‹ Iles de l'AfriqueChapitre 80 sur 82 · II. Le général de brigade Chanez · texte numérisé non relu

II. Le général de brigade Chanez

commandant la place et les forts; le général de brigade d'Hennezel , commandant l'artillerie et le génie; te officiers, sous-officiers et soldats de terre; les officiers, troupes et équipages, et employés quelconques de h marine; le citoyen Pierre -Alphonse!

Guys, commissaire général des relations commerciales de la république française en Syrie et Palestine, accidentellement à Malte, avec sa famille;:

les employés civils et militaires; les ordonnateurs et commissaires d« guerres et de la marine; les adminb* trations civiles , membres quelconques des autorités constituées, emporteront leurs armes, leurs effets persooj nels et leurs propriétés, de quelqw nature qu'elles soient.

MALTE ET LE GOZE

Réponse : « Accordé, à l'exception «des armes déposées par les soldats, « conformément à ce qui est prévu par «le premier article. Les sous-officiers « conserveront leurs sabres. »

III. Sont regardés comme faisant partie de la garnison, tous ceux, de quelque nation que ce soit, qui ont porte les armes au service de la république pendant le siège.

Réponse : « Accordé. »

IV. La division sera embarquée aux frais de Sa Majesté Britannique; chaque militaire ou employé recevra, pendant la traversée, les rations telles qu'elles sont attribuées à chaque grade, suivant les lois et règlements français ; les officiers , membres d'administrations civiles, qui passent en France, jouiront du même traitement, eux et leurs familles, en les assimilant à des grades militaires correspondant à l'élévation de leurs fonctions.

Réponse : « Accordé, conformément «aux usages de la marine anglaise, • qui n'attribue que la même ration à « tous les individus, de tels grades et « conditions qu'ils soient. »

Y. Il sera fourni le nombre nécessaire de chariots et de chaloupes pour transporter et mettre à bord les effets personnels des généraux, de leurs aides de camp, des ordonnateurs et commissaires, des chefs des corps, des officiers, du citoyen Guys, des administrateurs civils et militaires de terre et de mer , ainsi que les papiers des conseils d'administration des corps, ceux des commissaires des {pierres de terre et de mer, des payeurs de la division , et des autres employés d'administrations civiles et militaires.

Ces effets et papiers ne pourront être assujettis à aucune recherche ni inspection , sous la garantie que donnent les généraux stipulants, qu'ils ne contiendront aucune propriété publique ni particulière.

Réponse : « Accordé. »

VI. Les bâtiments quelconques ap* partenant à la république, susceptibles de tenir la mer , partiront en même temps que la division, pour se rendre dans un port de France, après leur

avoir fourni les vivres nécessaires.

Réponse : « Refusé. »

, VII. Les malades transportables seront embarqués avec la division, et pourvus de vivres, médicaments, coffres de chirurgie, effets et officiers de santé, nécessaires à leur traitement pendant la traversée. Ceux qui ne seront point transportables, seront traités comme il convient; le général en chef laissant à Malte un médecin et un chirurgien au service de France,

?|ui en prendront soin : il leur sera ourni gratis des logements, s'ils sortent de l'hôpital, et ils seront renvoyés en France dès que leur état le permettra, avec tout ce qui leur appartient, et de la même manière que la garnison. Les généraux en chef de terre et de mer , en évacuant Malte , les confient à la loyauté et à l'humanité de M. le général anglais.

Réponse : « Accordé. »

VIII. Tous les individus, de quelque nation qu'ils soient, habitants de 1 île de Malte ou autres , ne pourront être ni troublés , ni inquiétés , ni molestés pour leurs opinions politiques , ni pour tous les faits qui ont eu lieu pendant que Malte a été au pouvoir du gouvernement français. Cette disposition s'applique principalement, dans tout son entier, a ceux qui ont pris les armes , ou qui ont rempli des emplois civils, administratifs ou militaires; ils ne pourront être recherchés en rien , encore moins poursuivis pour les faits de leur gestion.

Réponse : > Cet article ne paraît pas « devoir faire l'objet d'une capitulation « militaire; mais tous les habitants « qui désireront rester, ou auxquels il « sera permis de rester, peuvent être a assurés d'être traités avec justice et « humanité , et jouiront de la pleine « protection des lois. »

IX. Les Français qui habitaient Malte, et tous les Maltais, de quelque état qu'ils soient, qui voudront suivre l'armée française, et se rendre en France avec leurs propriétés , en auront la liberté ; ceux qui ont des meubles ou des immeubles , dont la vente ne peut se faire tout de suite, et qui

L'UNIVERS

«more indirectement à l'adresse de la Russie, car le grand prieuré russe était compris dans la langue anglo-bavaroise.

Bonaparte n'avait pas voulu heurter trop rudement leczar,dont il espérait l'alliance ; mais tout ce qui pouvait neutraliser l'influence moscovite en Europe et surtout à Malte, il l'avait fait, tout en ne nommant dans le traité que l'Angleterre , et en ne paraissant con- . Ire-carrer que l'ambition britannique.

« 3° Il sera établi une langue maltaise, qui sera entretenue par les revenus territoriaux et les droits commerciaux de l'île. Cette langue aura des dignités qui lui seront propres, des traitements et une auberge. Les preuves de noblesse ne seront pas nécessaires pour l'admission des chevaliers de ladite langue; ils seront admissibles à toutes les charges et jouiront de tous les privilèges , comme les chevaliers des autres langues. Les emplois municipaux, administratifs, civils Judiciaires et autres , dépendants du gouvernement de l'île, seront occupés, au moins pour moitié , par des habitants des îles de Malte , Gozo et Gomino. »

Cet article prouve bien clairement l'intention où était Bonaparte de faire de Malte un État complètement indépendant; en effet, dispenser les Maltais de titres de noblesse pour entrer dans l'Ordre , c'était en éloigner tous les étrangers qui ne consentiraient jamais à subir le frottement des vilains de Malte, des anciens sujets du {grand maître; c'était presque réduire 'Ordre aux seuls habitants des trois îles, et par conséquent leur assurer une influence toute-puissante dans leur propre pays.

Nous omettons le paragraphe 4, qui est insignifiant.

« 5° La moitié de la garnison, pour le moins, sera toujours composée de Maltais natifs ; pour le restant, l'Ordre aura la faculté de recruter parmi les natifs des pays seuls qui continuent de posséder des langues. Les troupes maltaises auront des officiers maltais.

Le commandement en chef de la garnison, ainsi que la nomination des

officiers, appartiendront an grand maître, et il ne pourra s'en démettre, même temporairement , qu'en faveur d'un chevalier, d'après l'avis du conseil de l'Ordre. »

Toutes ces précautions tendent au même but. On présumait que l'île de Malte serait mieux gardée par des indigènes et par le chef de l'Ordre devenu plus exclusivement national.

« 7° La neutralité de l'Ordre et de 111e de Malte avec ses dépendances est proclamée.

« 8° Les ports de Malte seront ouverts au commerce et à la navigation de toutes les nations gui y payeront des droits égaux et modérés ; ces droits seront appliqués à l'entretien de la langue maltaise, comme il est spéciGé dans le §111, à celui des établissements civils et militaires de l'île , ainsi qu'à celui d'un lazaret général, ouvert a tous les pavillons. »

Les paragraphes 9 et 10 sont sans importance. ,

« 11° Les dispositions contenues dans les § 3, 5, 7, 8 et 10, seront converties en lois et statuts perpétuels de l'Ordre dans la forme usitée , et le . grand maître , ou s'il n'était pas dans I île au moment où elle sera remise à l'Ordre, un représentant, ainsi que ses successeurs, seront tenus de faire serment de les exécuter ponctuellement. »

L'Ordre était donc obligé d'accepter les conditions que lui imposaient les puissances pour leur propre sécurité.

Où était le temps- où le grand maître ne se résignait qu'avec répugnance à l'insignifiant patronage dont Charles- Quint faisait la condition essentielle de la donation de Malte ?

« 13° Sa Majesté Sicilienne sera invitée à fournir deux mille hommes natifs de ses États, pour servir de garnison dans les différentes forteresses desdites îles. Cette force y restera un an à dater de leur restitution aux chevaliers , et si , à l'expiration de ce terme, l'Ordre n'avait pas encore levé la force suffisante , au jugement des puissances garantes, pour servir de garnison dans 1 île et ses dépendances, telle qu'elle

MALTE ET LE GOZE

est spécifiée dans le $ 6, les troupes napolitaines y resteront jusqu'à ce qu elles soient remplacées par une force jugée suffisante par lesdites puissances.

« 13° Les différentes puissances désignées dans le § 6 , savoir la France , la Grande-Bretagne , l'Autriche , l'Espagne , la Russie et la Prusse , seront invitées à accéder aux présentes stipulations. »

L'Europe, fatiguée d'une guerre longue et sanglante , avait applaudi à ce traité qui devait rendre la tranquillité au monde. Mais la politique anglaise n'avait pas encore donné toute la mesure de son machiavélisme/Tandis que les Français, fidèles à leurs engagements, évacuaient le royaume deNapies, .les États de l'Église, la Ligurie et i'Étrurie, les Anglais n'abandonnaient qu'avec des lenteurs calculées Minorque , Porto-Ferrajo , Tabaço et la Martinique; au lieu de restituer l'Egypte à la Porte Ottomane, ils restaient à Alexandrie, d'où ils entretenaient des divisions entre les Turcs et les beys rebelles; enûn ils gardaient l'île de Malte et le cap de Bonne- Espérance. Des ordres contraires au traité furent même expédiés au gouverneur de cette dernière possession , de sorte qu'en pleine paix, les troupes hollandaises furent forcées de signer une capitulation qui laissait les torts du pays aux troupes britanniques.

Cependant la France pressait l'exécution du traité. Les troupes napolitaines qui, en vertu du § 12, devaient occuper Malte jusqu'à la réorganisation de l'Ordre sur les nouvelles bases , se présentèrent devant la Cité Valette; mais les Anglais les repoussèrent à coups de canon. Le prétexte de cette indigne violation de la foi jurée était que l'Espagne ayant confisqué les prieurés enclavés dans ses États , l'Ordre n'était plus dans le même état qu'à l'époque de la signature du traité. C'était Jà une pitoyable allégation, car peu importait que les chevaliers fussent riches ou pauvres, il suffisait que l'Ordre ne fût pas aboli.

Notre intention ne saurait être de

rappeler toutes les péripéties de cette longue et déplorable querelle, ni la polémique à laquelle la mauvaise foi de l'Angleterre donna lieu. Quelques mots toutefois sont indispensables pour

f préciser les faits particulièrement reatifs à Malte.

Assiégé par les réclamations du gouvernement français, le cabinet anglais avait fini par faire évacuer Alexandrie, après plusieurs mois d'une scandaleuse obstination. Quant à Malte, il proposa de la rendre, sauf les fortifications; cette offre était dérisoire , aussi futelle rejetée. Alors l'Angleterre renchérit sur ses dispositions malveillantes; et tout en demandant que les troupes françaises sortissent de la Hollande, elle déclara qu'elle garderait Malte pendant six ans ; elle exigeait aussi que ' l'île de Lampedouse, qui appartenait au roi de Naples , lui fut cédée.

Pour terminer le différend , Bonaparte fit proposer de remettre l'Ile qui faisait l'objet de la discussion , sous la garde des puissances garantes. Les Anglais répondirent en stipulant qu'ils occuperaient la colonie jusqu'à ce qu'ils eussent pu former un établissement à Lampedouse, qui n'en était pas le moins du monde susceptible. Ils voulaient en outre que la France signât un article secret par lequel elle s'engagerait à ne pas réclamer l'évacuation de Malte avant dix ans. Cette demande était rédigée sous forme d'ultimatum, et l'Angleterre n'accordait à la France que trente -six heures pour dire oui ou non (*) !

(*) Il est curieux de savoir ce qui se passait à Malte , tandis que les ministres de George III luttaient contre la France pour la conservation de ce point maritime. Voici ce que nous lisons dans un ouvrage intitulé Les Anglais au dix-neuvième siècle , et attribué au cou vent ionnel Barrère : « Il parait que les Anglais sont terriblement aimes à Malte, car, selon leurs journaux du x 8 octobre , ils se disposent à déporter de cette ile quatre cents Mallais qui croient que les Anglais sont des usurpateurs et des pirates. Quant aux Maltais qui se soumettent forcément à cette puissance, les Auglais exercent sur eux la presse pour leurs vaisseaux , et for*

12# Livraison. (Malte et le Goze.

L'UNIVERS

Pendant tous ces pourparlers , les Anglais agissaient comme si la paix n'eut pas été signée à Amiens. Ils capturaient le$ bâtiments français et provoquaient la république par des actes d'odieuse violence. Le but de leurs désirs et de leurs efforts fut atteint : la guerre se ralluma plus terrible que jamais.

Ainsi ce fut Malte qui arma de nouveau les unes contre les autres les puissances européennes. Ce fut ce rocher stérile qui fit remettre en question l'avenir de tant de peuples, conduits par des ambitions ennemies sur les champs de bataille du continent. L'obstination de l'Angleterre à garder ce poste important fixa la destinée de Napoléon , car le germe de toutes les guerres de l'empire est dans la rupture au traité d'Amiens.

Ceci rappelle l'histoire du grain de sable.

Si la convention du 25 mars 1802 eût été fidèlement exécutée, Tordre de Malte aurait-il retrouvé assez de force pour fournir une carrière quelque peu nonorable P Évidemment non. Cette association était devenue sans objet depuis que l'intégrité de l'empire turc avait été reconnue nécessaire au maintien de l'équilibre européen. Du moment où il n'y eut plus d'infidèles à pourfendre dans la Méditerranée , le rôle des chevaliers devint parfaitement nul et inutile. Mais ce n'ejst pas la seule cause de l'extinction de cet Ordre. Les éléments hétérogènes qui entraient dans sou organisation avaient développé dans son sein un ulcère qui détruisit peu à peu ses forces vitales. Les ravages opères parla réforme dans les croyances catholiques de l'Europe , et les idées philosophiques du dix-huitième siècle, ajoutèrent un nouveau principe de décomposition à ceux qui existaient déjà. Avec la foi religieuse , les chevaliers perdirent toute vertu guerrière , car ils n'avaient pu remplacer ce sentiment par celui du patrio-

ment des antres un bataillon dont les officiers seront tous Anglais , tant ils se confient à leurs nouveaux hôtes ! »

tisme. Le vice marcha tête haute à Malte; la Cité Valette était devenue le rendez -vous de tous les nobles foinéants d'Europe, de tous ces fanfarons de débauche à qui le mariage inspirait une sainte horreur, et qui s'estimaient trop heureux de trouver à la table commune des chevaliers de Malte le pain 3ue leur avaient enlevé de folles proigalités et la banqueroute du régent de France. Cette société gangrenée était impuissante à protéger la ville qui l'abritait derrière ses murailles; si bien qu'un signe du sourcil de Bonaparte sufllt pour l'anéantir, comme le corps frappé de la foudre , et qui tombe en poussière au plus faible contact (*;.

[*) Le petit ouvrage intitulé : tOrdrt it Malte dévoilé, ou forage de Malte, par fcarasi , donne une idée exacte du dfjrt d'abaissement , de démoralisation et de faiblesse auquel était barvenùë cette aworittioti fameuse. CArtsi était un Français, qui, engagé pour dent ans seolemeut dan> le régiment de Malts, fut contraint parla mauvaise foi des autorités militaires de l'Ordre , de passer huit années dans l'armée de la Religion. Il se vengea des avanies qu'un lui avait fait subir, en révélant lesticrt et les turpitudes des chevaliers. L'extraii suivant nous a paru digne d'être cité 4 l'^j'W ae nos assertions :

« La faiblesse de la marine de î'OrJrr contraste singulièrement avec les forets ic la place, et plus singulièrement enrorc au: l'état de guerre prétendu continuel enirt l'Ordre et l'empire dii croissant; mais si l'on considère que cette guette d'existé que dans le serment que prêtent les récipiendaires; si je dis que les galères qui Tdnt en caravane, bien loin de diriger leur course du tôle du Levant, de Tunis ou d'Alger, ne s'occupent pas même de favoriser les transporta de Sicile à Malte ; si je dis que ces caravaue» w sont que des promenades dans les pœU d'Italie et de Sicile, où les chevaliers }*• seut le temps qu'elles doivent durer, en jeux, en fêtes, en spectacles et en repas splendides ; si je dis que le beau sexe d'Italie compte les jours en attendant l'arrivée des galères de la Religion , et se désespère quand elles se retardent ou qu'elles s éloignent ; si j'ajoute que ces galères rentrait dans le port de Malte sans avoir tiré d'autres coups de canon que ceux qtti annoncent le

MALTE ET LE GOZE

La résurrection de Tordre de Saint- Jean était donc une chimère; sans

départ et l'arrivée , et ceux qui ont célébré les fêtes, on conviendra avec moi que la force maritime est de toute inutilité à la Religion. Cependant l'ordre de Malte, payé par toutes les cours de la chrétienté pour entretenir une marine en état de délivrer la Méditerranée de ces corsaires barbaresques , fléaux des navires marchands , reste spectateur paisible de leurs rapines et de leurs brigandages. Il y a mieux : les chevaliers aujourd'hui regardent comme au-dessous de leur dignité d'aller se battre contre de misérables corsaires , abandounant ce métier aux Maltais à qui ils délivrent des lettres de marque. »

L'auteur, pour donner une idée de l'insouciance du gouvernement et des chevaliers de Malte pour la sécurité de leur capitale, à l'époque où il se trouvait dans l'île, raconte l'anecdote suivante :

« En 1781 , une galiole turque vint pendant une nuit obscure jusque. sous les murs du fort Ricazoli. La sentinelle cria plusieurs fols qui va là ? abandonna sou poste et se replia sur la seconde , sans lâcher son coup de fusil, qui, pour sûr , n'était pas charge. Ces deux sentinelles rejoignirent la troisième, et gagnèrent ensuite le corps de garde. Le serge ut courut éveiller l'officier qui fit sonner une cloche , pour avertir le fort Saint- Ange son voisin. L'alarme se communique ainsi dans toute la place par le son des cloches. L'effroi saisit tout le monde; ou court chez le maréchal demander les clefs des magasins ; on se porte de là chez le grand maître, pour avoir la permission de les ouvrir; on bal la générale, les compagnies des forts se rassemblent ; notre régiment armé à la hâte se transporte sur la grande place, tandis que la galiote turque était précisément sous la batterie du rastretlo-magior. On parlemente, on discourt, et quand les soldats sont répandus dans les

doute Malte aurait pu se maintenir indépendante, grâce au concours des grandes puissances qui avaient garanti l'exécution du traite d'Amiens; mais l'Ordre n'y eût été pour rien, et les deux îles jumelles auraient encore été à la merci d'un agresseur entreprenant.

Pendant les guerres qui jusqu'à 1815 ' ensanglantèrent l'Europe et les mers de toutes les régions du globe , les Anglais ne furent pas un seul instant inquiétés dans la possession de Malte.

En 1814 , le congrès de Vienne la leur confirma, et depuis lors, l'ancienne résidence de l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem est restée une annexe de l'empire britannique. C'est grâce à cette possession, truit de l'usurpation de 1802, que l'Angleterre exerce aujourd'hui sur la Méditerranée une souveraineté qu'ose à peine lui contester la France, et qu'elle peut influer d'une manière dangereuse pour les autres nations européennes » sur la solution de la question d'Orient.

Quelques lignes jetées à propos de la population et du commerce de Malte dans les premières pages de cette notice . ont pu faire deviner au lecteur de quelle façon les habitants de cette colonie sont aujourd'hui gouvernés. Il nous parait inutile d'entrer dans les détails de l'administration qui les régit. Qu'il nous suffise de dire qu'ils jouissent de tous les avantages et de toutes les sévérités du régime colonial de l'Angleterre.

ports , quand les magasins sont ouverts et tes canons prêts à charger, la galiote était déjà à plus de trois milles en mer. S'il y eût eu dix galères au lieu d'une galiole, que n'aurait pas fait l'ennemi pendant tout «s embarras ! »

FIN

TABLE DES MATIÈRES

COKTENUBS

DANS MALTE ET LE GOZE

Admission dans l'Ordre, 118.

Agathe (fort Sainte-), sa construction, x3a.

Agiar Kien, ancien édifice de construction cyclopéenne, 5a.

Alger , parallèle entre la constitution de cet État et celle de Tordre de Saiut-Jean à Rhodes, 8a à 85. Expédition de Charles-Quint, 88.

Allemands. Malte passe sous l'autorité des empereurs d'Allemagne , après avoir appartenu aux Normands. Elle est érigée en comté el en marquisat, 6a.

Alphonse de Portugal, onzième grand maître. Veut sévir contre le luxe et les dérèglements des chevaliers. Est forcé d'abdiquer eu iao4, 74.

Amboise (Émeri <f), trente- neuvième grand maître, cité pour mémoire, 81.

Amiens ( traité d' ) , 176.

Amiral de la langue* d'Italie. Ses attributions, xa5.

André, roi de Hongrie, se fait admettre dans Tordre de Saint-Jean , 74.

Anglais. Abolition de la langue anglaise, par Henri VIII , 85-88. Ennemis de l'Ordre et secourus par lui , 1 34.

Anglais (Malte sous les ). Importance de

la possession de Malte, 175. Traité d'Amiens, 176 et suit. Inexécuté de la part des Anglais, 177. "Violation ouverte du traité; exigences des Anglais ; leur conduite à Malte, 178. La possession leur en est maintenue par le congrès de Vienne en 1814, 180.

Animaux. Pauvreté du règne animal à Malte, i3.

Arabes. Leur premier établissement s Malte. Ils en sont bientôt chassés par ks Grecs; trente -quatre ans après, ils s'en emparent de nouveau. Leur système politique. Sous leur gouvernement , les Maltais deviennent les meilleurs corsaires de la Méditerranée. Débris et monuments de cette période, 61 -6a.

Arpajon (le comte d"), conduit un secours aux chevaliers menacés par les Turcs. Honneurs qui lui sont décernés, 129.

Arsenal. Vignacourt, deuxième du nom, le fait reconstruire, i35.

Assemblée législative de France. Elle prononce la destruction de l'Ordre en France,

Auberges des langues, 118.

Aubusson (Pierre d1), trente -huitième grand maître, élu en 1476. Sa déloyauté envers Zizim. Meurt en i5o3 80.

Bailliages, 118 et ia6.

Baillis conventuels , — capitulaires , — de grâce ou ad honores , ia6.

Balben (Auger de) , troisième graud maître de Saint- Jean de Jérusalem, 71.

Ballotte , boule de scrutin pour les verdicts judiciaires, tai.

Barberousse ( les deux) , battus par Charles-Quiut aidé des chevaliers , 88.

Bavière. Création d'uue nouvelle langue de celte nation, x45.

Bérenger (Raymond), vingt - neuvième grand maître. Prise d'Alexandrie par les

chevaliers. Première collection des statuts de l'Ordre, 79.

Bichons ou chiens de Malte. Cette race, fort estimée des Sybarites de l'antiquité, est aujourd'hui perdue, i3.

Biens domaniaux de l'Ordre, leur division, 118.

Blanchefort (Gui de) , quarantième grand maître, cité pour mémoire, 8t.

Blancheur des maisons de Malte. Inconvénients de cette couleur. Ophthalmies nombreuses, a8.

Blé. On n'en récolte à Malte que pour

TABLE DES MATIÈRES

alimenter le tiers de la population. Usage des silos, ri.

Blocus par les Anglais, x68 à 176.

Bonaparte fait décider l'expédition d'Egypte , 1 5a- 1 57. Son opinion sur les moyens de résistance de l'Ordre et sur auoi fondée, i54. Son arrivée devant Malte, x57. Il demande à être admis dans le port , x58.

On le lui refuse. £a réponse, 159. Afin de hâter la reddition de Malte , il fait les préparatifs d'un bombardement général. Discussion de la capitulation, i6a-i63. Reddition de Malte, 164.

Bosquet (le) , maison de campagne des grands maîtres , a3.

Cale Saint-Paul, fortifiée par Adolphe de Vignacourl, 116.

Calypso. Malte était la résidence de cette déesse, ai.

Candie secourue par les chevaliers sous le magistère de Lascaris , 129. Elle est prise par les Turcs sous Cotoner (Nicolas) , z34.

Caprification. Voyez figues.

Caraffa, soixantième grand maître. Élu en 1680. Les Turcs aux portes de Vienne. Diversion opérée par les Maltais. Prise de Coron et de Napoli de Romanie. Échec devant Négrepont. Mort de Caraffa, i35.

Caravane, 197.

Caretlo (Fabrice), quarante et unième grand maître. Cité pour mémoire, 81.

Carthaginois. Leur premier établissement à Malte. Monuments de cette période. Inscriptions, 58.

Casai Synonyme de village; énumération des casaux de Malte , 24.

Cassière (de la ) , quarante-neuvième grand maître. Élu en 157a. Dissensions intestines causées par l'inquisiteur et le clergé maltais. Bruits d'attaque de la part des Turcs. Accusation injuste portée contre la Cassière. Insubordination des chevaliers de la langue de -Caslille. Imprudence du grand maître. Assassinat commis par six chevaliers portugais. Leur supplice. Conspiration de Romegas. Accusation intentée contre le grand maître. Il est emprisonné. L'affaire est portée à Rome. Henri III intervient en faveur de la Cassière. Les chevaliers s'humilient. Roideur de la Cassière. Romegas se démet de la lieutenance. Départ du grand maître et de Romegas pour Rome. Mort de Romegas. Mort de la Cassière, xio à 114.

Catacombes. Description des catacombes de la Cité Notable, ao.

Cession de Malte aux chevaliers de Saint- Jean , 63 , 64 et 85.

Chambre du trésor (véuérablc) , seà attributions, 19 5.

. Champignons (écueil aux). Détails sur ce

rocher et l'espèce de champignon médicinal qu'on y trouve , 49.

Chapelains, xx8.

Chapitres géuéraux. Leurs attributions.

Comment tenus , 124- xa5."

Cliarles-Quîut cède Malte aux chevaliers,

Chasse aux pigeons. Intrépidité des Maltais qui se livrent à cette chasse, i3.

Châteauneuf (Guillaume de), dix-huitième grand maître. Élu en 1244. Arrivée de saint Louis à Damiette. Le grand maître l'y rejoint. Est fait prisonnier. Est délivré. Se ligue avec le pacha d'Alep contre les Karismiens. Est de nouveau fait prisonnier. Est encore délivré et meurt vers 1259. Les deux ordres de Saint-Jean et du Temple se livrent une bataille dans laquelle ces derniers sont défaits, 75.

Chevaliers. Leur division en trois classes,

Chevalier de justice, 118. Idem , de l'élection, ia3.

Chevissement , 127.

Christophe (l'île de Saint-) acquise par l'Ordre et revendue, i3t.

Chypre (île de). Les chevaliers de Saint - Jean s'y réfugient après la chute du royaume de Jérusalem, 75 et suiv.

Cité Notable, ou Cité Vieille. Ancienne capitale de l'île de Malte, 23.

Ci lé Valette. Voyez Valette.

Clergé. Fin des discussions entre le clergé de Malte et l'Ordre, i38. Il se remue de nouveau sous Ximénès, 143. Conspiration étouffée, i44. Voyez : Inquisiteur, Évèque, Pape.

Clermont (Charles-Gersan-Annet de) , cinquante-septième grand maître. Élu en 1660. Cité pour mémoire, x32.

Climat de Malle. Voyez Malte.

Cocagnes singulières inventées par le grand maître Pinto, 141. Voyez Jeux.

Commanderiez, 118.

Commandeur (grand) de la langue de Provence. Ses attributions , ia5.

CONTENUES DANS MALTE ET LE GOZE

Commerce. Pauvreté du commerce de Malte. Articles qui l'alimentent. Chiffre des importations et des exportations, i5 et suiv.

Comps (Arnaud de) , grand maître supposé, 71.

Comps (Bertrand de), seizième grand maître. Élu en 12 36, mort en 1*41, 74.

Concile de Latran. Les chevaliers de Saint -Jean et ceux du Temple y sont accusés et sévèrement réprimandés, 7a.

Conseil ordinaire, \

— complet , 1

— secret, l leurs attributions , ia5.

-~ criminel, I

— des rétentions. ■

Considérations générales sur les eauses de la chute de l'Ordre , 179.

Coroeillan (Pierre de), vingt-septième grand maître. Élu en i353; mort vers «355 , 79.

Costume. La faldetta , 37. Idem, des chevaliers en i53ô, 89.

Colon. C'est le principal produit de' Malte, Différentes qualités de coton. Situation précaire de ce produit , 10.

Cotoner (Nicolas), cinquante-neuvième

graud maître. Élu en i663, i3a. Les Frau-

Seris, soutenus par les chevaliers, échouent evant Gigelli. Beaux faits d'armes des chevaliers de Cremville, de Trémicoui t et d'Hocquincourt. Fin malheureuse des deux derniers, x33. Prise de Candie par le»

Turcs. Construction de la Cotonère et du fort Ricazoli. Établissement d'un lazaret. Le grand m&itre offre assistance aux Anglais, ennemis de l'Ordre. Peste à Malte. Mort de Cotoner t r34.

Cotoner (Raphaël), cinquante-huitième grand maître. Elu en 1660. Mort de Raphaël , i3».

Cotonère (la). Sa construction, iïj.

Couvent. Ce qu'on entendait par « mot, 126.

Criminelles (causes). Devant qui portées. Comment jugées et exécution du jugement, lar.

Cumin. Ce produit est devenu insignifiant à Malte, ra.

Cumin (ile^dn) , ou Cumino. Particularité concernant cet îlot. Grand nombre de pétrifications. Rocher de Cuminetto, 46- Fortifiée par Àtophe de Vignacoort, 116.

Daps (Crmangard), neuvième grand maître. Cité pour mémoire, 73.

Dégradation des chevaliers, 12t.

Dépouilles. Revenus, xa6.

Desjmig (Raymond) , soixante-cinquième grand maître. Élu en 1738. Cité pour mémoire, 140.

Dettes des chevaliers. Règlements de Jean de Villiers pour leur acquittement, 76 et suiv.

Dignités de l'Ordre , ia5 et suiv.

Dolomieu (le commandeur) f fait partie de l'expédition d'Egypte, i58. Assiste à la signature de la suspension d'armes, 161.

Donats. Frères servants , 1 18-1 19.

Dragut. Obligé de renoncer à la conquête de Malte, occupée par les chevaliers, 85. Les chevaliers lut enlèvent Africa. Il vient, aidé par Soliman , menacer la Cité Notable et s'empare du Goze et ensuite de Tripoli par trahison , 88 à 93. Sa participation au siège par les Turcs , 97 et suiv.

Drapier (le). Ses fonctions , x 26.

Duisson (Godefroi de), dixième grand

maître. La date de son élection est incertaine. Sa mort peut être placée vers noi. Excessives richesses domaniales des chevaliers de Saint-Jean et du Temple. Nouvelles guerres entre eux , apaisées par k pape Innocent III, 73 et suiv.

Dupuy (Raymond) , successeur de Gérard.

Il est considéré comme te fondateur de l'ordre de Saint-Jean. Différents noms de ce grand maître. Il transforme la confrérie en ordre militaire et lui donne une organiation régulière. Division de l'Ordre en sept langues ; divi>ion de ses domaines en prieurés. Les chevaliers prélent leur assistance ï Roger , à Garnier, connétable de PaU'siior, et à Baudouin. Rivalité créée à l'ordre de Saint-Jean parla fondation de Tordre duTVoiple. Négociations heureusement conduit»

par Dupuy. Les hospitaliers se distinguent m siège d Ascalon. Procès intenté à Tordre de Saint- Jean par {e clergé de S} rie. Mort de Dupuy. Énuroération des souverains qu'il avait vus se succéder sur les trônes de TEurope, 66 et suiv.

TABLE DES MATIÈRES

Égards. Nem générique 4e» tribunaux de l'Ordre, xao. Id. dès haillifi. Cour souveraine, iix.

Rime (fort Saint-), Ml construction, 33.

Émigration. Causes qui obligent les Mal* tais à quitter leur pays, 4 et i5.

Emplois et dignités a la Domination du grand maître , ia3 et suiv.

Esclaves. Leur coudilion à Malte dans les premiers temps de Poreupation, 86-87.

Échange proposé aux Turcs. Il échoue, x3q et suiv. Révolte des esclaves sousPinto, 14 *•

Etienne (ordre de Saint-). Sa création.

Ses premiers faits militaires, g5.

Évéque de Malte. Ses prétentions. Voy.

Clergé , Inquisiteur , Pape.

Faldetta (la), 37.

Fiarnaud, 127.

Figues , excellente qualité de celles qu'on recueille à Malle. Singulière manière de hâter leur maturité et de les rendre meilleures, xa et i3.

Finances de Malte à l'époque de l'expédition d'Egypte, x5a.

Flavian( Antoine), trente- troisième grand maître, 79.

Fondation de l'hôpital de Saint-Jean à Jérusalem par des marchands d'Amalfi, 65.

Formation de Malte et des îles voisines. "Vovez Malte.

fossiles , ils ne sont a Malte ni fort Intéressants ni en grande quantité, 8.

Français. Leur établissement h Malte, après la domination allemande. C'est À Malte que la conspiration des vêpres siciliennes fut organisée. La France dispute ta colonie aux Espagnols. Elle est enfin obligée de la leur abandonner. Quelques églises et des

fondations pieuses sont tes seuls témoignages de cette époque, 63.

Français (Malle sous les). Les Français bloqués dans Malte. Leur faute au commencement de l'occupation, 168. Arrivée de Nelson. Yaubois refuse de capituler. Situation de la place. ^Conspiration découverte , i6çv Scorbut. Mortalité dans la place bloquée, 170. Prix excessif des denrées pendant la première année du blocus. Admirable esprit de la garnison, 171. On tente de faire sortir le Guillaume Tell du port II est pris par les Anglais. Arrivée de ta nouvelle de la constitution de l'an vin. Joie des Français, 172. Dernier et inutile effort pour sauver deux frégates. Capitulation honorable, 17a à 176.

Frères servants. Frères servants de Stage ou Dtnats, n 8-1 19.

Freston (le bailli de). Sa belle conduite lors du tremblement de terre en Sicile, xiS et suiv.

Garnier de Syrie , huitième grand maître, mort vers 1 19a , 73.

Garzez , cinquante et unième grand maître, fait fortifier le Goze, ix5 et suiv.

Gaslus ou Castus , cinquième grand maître. Élu en xi 70. Cité pour mémoire seulement, 3r.

Gènes insulte le pavillon maltais et est obligée de demander grâce, x3r.

Génoise ( langue ) , créée en Russie par Paul I«r, i55.

Gérard. Premier chef des hospitaliers de Saint -Jean. Sous son administration cet ordre religieux s'enrichit de donations considérables et se recrute d'un grand nombre de personnages renommés. Le pape approuve et autorise la confrérie de Saint- Jean. Établissements de plusieurs succursales en

France, en Italie et en Espagne. Construction d'une magnifique église et d'un bâtiment pour les religieux de l'Ordre. Mort de Gérard, 65-66.

Ghorgenti (ruines de), â Malle, 5;.

Goze (île du), situation , dimension , population et aspect du Goze, 45 et 46. Productions , villes et casaux , 46 et 47. Voyage autour du Goze, 49 et suiv. Fortifiée par le grand ma lire Garzez, 1x6.

Gozitains. Portrait, mœurs et costume des hommes et femmes du Goze, 5i-5a.

Gozon, vingt-sixième grand maître, secourt le roi d'Arménie contre les Sarrasins d'Egypte, 79.

Grand bailli (le) de l'Ordre. Ses attributions, ra6.

Grand chancelier. Ses attributions, ia6,

CONTENUES DANS MALTE ET LE GOZE

Grand maître. Élection, ia*. Ses pouvoirs. Bornes qui lui étaient posées. Ses revenus, za3-ia4.

Grands mai 1res (faux), 71, 79.

Grecs. Leur premier établissement à Malte. Mou u nient s de cette période. Restes d'une tnaisou grecque. Autel dédié à Proserpiue; statue d'Hercule; médailles, 56 et suiv.

Grecs du Bas-Empire. Beiour des Grecs à Malte. Description d'une figurine singulière de cette époque, 60.

* Grec (rit). Création de prieurés, en Russie, pour les catholiques de ce aille, i55.

Grottes. Elles sont en grand nombre à Malte. Grande grotte. La Maklaba. Grotte de Saint-Paul. Grotte de Calypso, 19, ai etaa.

Guérin ou Gérin , quinzième grand maître. Élu en ia3x, mort en ial6, 74.

Guidalalti. Voyez Monte (de).

Guido. Son caractère, 160. Sa proposition hardie. Sa belle réponse devant le sacré conseil, 161.

Hérédia (Juan Fernandès d'), trente et unième grand maître. Élu en 1376. Prise de Patras. Tentative sur la Morée. Il est fait prisonnier par les Turcs. Prend parti dans la querelle entre Clément "VII et Urbain VI. Meurt en 1397, 79.

Histoire de Tordre de Saint-Jean de Jérusalem, rédigée par Bosio, sur l'ordre du grand maître Verdale, 11 5.

Hocquincourt (le chevalier d*). Beau fait d'armes, i33.

Hompesch , soixante-neuvième grand maître. Élu en 1797. Son caractère, 1 5o. Motifs de son élection. Lilta accrédité comme ambassadeur extraordinaire auprès de Paul Ier. Réception que lui fait l'empereur, qui est reconnu prolecteur de l'Ordre , 1 5 r . L Ordre ne peut se faire représenter au congrès de Rastadt. Bonaparte fait décider l'expédition d'Égyi>te. Situation financière de Malte à celle époque , i5a. Forces militaires. Arrivée de trois frégates républicaines. Esprit public à Malte. Les dépêches du bailli de Litta sont interceptées , i53. Opinion de Bonaparte sur les moyens de défense des chevaliers. Apathie du grand maître. Protection donnée par

Paul rr. Poussielgue à Malte. Pauvreté de l'Ordre. Position pécuniaire des chevaliers, i54- Bruéïs arrive devant Malte. On reçoit amicalement deux des bâtiments de sa di\ision. Il s'éloigne. Grand-duc, nouveau -né, décoré de la grand' croix de l'Ordre. Création d'une langue génoise en Russie. Érection de prieurés pour le rit grec en Russie, i55. Le pape, consulté, y donne son approbation. Bonaparte quitte Toulon, i56. Le grand maître prévenu des projets du général français par une lettre curieuse. Arrivée de Bonaparte devant Malte. Consternation des Maltais, 157. Organisation de la défense. Bonaparte demande à être admis dans le port de Malte, i58. Siège, 15g. Effroi des Maltais. Us pensent à demander une suspension d'armes. Guido, 160. Sa belle réponse au sacré conseil. Signature de la suspension d'armes. On s'apprête à capituler, xôi. Ransijat fait en sorte que les envoyés du graud maître partent sans instructions. Discussion de la capitulation, i6a-i63. Reddition de Malte.

Hompesch n'est pas un traître, 164,

Hospitalier (grand) de France. Ses fonctions, ia5.

Impôt- Le pape autorise la France et la Savoie à imposer les biens de l'Ordre ; cela n'a pas lieu, i35.

Inquisiteur. Ses démêlés avec l'Ordre. Ses prétentions, ni, 116. Nouvelles querelles avec le grand maître Lascaris. Le pape Urbain VIII est contraint de le désapprouver, i3o. S'oppose à l'élection de Redin, vice-

roi de Sicile. Le pape le désapprouve encore, i3a. La discorde recommence, i3S. Elle se continue sous Xi mènes, 143. Voyez Clergé, Évéque, Pape.

Inscriptions. Explication de l'inscription phénicienne trouvée sur un débris antique à Malte, 58.

Insectes. Chenille mineuse de Malte, i5.

Janets9nom des ânes de Malte, i3.

Jérusalem (royaume de). Sa chute en 1 a 9 r , 75 et suiv.

Jésuites. Leur expulsion de Maite, i3i.

Jeûne absolu abrogé par le pape Pie II,

TABLE DES MATIÈRES

Jeux populaires. Le carnaval de Malte ; la cocagne, Pète de Saint-Jean. La Saint-Pierre ou mnaria, 43 et 44*

Joubert de Syrie, sixième grand mnitre.

Élu en ii 73 ou 1174* Régent du royaume de Jérusalem sous Boëiuond III. Gouverne avec justice et fermeté. L'ordre des Hospitaliers se fait remarquer par la régularité de ses mœurs ; Tordre du Temple par les dérèglements de ses membres. Joubert fait l'acquisition, au profit de l'Ordre, de la forteresse

de Margal, située sur les frontières de la Jadée. Opinions diverses sur les causes de sa mort, armée en 1 177. C'est sous son magistère que Saladiu prit le litre de Soudan d'Egypte, 7a.

Jugement des chevaliers, lai.

Juillac (Robert de) , trentième grand maître. Élu «11 1374. Mort en 1376, 79.

Junot. Ënvové pnr Bonaparte pour signer la suspension d'armes, 161.

Karismiens. Irruption de ces barbares en Palestine en ia44> 74*

Kzérémetz, ambassadeur de Pierre le Grand à Malte, i36.

Laugon (le commandeur). Beaux faits d* armes, i38.

Langue maltaise. Différentes modifications qu'elle a subies. L'idiome maltais, tel qu'on le parle aujourd'hui, ne manque pas de poésie , 44 et 45.

Langues. Leur division, 18.

La Réveillère Lépaux et Rewbell , ennemis de Bonaparte, 157.

Lascaris, cinquante-cinquième grand maître. Élu en i636. Neutralité de l'Ordre violée pendant la guerre entre la France et l'Espagne. Le roi de France prononce la confiscation des biens de l'Ordre. Bon mot qui termine la querelle. Hostilités de la Sicile. Famine à Malte. Monnaie de convention. Succès maritimes des chevaliers, 128. Malte menacée par les Turcs. Secours amené par le comte d'Arpajon. Comment il en est récompensé. Les chevaliers secourent Candie, 129. Nouvelles querelles entre le grand maître et l'inquisiteur. Comment terminées. Les chevaliers arment contre des princes italiens. Résultat de celte faute, i3o. Expulsion des jésuites de l'île de Malte. Acquisition de l'ile 3aint-Christophe, revendue

bientôt après. Gènes insulte le pavillon maltais et est obligée de demander grâce, i3r. Mort de Lascaris. Construction du fort Sainte- Agathe, i3a.

La s tic (Jean de), trente-quatrième grand maître. Rhodes deux fois défendue contre le soudan d'Egypte, qui se reconnaît enfin sou vassal, H44, 79-

Lazare (ordre de Saint-) réuni à celui de Saint- Jean de Jérusalem, 145.

Lazaret. Sa construction, 134.

Lépante. Belle conduite des chevaliers à cette bataille, 110.

Le Rat (Geoffroy), douzième grand maître. Cité pour mémoire, 74.

Lieutenant du grand maître, u«.

Litta (le bailli de). Ses négociations avec Catherine, 149; avec Paul Ier, en qualité de ministre plénipotentiaire, i5o; d'ambassadeur extraordinaire, i5i et suiv. Ses intrigues à Saint-Pétersbourg, sous le magistère de Paul I", [65, 168.

Lorgue (Nicolas de), vingtième grand maître. Mansour, soudan d'Egypte, chasse les chevaliers de Saint -Jean du château de Margat en 1284, 75.

Malte. Sa situation géographique. Avantages de la position de celte île. Réflexions sur la séparation politique de Malle et de la Sicile, 1 ; ses différents noms, a; sa formation et celle des îles voisines; opinions diverses à ce sujet. Son élendue, 3. Aspect général, 4. Brusques variations de température ; il ne gèle jamais à Malte. Temps de scirocco. Les moustiques. Brises de la mer,

5 ei 6. Propriétés de la terre à Malte; elle pourrait .servir, comme le kaolin des Chinois, à faire de la porcelaine. Terre fébrifuge, 7. Manière ingénieuse dont les habitants cultivent le sol de Malte ; naturellement stérile, il devient d'une extrême fertilité, 9; ses productions, 10. Histoire de Malte depuis les premiers temps jusqu'à l'établissement de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ,

CONTENUES DANS MALTE ET LE GOZE

6* et suiv. Sous la domination espagnole, elle est divisée en plusieurs fiefs et donnée à des courtisans. Les habitants se rachètent. Charles-Quint cède la colonie aux chevaliers de Rhodes, 63 et 64. Condition de celte cession, 85.

Maltais et Maltaises. Leur portrait ; tradition du type arabe; blancheur des femmes. Vigueur physique des hommes. Les Maltais sont excellents nageurs; anecdote, 35 et suiv. Qualités morales et intellectuelles; instinct mercantile; activité et intrépidité des Maltais. Immoralité des femmes, 37 et suiv. Misère des Maltais, 4, 11 et i5. Contraste moral enire les Maltais et les Siciliens, g. Langue, 44 et 45.

Maréchal (grand) d'Auvergne. Ses fonctions,.! a 5.

Margat (château de). Les chevaliers s'y réfugient vers 1 191 , 7 3, Il est repris sur les chevaliers par Mansour, soudan d'Egypte, en 1284, 75.

Marsa-ScaUa , fortifié par Alophe de Vignacourt, 416.

Marsa-Sciroceo , fortifié par Alophe de Y ignacourt, 116.

Messine. Tremblement de terre, i45 et suiv.

Michel (fort Saint-). Sa construction,

Miel. Excellente qualité du miel de Malte. Sa renommée dans l'antiquité, i5.

.Milly (Jacques de), trente-cinquième grand maître. Élu en 1454. Les règlements de l'Ordre modifiés par le pape Pie II. At-

taque des Turcs contre Rhodes. Milly meurt en 1461, 79-80.

Monnaie de convention après le siège par , les Turcs, 108. Id., sous le magistère de Lascaris/128. Id., pendaut le bloeus sous les Français, 171.

Monstre de Rhodes. Son histoire, 78-79.

Montaigu (Guérin de), treizième grand maître. Élu en iaoS. Mort en ia3o. André, roi de Hongrie, entre dans l'ordre de Saint- Jean, 74.

Monte (de) , quarante-huitième grand maître. Élu en i568. Termine la construction de la Cité Valette. Échecs de la marine de l'Ordre. Sa belle conduite à la bataille de Lépante. Le couvent de Sixène en Aragon rentre sous la discipline de Malte. Mort de de Monte en 1572, xio.

Mortuaire. Revenu, 126.

Moulins (Roger de), septième grand maître. Discussions entre les chevaliers de Saint- Jean et ceux du Temple qui dégénèrent ea auerelles, puis en luttes armées. Alexanre III intervient et les contraint à la paix. Motifs de ces querelles. Le haut clergé accuse à la fois les deux Ordres au concile de Latran. Mauvaise situation du royaume de Jérusalem. Roger de Moulia?, accompagné du patriarche de Jérusalem et du grand maréchal des templiers, se rend auprès de divers princes chrétiens et n'en obtient aucun secours. Saladin se ligue avec Raymond de Tripoli et vient mettre le siège devant Saint- Jean. d'Acre. Roger de Moulins est tué dans une sortie, 7a et suiv.

Napeurs maltais , 10 1.

Naillac (Philibert de), trente- deuxième grand maître. Bataille de Nicopolis contre Bajaxet Ier. Inutile acquisition de la Marée. Mort de Naillac en 14a 1» 79*

Noblesse maltaise exclue de l'Ordre, Comment elle éludait cette loi, 1 1 1.

Normands. Le comte Hbger de Normandie s'empare de Malte. Révolte des Arabes. Us sont expulsés de 1 île, 6a.

Oiseaux. Énumération des oiseaux qu'on trouve à Malte, 14.

Omèdes (d'), quarante-cinquième grand maître. Élu en x536. Expédition de Charles- Quint contre Alçer. Belle conduite des chevaliers. Expédition contre Dragut. Prise d'Africa. La Cité Notable menacée par les Turcs. Avarice du grand maître. Prise du Gose. Lâcheté du gouverneur de cette place. Siège et prise de Tripoli par Dragut Infamie du grand maître. Admirable conduite de

Yillegagnon qui la dévoile Construction du ehateau Saint-Elme et du fort Saint-Michel. Échec en Afrique. Mort de d 'Omèdes, 88 à 93.

Oranges de Malte. Ce sont les meilleures de l'Europe, t*.

Ordre de Malte ( histoire de F), 65.

Organisation de l'ordre de Malte, 1x7.

Ornières antiques, a 3.

Othman (le Père), cause de guerre entre les chevaliers et les Turcs, 128.

TABLE DES MATIÈRES

Papes. S'attribuent le droit déjuger el de déposer les grandi maîtres, 1 i5, el de nommer aux commanderiez d'Italie, 117. Soutiennent les inquisiteurs à Malte contre l'autorité des grands maîtres, 1 16. Pie VI consent à l'érection de prieurés pour les catholiques du rit grec, |55'. Voyez Clergé, Évèque, Inquisiteur.

Patentais de l'inquisiteur et de l'évèque de Malte. Leurs privilèges, in.

Paul Ifr, empereur de Russie , soixante et dixième et dernier grand maître. Crée un

frand prieuré de Russie ; est décoré du titre e grand -croix de l'Ordre, i5o. Accepte le titre de protecteur de POrdre, 1 5 r. Appui qu'il lui prête lors des préparatifs de l'expédition des Français en Kg) pte , 1 54- Grandduc, nouveau né, décoré de la grand* croix de l'Ordre. Création d'une langue génoise en Russie. Érection de prieurés pour les catholiques du rit grec, i55. Paul est élu grand maître par deux ou trois tangues, 164. Intrigues a Saint-Pétersbourg. Avilissement de l'Ordre, i65 et sniv. Paul abandonne les Anglais qui assiègent Malte, 168. Traité d'Amiens, 176.

Paul (Saint). Cet apôtre a-t-il fait naufrage à Malte? Dissertation sur cette question, 17 et 18. Port Saint-Paul et Sassodi San Paolo, au Goze, 5i.

Paule (Antoine de) , cinquante-quatrième grand maître. Élu en 1 G 2 3*11 est obligé de se justifier au tribunal du saint-siège contre une accusation de mauvaises mœurs. Mécontentement causé par les prétentions d'Urbain VIII. Révision des statuts de l'Ordre. De Paule meurt en 16 36, xr6 et suivantes.

Pécheurs. Intrépidité des pécheurs gozilains, 5o.

Péksges , époque pélasgiqne ; monuments de cette période; la tour des Géants au Goze, 5a et suiv.

Pèrellos de Rocafull (Raymond) , soixante-deuxième grand maître. Élu en 1697, Ambassadeur de Pierre le Grand à Malte. Fin des diseussions entre le clergé de Malte et l'Ordre. Querelle avec l'inquisiteur Delcf. Formation d'une escadre de bâtiments de

haut-hord. Succès maritimes. Le commandeur de Laugon. Mort de Pèrellos, i38.

Peste à Malte dans le seizième, siècle , n5, Idem sous Nicolas Cotoner, i34.

Phéniciens. Leur établissement à Malte.

Monuments, médailles et débris archéologiques de cette période de l'histoire de Malte, 54 et suiv.

Pierres. Les pierres de Malte sont extré» mement tendres et poreuses. Pierres puantes. Avantages précieux des pierres de Malte pour la construction , 7 et 8.

Pigeons. Les pigeons de Malle font leurs nids dans tes rochers du littoral. Manière dont les Maltais leur font la chasse. Anecdote, i3 et 14.

Pilier ou chef de langue, 118.

Pins (Odonde), vingt-deuxième grand maître. Son incapacité , 77.

Pins (Roger de), vingt-huitième grand maître. Élu en i355. On pense à conquérir la Morée pour y établir l'Ordre , 79.

Pintode Fonseca, soixante-sixième graud maître. Élu en 1741- Situation morale de l'Ordre. Mœurs déréglées. Gènes offre la Corse à Pinto. Révolte des esclaves à Malte. Mort de Pinto , 141 et suiv.

Pirateries des Maltais, ia8.

Plaidoiries. Comment elles avaient lieu ,

Poissons. Il y en a une grande quantité dans les parages de Malte, 14.

Pologne. Les biens qu'y possédait l'Ordre lui sont rendus, 145.

Pont (Pierre du), quarante-troisième grand maître. Défaite de Barberousse. Prise de Tunis, 88.

Population de Malte ; elle esr hors de proportion avec l'étendue de cette île, 3.

Ports. Éoumération des nombreux ports de Malte, 16.

Poussielgue à Malte , i54-i63.

Prêtres d'obédience ,118.

Prieurés, 118.

Productions du sol, 10.

Protestants dans le seizième siècle. Les papes les laissaient s'emparer des commanderies, o5.

Ransijat (Bosredon de). Sa position pé- que les envoyés du grand maître partent

ooniâire, 1&4. Rend an grand maître les sans instructions pour la capitulation à cou*

elefe du trésor de l'Ordre. Rst enfermé au sentir, 169. Son rôle dans la discussion dt

çhàteM Saint-Ange, r6o, U fait en serti cette capitulation, i63.

CONTENUES DANS MALTE ET LE GOZE

Rastadt (congrès de). L'Ordre ne peut obtenir de s'y faire représenter, i5a.

Raymond,' comte de Tripoli, se ligue avec Saladin contre les chrétiens de l'Orient. Est accusé d'avoir assassiné le grand maître Roger de Moulins au siège de Saint -Jeand'Acre, 73.

Réception des chevaliers , 1 19 et suiv.

Redin , vice-roi de Sicile , cinquantesixième grand maître. Élu en 1657. L'inquisiteur s'oppose à son élection. Le pape là confirme. Mort de Redin, i3a.

Reggio. Tremblement de terre, 145 et suiv.

Régiment de Malte. Sa création , 14S.

Renfort de l'égard , ou cour d'appel, 121.

Responsions, ia6.

Revel (Hugues de) , dix-neuvième grand maître. Les maisons de l'Ordre sont taxées pour subvenir aux besoins de la guerre en Orient. Hugues meurt en 1278, 75.

Rhodes. Guillaume de Villaret pense à y transporter le siège de l'Ordre, 77. Elle est conquise par Foulques de Villaret. Attaquée par Othman, elle est secourue par Améaée Y de Savoie. Histoire du monstre de Rhodes, 78. L'île est deux fois défendue sous Jean de Lastic contre le Soudan d'Egypte qui s'en reconnaît enfin le vassal, 79. Descente des Turcs , 80. Siège et prise de Rhodes par Soliman , 8 1 et suiv.

Ricazoli (fort). Sa construction, i34.

Rochers. Impression que cause la vue des rochers du Goze dans la mer , 5o.

Roban (Emmanuel de) , soixante-huitième

grand maître. Élu en 1775. Relâchement dans la discipline. Réformes tentées par Roban. L'instruction publique encouragée.

Construction d'un observatoire. Érection d'un nouveau tribunal. Convocation d'un chapitre général de l'Ordre. Finances , 144. Adjonction des chevaliers de Saint-Lazare. Création d'une nouvelle langue de Bavière. Accroissement de l'Ordre en Pologne et en Russie. Création du régiment de Malte.

Tremblement de terre en Sicile, i*5. Belle conduite des chevaliers. L'évêque de Reggio , 146. Le commandant de Messine , 147 et suiv. L'assemblée législative décrète la destruction de l'ordre de Malte en France. Afûuence des chevaliers à Malte. Négociations avec Catherine II. Avènement de Paul Ier. Véritable importance de l'île de Malte à celte époque, 149. Le bailli de Litta, ministre plénipotentiaire de l'Ordre à Saint- Pétersbourg. Érection d'un grand prieuré de Russie. Paul Ier grand-croix de l'Ordre. Mort de Rohan, i5o.

Romains. Leur établissement à Malte.

Leur politique prudente à l'égard des habitants de cette colonie. Prospérité du commerce et de l'industrie sous I administration romaine. Monuments de cette période ; lampe sépulcrale , statuts et médailles ; fragments de sculpture, 58 et 59.

Romégas. Sa conspiration contre le grand maître la Cassière, n a et suiv.

Russie. Ambassadeur de Pierre le Grand à Malte, i36. Les biens de l'Ordre y sont augmentés, 14$. Voy. Paul Ier.

SainU Jaille (Didier de), quarante-quatrième grand maître. Élu en i535, 88. .

Saladin prend le titre de soudan d'Egypte, 7a. Se ligue avec Raymond de Tripoli contre les chrétiens, et assiège Saint-Jeand'Acre. S'en empare ainsi que de Jérusalem , 73.

Saline de l'horloger. Phénomène physique dans l'île du Goze, 47.

Saly (Gilbert de) , quatrième grand maître de l'ordre de Saint- Jean. 11 assiste à la prise de Léontopolis. Il viole la paix conclue avec le Soudan d'Egypte. Les chevaliers l'obligent à abdiquer, 71.

Sangle (Claude la), quarante-sixième grand maître. Elu en i553. Fait continuer À ses frais les fortifications de l'île. Nouvelle mais inutile attaque de Dragul Mort de la Sangle en x557, 93-94.

Siège de Malte par les Turcs, 95 à 10;. Par les Français , t5g et suiv.

Situation géographique de Malte, 1.

Sixène. Ce couvent situé en Aragon, entre sous la discipline de Malte. Costume pittoresque des religieuses , xzo.

Soeurs hospitalières de Saint-Jean. Biles passent en Europe vers 1191 , 73.

Sol de Malte. Voyez Malte.

Somptuaires (règlements) de Jean de Villaret, 76.

Statuts de Tordre revisés sous le magistère de de Paule, 117. Modifiés par le pape Pie II. Rassemblés pour la première fois sous Raymond Bérenger, 79-80.

Sulla. Plante particulière à Malte et au Goze. Elle sert de nourriture aux bestiaux, 1 a.

Suprême magistrat dejudicature. Création de ce tribunal et set attributions, i44*

TABLE DES MATIÈRES

Tadarnadur isrira. Ancien édifice circulaire de construction pélasgique. C'est le plus grand de tous ceux que les voyageurs et les archéologues ont décrits, 53.,

Templiers. Fondation de cet ordre , 69.

Terre de Malte. Voyez Malte.

Testaments. Urbain VIII accorde aux commandeurs la permission de tester. Conséquences de cette autorisation, i3o.

Texis (Bertrand de) , quatorzième grand maître. Élu en ia3o, mort en xa3i , 74.

Tombeaux. Description des tombeaux de la montagne Bengemma , ai.

Tour des Géants. Description détaillée de ce curieux monument , 54.

Tremblement de terre à Auguste, en Sicile, (35. A Messine et Reggio, 145 et

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