que le moins possible, consistât-il dans le silence ou dans une simple abstention, ce moyen tend à accorder, à concilier l'erreur avec la vérité, à leur permettre de vivre l’une à côté de l’autre en aussi bons rapports que possible. Donc le libéralismecatholique, qui n’est autre .chose qu’un moyen imaginé pour ménager l'erreur, quoiqu’on ne la professe pas soi-même, pour lui oppuser une résistance qui ne l’irrite point et ne lui fasse point jeter les hauts cris, pour lui laisser enfin la liberté d'action qu’elle réclame afin de travailler comme elle l’entend, est expressément et formellement condamnée per l'Eglise.
Cela étant parfaitement démontré, il ne me reste plus qu’à établir l'existence du libéralismecatholique au milieu de nous. Je le ferai en aignalant quelques-uns des principaux actes par lesquels il s’est manifesté, surtout ces dernières années. Ces actes sont fort nombreux ; la difñculté ne consiste done p«s à les chercher et à les découvrir, mais à choisir dans le grand nombre ceux qui donnent une plus juste idée du mal que cette erreur si subtile a causé à notre jeune société.
Je ne crois pouvoir atteindre mieux ie but que je me propose qu’en montrant à l’œuvre un homme dont l’action est la résultante d’une multitude d’autres actions. Il n’est pas un chef de parti, à proprement parler, car il n’a ni les talents brillants, ni les lumières, ni les autres qualités qui conviennent à celui qui joue semblable rôle, mais, à cause de sa médiocrité même, il est devenu, un concours de circonstances assez singulières l'ayant élevé à une haute position, un instrument docile et précieux dans les mains de ceux qui ne se sont pas fait scrupule de l’exvleiter en le flat-
où Ge
tant. Désireux d'exercer une grande influence, il est nu service des idées et des mesquines passions d’une foule d’intrigants, de libéraux et de gallicans qu’il s’imagine cependant diriger. Il les sert ainsi doublement : c’est un masque et un instrument, Du reste, c'est un excellent homme, chez qui l’on trouve un cœur d’or et de hautes vertus. Il s'appelle M le G.-V. Cazeau.
Voyons-le donc un peu à l’œuvre, car, comme je viens de ie dire, eu égard à sa position et à l’action qu’on exerce sur lui, ses actes sont bien plutôt ceux d’une légion que d’un simple particuher.
Pour ne pas remonter plus haut qu’en 1865, je rappellerai qu'alors on travaillait dans la presse de Québec à faire naître le goût des études chrétiennes et catholiques. On voulait, au moyen d’écrits, aussi irréprochables pour le fond que nour
la forme, persuader qu’il était temps d’en venir à mettre sérieusement en pratique les prescriptions de l’encyclique Zater multiplices relativement à l’éducation de le jeunesse. Afin de donner une preuve sans réplique que les vies de nos Saints valent ‘autant pour le moins, au seul point de vue de l’intérêt, que les vies des prétendus grands hommes du paganisme greco-romain, on donnait de temps en temps, notamment dans.le Courrier du Canada, une esquisse de la vie de certains saints. Un jour enfin fut publié le martyre de l’héroïque vierge chrétienne, Fébronia. Or, comme J’histoire de son martyre dit que l’illustre vierge fut dépouillée de ses habits sur la place publique par des bourreaux qui voulaient user d’un raffinement de barbarie, M. le G.-V. Cazeau, à l’instigation de ceux qui ne pouvaient souffrir qu’on parlât de christianiser davantage l’enseignement, choisit
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la circonstance pour adresser au Courrier un Uommuniqué qui le ramenât au devoir. El disait dans ce communiqué que nulle part dans les auteurs paiens on ne trouverait des descriptions ou des narrations qui alarmassent autant la pudeur que le déshabillé qui régnait dans l’histoire de sainte Fébronia.
Si ce communiqué rte blessait pas la vérité chrétienne an profit de l'erreur païenne, il n’y a plus ni vérité ni erreur.
Quelques semaines après la publication d’une pièce aussi significative, M. le G.-V. Cazeau visitait toutes les iniprimeries de Québec et fuisait stricte défense, avec menaces d’encourir sa disgrâce, celle du Séminaire et de l’archevêché de Québec, si l’on allait contre cette défense, de rien
. publier en faveur de la réforme chrétienne de
l’enseignement, duns le sens de l’Encyclique /nter Muluplices. : En même temps, non-seulement il laissait publiquement attaquer l’enseignement chrétien et prôner l’enseignement paien, mais, de plus, ïl encourageait fortcinent ceux qui écrivaient
dans ce sens-là.
S'il apprenait que, même dans les diocèses étrangers, quelqu'un élevait la voix pour affrmer que l’idée chrétienne doit pénétrer tout enseignement, de suite il lui écrivait pour le ramener à l’ordre selon lui, ou au moins l’engager à se taire. M. Raymond doit en savoir quelque chose par son expérience personnelle,
« Enfin, M. le G.-V. Cazeau exerça tant de tyrannie contre ceux qui tentaient, pour le plus grand bien de l’Eglise et de l'Etat, de faire pré: valoir parmi nous la réforme chrétienne de l’enseignement, réforme voulue par Pie IX, qu'ils fu
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rent obligés de se cacher pour écrire, de recourir aux brochures et de les faire imprimer à grand frais à une grande distance de Quéhec,
S:, dans tout ce qu’il a fait contre les partisans de ia méthode chrétienne, lorsque la quest.on des classiques a été soulevée au Canada, M, le G.-V. Cazeau n’a pas agi au profit de l’erreur et au détrimeit de la vérité; s’il n’a pas menagé, encouragé même la première en ténant la seconde en servitude ; s’il ne s'est pas montré, er un mot, pürfaï+ catholique-libéral, il n’y a pas, 1l n'y à jahuis eu de catholique-libéral.
Et ne l’oublions pas, M. le G.-V. Cazeau agissait dans ces circonstances au nom ct d’après les instigations d’une école nombreuse et puissante. Il était son horme d'action.
Lorsque la question des classiques, question Jemeurée libre partout et qui doit l'être, eut été à peu près étouflée au Canada par la trop fameuse circulaire que Mgr. Baillargeon adressait au clergé ét aux fidèles de son diocèse, dans le mois d’août 1868, M. le G.-Y. Cazeau crut qu'il pourrait enfin jouir de la pa’x. Les libéraux aiment tant la paix ! Il se trompait malheureusement.
Un petit journal hebdomadaire, la Gazette des Campagnes, entreprit de défendre, dans les limites de son pouvoir, la vérité catholique sur toute la ligne, et conséquemment, de combattre les erreurs qui voulaient la supplanter et usurner ses droits. Sans les nommer, il “onnait la chasse de temps à autre, ici et là, partout où ils €c montraient, au gallicanisme et au libéralisme. Il n’est pas besoin de dire que plus d’un ne voyait pas 12 petit journal d'un bon œil, et qu'on guettait l’oc-
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casion de sévir contre lui. M. Cazeau en pie culier faisait très-bonne garde.
La Gazette des Campagnes lui devint décidément suspecte le jour qu’elle releva cet avancé de M. O. Dunr, qu'on lisait en touteslettres dans l'orthodoxe afinerve: Un des résultats les plus heureux du futur Concile œcuménique sera de réconcilier Ÿ Eglise avec lu société moderne. Comme M. Dunn, en émettant une proposition aussi maisonvante et formellement fiétrie dans le Syllabus, prétendait être le fidèle écho da Mgr. d’ Or! léans, la Gazette eut la délicatesse de se mettre à la torture pour faire jaiilir un sens franchement catholique des paroles de l’éloquent prélat, Loin de Jui en savoir gré, on s'irrita davantage coutre elle.
Enfin, arriva le inoment après Faq soupirait si avdemment M.le G. V. Cazcau. Dans l'automne de 1869, une quiuzaine de jours avant que Mgr. d'Orléans se fut complètement démasqué, le rédactenr de la Gazette des Campagnes, parlant de ce prélat, faisait remarquer en termes fort adoucis eb très respectueux, que ses tendances étaient malheureusement propres à aflliger profondément les cœurs catholiques, Il ajoutait que l’illustre évêque-académicien se donnait depuis trop longtemps le tort, ainsi que les comtes de Montalembert et de Falloux, d'être libéral et gaïlican. Il finissait par dire que sa Lettre sur le concile œcuménique était quelque peu entachée de ces deux erreurs, dont il fallait d'autant plus se défier qu ’elles semblaient le pousser à d’étranges évolntions.
Or, Mgr. d'Orléans, qui a toujou:s su jouer très-habilement son jen, avait, vers la fin de 1868,
adressé au défunt archevêque de Québec une cvpie manuscrite de la dite Lettre, avec ces mots écrits de sa main: Hommage de l'auteur. Le rusé prélat était dès lors, comme la suite des évènements l’a bien fait voir, en frais de recruter parmi ses vénérables collègues des adhérents à ses funestes erreurs. Mgr. Baïllargeon ne s'aperçut pas du tour qu’on voulait lui jouer ; mais, n’étant frappé que des égards particuliers et &e la grande bison veillance qu'avait pour iui un homme aussi éminent que l'était, à son avis, Mgr. Dupanloup, il fit avec empressement imprimer la Lettre sur le concile œcuménique, et la donna en étrennes aux prêtres de son diocèse, au cominencement de
Le rédacteur de la Gazette des Campagnes ne disait mot de toutes ces intrigues, bien qu’il les connût. Il se bornait, comme je viens de le rapporter, à signaler le dañger de certaines doctrines émises par Mgr d'Orléans, et notamment de celles que contenait sa Lettre sur le concile.
Il importe de mentionner-ici qu'ayant jugé peu favorablement cette Lettre, dès son apparition, il avait écrit à Mgr. Gaume pour savoir quel jugement il convenait de porter sur elle. Comme il l’entendait louer partout avec enthousiasme, il avait quasi peur de se laisser aller à trop de défiance, Dans la réponse qu’il fit, Mgr, Gaume lui rapporta les paroles mêmes qu’il tenait de Mgr. Chigi, Nonce Apostolique à Paris : Cette Lettre est peu de chose ; on y plaide les circonstances atténuantes en faveur des idées modernes. ” Le rédacteur de la Gazette les répéta en disant de qui elles étaient, mais en taisant le nom de celui qui les lui avait communiquées.
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Dans l'intérêt de la vérité, on aurait dû, sinon le récompenser, du moins le remercier pour avoir donné l'éveil à propos d'erreurs très-subtiles qui se glissaient frauduleusement parmi nous, sous l'égide même de l'autorité dont le premier devoir était de les combattre. Ce fut tout juste le contraire qui arriva.
M. le G. V.Cazeau administrait alors le diocèse de Québec, car Mgr, Baillargeon se trouvait à Rome où il prenait part au concile. Comme le rédacteur de la Gazette des Campagnes, duquel il croyait avoir à se plaindre était prêtre et profes. seur au Collège de Ste Anne, il écrivit la lettre suivante au Supérieur de cette maison, M. l’abbé Pilote :
‘* Archevêché de Québec, 22 novembre 1869.
‘’ Monsieur le Supérieur,
‘* On m'a fait remarquer dans le dernier numéro de la Gazette des Campagnes un article dirigé contre la brochure de Mgr. Dupanloup sur le concile œcuménique. Or l’auteur n’ignorait pas que cette brochure avait été donnée en étrennes au commencement de l’année à tous les membres de son clergé par notre vénérable Archevêque..……. C’est donc un blâme que l’on a voulu infliger indirectement au prélat, et ce blâme acquiert plus de gravité par le fait mème que la feuille, où :i est proclamé en public, est sors les auspices du Collège de Ste. Anne,
‘© Comme il est de mon devoir de porter l’article en question à la connaissance de Mgr. l'archevêque, je vous prie, M. le Supérieur, de vouloir bien me faire savoir au plus tôt s'il a été publié du consentement des membres de la Corporation du Collège ; si, dans le cas où ii l’aurait été à leur insu, ils entendent déclarer, dans la même feuille, qu’il a été publié sans leur participation, et «qu'ils regrettent sa publication ; ou bien, s’ils préfèrent m'envoyer directement un désaveu dont je pourrai faire usage de la manière la plus convenable,