‹ Iles de la GrèceChapitre 31 sur 31 · COBGYEESOUS LA. DOMINATION AO · texte numérisé non relu

COBGYEESOUS LA. DOMINATION AO

MAiNB. — £n se plaçant SOUS la protection de Rome , le but des Coreyréens était de se mettre à Tabn des brigandages des pirates illyriens. £n effet, le sénat envoya deux ambassadeurs à Teuta, reine des Illjrriens, pour l'inviter à faire cesser toute agression contre les nouveaux alliés des Romains. Teuta, irritée

du langage de l'on des ^sàmkm, le fit assassiner, et en mêaKteiiiii?

flotte considérable fiit misr a v.

Cette flotte attaqua imroédiateonlV damne, colonie corcyréeDBe;ps6!9r se présenta devant Ciorcp et eftli bauillc aux Coreyréens a iihtt^o: 111e de Paxo. LesCoreyràosfiDtitè faits , et le général illyricn, DoÉift assiégeant Coreyre, s'en empan.

11 était temps que les Romaiosnin^ sent au secours des insulaiies, itéÀfl servitude. Le consul FuHioss'i^ avec deux cents voiles, tao&^'BJitre général romain, Attlw ft^hj^ envahissait par terre riUjw.ii'Wj' vingt mille hommes d'inÔDWit «« deux mille chevaux, dèusà^ Rnq

suspect à la reine Tcota, 9 faire mettre sa téteàpra,«»û«« pacte avec les Romaios;fllJ'nur cyre au consul, qui, libre ««««;■ sa jonction avec Aulus ?oA^, Illyriens furent poorsoinsajJW?" la reine Teuta, qui arait ru* te*^ des gens en faisant wf»»»^ voyé romain, s'enfuit dans im^ du pays. Les Roojains, dont te »« étaient nombreuses, ^^^Z 1 lUyrie, etenassurèrentlacwj^^

partie devint profin» »«S^^ autre partie fut dcju^K pour recompenser le «^Jr^ rendu en livrant Corq» » ^J^

Cette conquête a<*«^ iJStfeS serenditàCorcm,eiyi«^^

ordre, l'empire des k)tt«t i«^^

dieux. Il plaça un chef a f»^^t nat, et il déclara ^e&im\^^

peuple romain, pol»tiq««^£ tome employa souvent ^.^, peuples qu'erie «'adjoigBaitpï^^ mes ou qui se doonaien^ «euc-^j^

laissa même q««^^ r\nik fii* Coreyréens devinrent d« »^ et reconnaissants (^^^ ^,« ^1 Fidélité dbs Coicrtfg;^^ cetteépoque, ^otoe^stW^^i^ des sitUSions les plus 0^^^ sa longue et sanglante ^j^(i^

parait a une cxpcun-v.. -^^p,^ fyrien Démétrius avait (fr^^

faitdéfecUon. Ceç&i^f^^\tf^ lius commença par repiac»

Lonfiitude dn Méridien de Paris.

LUïflVERS.

cédoine et PËpire, les Gorcyréms et quelques autres villes grecques levèrent une atmée, et remportèrent un avanta^ signalé sur ces barbares. Mais eette victoire fut suivie d'une peste terrible, qui ravagea Tarmée et la population; un autre fléau remplaça celui-là. La persécution de Dioclétien contre le christianisme se fit sentir cruellement à Corcyre. Plus tard , Hélène , mère de Constantin le Grand, débarqua deux fois à Corcyre, et donna sa protection aux insulaires , ^m avaient tous adopté la religion chrétienne.

CoRFOu sons l'Empibb d'Obibnt.

— A la mort de Constantin le Grand (8S6), Corcyre fit partie des États de son second fils , Constant. Les Corcyréens combattirent en sa faveur contre Constantm, son frère, qui fut vaincu à Aquilée, et contre les Goths, qui renouvelaient incessamment leurs incursions. Dans la lutte de Constance, empereur d'Orient, contre Tusurpateur Magnence , les Corcyréens prirent parti pour Fempereur d^Orient, et en retour de ce service leur république obtint de grands privilèges.

Lorsque Tempereur Gratien accourut d'Occident au secours de l'Orient, touiours menacé par les Goths , il s^arréta a Corcyre, y trouva une flotte et deux mille soldats, qui se distinguèrent contre les barbares et contribuèrent à leur défaite. Pour témoi^er aux Corcyréens sa reconnaissance, il séjourna dans leur tle au retour de cette campagne (375).

Corcyre se signala encore sous Th^dose II ; ce furent quatre mille de ses soldats qui prirent Ravenne, occupée par les ennemis de l'empereur.

Après la prise et le sac de Rome par Oenséric, roi des Vandales (455), Corcyre eut à essuyer la cruauté de ces barbares : elle fut ravagée par eux en même temps que la Sicile et ta Grèce , à l'exception toutefois de la ville elle-même, qui se défendit courageusement. Genséric ayant été battu par Basiliscus, Corcyre jouit de la paix jusqu'au règne 4e Justinien.

Sous cet empereur, son général Béli- «aire passa à Corcyre, et enrôla sous ses drapeaux la jeunesse corcyréenne pour sa grande expédition d* Italie contre les Goths. Béfisaire reprit sur eux Naples «tRome (59^5). Alors les Goths, sous la

eonduite de Vltig^, vurbI njpi Rome , au nombre de cent àfiiti mille. Bélisaire soatÎBt poiiatte ans leurs terribles assaQ&,etkita^ enfin à la retraite. Lesùi^i sigoalèreot particulièreiieatà«aeih fense. Bélisaire, pounufaotnKBi serra de près Vitigès, qui toilrtaï, assiégea Ravenne, où il s'ait rÉt,i s'en empara; mais il fat nppekiûi tantinople, disgracié et rrâpi» p l'eunuque Narses.

Totila , suecesseur de Titiffii^O ravagea la Grèce , et ù«t^ ■*«*# point à sa vengeance. Les raixat Totila furent interrompwpirtef, qui battit les Goths sur «et sarwt

Plus tard, sous renpawl»* (542), nous retrouve» la C«!ttti s'armant contre les barbareiitf ^* très contre les Dalmata; ili fiq"(«< à leurs frais une flotte, qu'ils bit«|« service de l'Empire. Nws te n»

vons encore à la bataille » "** contre les Lombards, oo ils "«["■ spécialement les éloge» de i«^ Héraclius (610), quiafiUP»*" plus grandie estime .

A cette époque «hwiwicw »»| vages des Sarrasins, qui ffljJJ*' Grèce et Corcyre. Dansy»*^ vale , livrée par Constaotfla «f^ Corcyre compta ««!«»«( ?^ équipés à ses frais. Cob^^JJt

fils de Consunt, ae û^Pf "SS reux que son père contre » ^JTJ et la flotte oorcyréenfle to a» « " plus grande utilité. __^i-j(B

Constatons ici que wrcp^J temps malheureux, et m vam^^

guerres épouvantables qw ^^ as-Empire, ne cherche sod»»?' elle-même. EUe crée m w«j^ seulement pour se pw*^»"Jg(^ pour secourir les ^^^^lU^ rate ralliée fidèle. C^te ftjttj mence par défaire en P»»»*?^^ très les Sarrasins; putf?SS^K# rition finit par les int^^riii

;irrivA finns TiistillieD U \'^^1

étant assiégé dans sa caPT^ Sarrasins, les Corcyréatfjr;^;; pas qu'on leur demande û»^ Pendant qu'ils se défendeol «^ contre d'autres eonema, vs

L'UNIVERS

de longue durée. Emmanuel fit la paix avec Venise, et à la suite de cette paix il érigea en duché Corcyre, l'Épire et r Étoile, qu'il donna à son fits naturel Alexis.

Le due Alexis, ayant eu des démêlés avec Tempereur Andronic], ap|)ela à son secours les Normands de Sicile. Mais Gorcyre, qui avait en horreur les Normands , ne Toulut pas les recevoir, et ferma ses portes à Alexis lui-même. Ce prince ayant été fait prisonnier, l'empereur Andronic s'empara du duché qui lui avait été donné en apanage, et envoya ses lieutenants occuper Gorcyre.

Mais sur ces entrefaites , Andronic fut déposé, Alexis rendu à la liberté et remis en possession de Gorcyre et de son duché , dont une nouvelle révolution dé palais le chassa pour le reléguer dans un monastère.

Le duché fin maintenu entre les mains de son fils Michel.

Cest sous son règne que s'effectua la quatrième éroisade (1204). Les croisés s'arrêtèrent à Gorcyre ; c'est de là qu'ils se dirigèrent sur Gonstantinople et détrênèrent Alexis, pour le remplacer par Isaac Ange. Michel garda son duché.

Pendant que Baudouin était élu empereur de Gonstantinople par les croisés, le duché passait a Michel II, fils de Michel P^ Michel fortifia Gorcyre, .

de façon à la rendre redoutable; il fortifia paiement plusieurs places du continent et spécialement Durazzo.

Il eut ponr successeur son fils Michel III; mais son oncle et son tuteur,., Théodose , prince belliqueux et entreprenant, le chassa, lui et sa mère, et se livra à sa passion pour la guerre. A la tête d'une armée de Corcyreens et d'Épirotes. il battit les Latins, s'empara de Thessalonique , et conquit diverses parties de la Grèce.

Mais ayant attaqué les Bulgares , il fut vaincu, fait prisonnier, et, rendu bientôt à la liberté , il rétablit dans ses États son neveu Michel III. Michel fixa sa résidence à Gorcyre, fortifia l'Arta, et bâtit le fort de Butrinto ; il élera aussi plusieurs églises.

Il eut pour successeur Michel IV, qui épousa Marie Lascaris^ fille de l'empereur Théodose , empereur Sans États , puisque Gonstantinople était au pou-

voir des Latins. Le dœ Hiehdl? eit deux filles de ce maria^, BSm,p épousa le Normand Mamred, mk%elle, et Anne, qui épousa le petit chaîe. Enoreueilli de «s bnûiits^ liances , Michel IV prit le titre é( d» pote de Gorcyre, d Épire et iM; il prétendit même à Pempire^diérf de sa femme Marie Lasàrii. km pagné de ses gendres, 0 nante ■ G<mstantinople, où régnaient amisblesse les deux fils de BaudGià, m la tutelle d'un Paléologo?. Mû, e croyant trahi par ses geodns, iepniz d'Achaîe et le roi de Sietle.il^»

bitement la faite .eisumemé son exemple. Les geDdra^ûui'to' donnés, soutinrent oénBoiask^ de l'armée impériale; mais &ta»f défaits : le prince d'Adwew^P sonnier, etManfrDdne«'édia|i|açrwf des peines infinies. Ce deroier p malheureusement dans sa latte «■«« câèbre Charles d'Anjou, qœs'eBçw*

ses États (1264). ,.„

Alors Michel IV, s'apff»^*»

faute, voulut la réparor; i/fw^tf armée nouvelle, composée deCoftjw»

et d'Épirotes, marcha voetmji^ sur GonsUntinople, et ^^ général de l^mpereor Miclid ^ gue. Mais il ne proâta f^t^ foire, et conclut fa pax *f^^ d'Orient. Cette paix ne ^^rr^ temps. Paléologue était wÇ»»^ bitieux et remuant; I» «"^1!^ mença dé nouveau, ^'**£!5^-f

deux souverains, sans»™»» te bataille, ravagèrent siœdt^

frontières del'Emm^^^^ du duché. Mï^é iVi*»"*" ^S de ces hostiHtés. Il JP«^.7J^ entre ses enfants; et ^fj^^ tards , le prince Jean, (f^}^^ coup, eut pour sa part i/J^^ province de l'Étoile. ^^

GOBPOU sous LBS *OBI W ^

— Sur les sollidlatJot» *JSJ chassé de Gonfitantlnop» F ^, gue, Charles d'AnjolI,wl«^^

avait armé cent &^^Jlii^

seaux contre l'empire ffO^Jgii*»

para d'abord de Duram, ^.^^ contre Gorcyre, «>n nerco. ijjj^ ,^

voure des Gorcjrreensw»»'^

vjjjmfMS.

le royaume fut Tivré pendant de longues années à toutes les horreurs de la fierre civile, et les Corfiotes soogèrent se soustraire à cette domination , oue leur rendaient plus lourde encore oes impôts onéreux et d*insupportable8 vexations. Ils chassèrent de Gorfou la garnison et radministration napolitaines, et, pour couronner cet acte d'indépendance nationale, ils rétablirent le régime républicain , qui les avait longtemps gouvernés sous les Grées, les Romains et les empereurs d'Orient.

Paxos.

Les antioues traditions prétendent que rtle de Paxos a fait autrefois |>artie oe rile de Corcyre , dont elle aurait été séparée par un de ces tremblements de terre si fréquents dans les lies Ioniennes. Elle a absolument les mêmes produits et la même qualité de terroir.

Paxos n'a pas, à proprement parler, d'histoire ; elle a été dans tous les temj^s une dépendance de Gorfou, et en a suivi toutes les révolutions.

Pline donne à cette île le nom d'Ericusa ; on ignore d'où lui vient le nom de Paxos. Elle resta longtemps inhabitée. Dans la belle saison, les Corcyréens y envoyaient paître leurs troupeaux, et ce sont probablement des pasteurs qui en furent les premiers habitants. La popubtion s'en accrut avec le temps, et subit toutes les phases par lesquelles passa la population de Corcyre.

Dans les guerres intermbiables que les Corcyréens eurent à soutenir, Paxos avait un port qui servit quelquefois de reflue à leurs forces navales et quelquefois aussi aux forces de l'ennemi. Ce port est devenu plus tard un véritable nid de pirates.

Paxos appartint successivement aux Romains , aux empereurs d'Orient, aux rois de Pïaples et aux Vénitiens. Les Napolitains y bâtirent un petit port, dont on voit encore l'enceinte.

Les Paxinotes appartiennent à la religion grecoue ; son clergé dépendait du protopapa de Corfou ; il y avait une chapelle presque par chaque habitatipn.

Paxos avait trois ou quatre familles aisées, qui sous la domination vénitienne achetèrent à Venise des titres de comtes et de chevaliers; ces nobles

étaient vêtus à b française : ft iaïai jamais d'influence sur les hiUttè rtle.

Il n^y avait point d'adoiiiistnia ni même de conseil dans (Oik-.k temps en temps, à des iotenibBia^ guliers , et selon le besoin des ém tances , les princes do pays s'a»

blaient et délibéraient SenioMitô^t^ de ces pnmats, désigné par le pn" teur vénitien de Corfoa, feibà police du pays. Ce primat, appdé capitaine , avait sous ses onns enseignes , qui pereevaieitla Porto-Gai et dans les aotmBo ils commandaient la niie, oiaitm] des paysans, et rendaieotkjvbtttasC

au criminel qu'au civil.

Leugàde.

Temps fabuleux k m(^ — Llle de Sainte-lbureapMteM»tivement les noms de Nérilis^kwjcade. Homère place les leocw"* les ordres d'Ulysse , an site deT»

Virgile fait débarquer Énéetow*

mox tiUueaim nimhm «Ç^Jf** Blformidatu» nautu ^t^f^fSLirf Huncpetimuêfmi e( pamr «■»«*.;:

Ce temple d' ApoUon, ^^^^

du promontoire de ^^^^ti

les temps anciens une ff**^^

la guerison oe ieu« »^"rvjim pr&ipiuient dans la m«*ï^î rocher : c'est ce qu'on ^m^.fZ Leucade. La traditioo at»we» JJ l'origine de ce singulier iwp-'J^^

pleurait la perte dTidoiu8,ette^ par toute la terre. ^}^2l^ dans le temple d*Apo«oB ff^ Apollon, touché de sa ào^^^Z.

duisitsur.le haut ^ 1* ^Lis cade, et lui conseilla de fjWT ^ flots , où elle trouverait roow^ douleur. C'était aussi Je ^TJ que Jupiter, irrité par ^fJ^Zgi non, éteignait les (^^^^ acquérait la force de ^^^,7^} mes de la déesse. Sapbot»^Y^

Première des mortelles 9^ ^^ e Leucade.

(i)£n., in, 274.

L*UinVCES.

beauté de leun yaiseeaux, dont les poapes et les proues étaient peintes avec un art admirable.

ÛâPHALONIB DAKS LBS GUBEBBS DB

LÀ G AicB. — Dans la ^erre qui éclata entre Corcyre et Gorintbe, les Céphaloniens se déclarèrent d'abord contre leurs voisins, qui étaient sans doute aussi leurs rivaux. La ville de Paie fournit quatre vaisseaux aux Corinthiens. Mais lorsque Ath^ies se fiit prononcée en ùtveur de Corcyre, les Céphaloniens changèrent de parti ; ils s'attirèrent ainsi la vengeance de leurs premiers alliés. Corintne envoya contre eux quarante navires ; mais elle échoua misérablement dans cette expédition. Céphalonie resta fidèle à la cause d'Athènes. C'est à titre d'alliée et d'auxiliaire que nous la voyons intervenir dans les querelles de la Grèce. Malgré les progrès de sa puissance , elle n'eut point aambition personnelle , et sans faire abandon de ses intérêts et de son honneur, elle sut éviter les périls glorieux du premier rang.

Conquête db l'Île pab les RoiLàiNS.^ L'indépendance deCépbalonie devait succomber sous la puissance de Bome; mais elle succomba dignement.

Tandis que la plupart des cités de la Grèce allaient au-devant de la servitude, Céphalonie repoussa les armes du consul T. Qumtus Flamininus ; et pour soumettre la seule ville de Samé ou Samos il fallut à Marcus FuWius un siège de quatre mois. Samos fut rasée de fond en, comble et ses habitants vendus à l'enchère. Tite-Live, qui a raconté les détails du siège, fait 1 énumération des richesses apportées devant le consul.

Cétaient deux cents couronnes d'or du poids de dix livres; quatre-vingt«trois mille livres d^argent; deux cent quarante-trois livres d'or; cent dix-nuit pièces de monnaie athénienne; dix mille quatre cent vingt-deux pièces macédoniennes; deux cent quatre-vingttrois statues de bronze ; deux cent trente de marbre; une quantité prodigieuse d'armes et de machines de guerre;

Elus les sommes distribuées aux tnuns, aux chevaliers, aux centurions, aux soldats même. Ce tableau suffira potv indiquer suffisamment combien la prospérité des Céphaloniens s'était dévelop-

pée par les arts de lapaix,ct#Ie' ment par la navigation et ûeowm.

Leur nistoire particulière fioiiBilB de Samé. A partir de la ràmk Fulvius rtle de Céphateest»

prise daus les possessloos msm en 864 de l'ère chrétienne dk ps sous la domination de ï(nifR&^ rient.

Pendant cette période rhto à Céphalonie reste tiès-obseoi^etrocii à ce sujet que des données rares tft certaines. D'après le cfarooiqKirJa Martius , Céphalonie dans lagraaie»

vasioQ des barbares, serait ievaiK^ proie des Lombards.

Les Lombards ayant âé élusse di talie par Charlemagne,î«rn6û0, on suppose gue C^alooKO^*^ vra alors son «dépendance, ouwwo»

à l'empire d'Orient

Le pbincb nB TamL-u 112$ elle appartenait m Œi{w«?

d'Orient, quand les Vcoitias, «»; lieu des guerres deIaTemSante,J à la faveur de la déplorable f*«« l'empire, s'emparèrent do di«a« Céphalonie; mais ils ne pmwt if * core défmitivement pofi«sia *^* En effet, en 1207,rempereorBa^ donna plusieurs îles gwc9«*^jf autres Céphalonie au prifl» * ÏW^

Gains, qui l'avait so/riii^ MaisBaudouin,ren?er«paWJF

ayant appelé les rois «P™^*;!

pies à son secours, etooegoet*»*^ s'étant engagée dans «»J^ guerre où toutes les amWio» » "; saient, où toutes les pr^^^:I nifestaient par les armes, oii»^ guérants grecs ou latins se «^ les uns aux autres avec une proiM^ rapidité, Gaius jugea P««!f».3 un point d'appui surlejjndUFJl

ter.^ s'adressa à la répuWM nise( 1215), se plaça sous saptiB^

et lui payauîbut. ^ ^

Les Coutbs db Toc^f^ ^ 1229 nous voyons pl»^ vénitiens, dirigés par un ?i^ comte de Tochis^ aUcrJ « de certaines parties de la ui^ comte de Tochis s'mp^J^^ Maure, de Janina et de plusw^ .

villes. Vers cette époque '^"^ vins de Naples hisaieot u s«^

ILES lOIïIENNES.

tr

l'empire (TOrieot, et les aventuriers qu'ils avaient à leur solde ravageaient les côtes de la Grèce et les frontières de Fempire; les Iles Ioniennes eurent beaucoup à soufi&ir de ces ravages, malgré le protectorat vénitien oui couvrait plusieurs d'entre elles. A la fin de cette guerre , quatre de ces lies, Cépbalonie, Zante, Sainte -Maure et Ithaàue* restèrent au comte Charles de Tochis, successeur de celui qui avait pris Janina. Le comte de Tochis aimait la guerre et les aventures» comme son prédécesseur.

Il voulut reprendre Janina, qui avait Eût retour à rempire, et que l'empereur Jean Gantacuzène avait donnée à un certain Spa ta . Ce Spata, souverain de Ja nina, appela lui-même contre un de ses voisins le comte Charles de Tochis , qui vint à son secours avec son frère, Léonard de Tochis. Charles de Tochis fut vain-

Sueur, épousa la fille de Spata, et hérita e la principauté de son beau-père.

C'était une conquête solide; car Tempereur Emmanuel II lui en donna l'investiture régulière.

A la mort de Charles et de son frère Léonard, Charles II prit possession de la principauté ; mais il fut chassé des États de terre ferme par l'empereur turc Amurat, ^et réduit à ses possessions insulaires , composées de Céphalonie, Zante et Sainte-Maure.

On sait que les comtes de Tochis étaient déjà, pour ces fies, tributairesde Venise. Amurat eiigea qu'ils fussent aussi ses tributaires, et qu ils ne fissent aucun acte de souveraineté sans l'agrément du gouvernement turc.

. Léonard II , fils de Charles II, ayant méconnu cette suprématie des empereurs turcs, s'attira leur colère. Le sultan envoya contre lui vingt-neuf vaisseaux et une armée de débarquement. Léonard s'enfuit à Napies, et de là à Rome. Les Turcs arriva dans les lies Ioniennes s'y livirèrent aux plus çrandes cruautés, et malgré l'intervention de Venise, les dépeuplèrent, passant* les unsaufildel'épée, réduisant lesautres en esclavage. Puis ils mirent une forte garnison à Céphalonie, et se retirèrent. Antoine de Tochis, frère de Léonard, aidé des rois de r^aples, fit plus tard une tentative sur Céphalonie, mais il eut contre lui les Vénitiens et les Turcs ;

il fut tué dans un combat, et Céphalonie fut replacée de nouveau sous la domination ottomane.

Au commencement du seizième siècle , Baiazet déclara la guerre aux Vénitiens. Ceux-ci réunirent leurs forces à celles des Espagnols, et vinrent assiéger Céphalonie , les Vénitiens sous la conduite de Pesaro, les Espagnols sous le commandement de GonzalveFemandès.

Le château de Céphalonie était gardé

fmr six cents Turcs et une forte artillerie : e siège fut long et meurtrier j mais, attaqués par des forces supéneures , les Turcs finirent par succomoer, et furent en majeure partie massacrés. Pesaro prit possession définitive de l'île au nom de la république vénitienne, et Francesco Leone en fut le premier provéditeur. Depuis cette époque jusqu'à la chute de la république , Cépnalonie n'a cessé de faire partie des possessions vénitiennes dans le Levant.

Ithaque.

L'île d'Ithaque n'a pour amsi dire pas d'histoire -. elle a partagé la fortune de Céphalonie , sa puissante voisine. Le nom d'Ulysse l'a seul illustrée. C*est dans l'Ile dlthaque que régna le fils de Laerte; c'est là que vécut Pénélope, c'est là que le héros revint châtier les débauches ,et l'insolence des prétendants. Sans Homère, qui l'a chantée et qui peut-être la visita, cette île, peu étenaue, et à peine peuplée, aurait complètement échappé aux r^ards et à l'attention des historiens. Voisine de Céphalonie , dont elle fut une dépendance , elle en suivit toutes les révolutions, appartint successivement aux Romains, a l'empire d'Orient, aux comtes de Tochis et aux Turcs, et enfin aux Vénitiens.

Il faut lire l'Odyssée pour connaître l'ancienne île d'Ithaque; quant à l'état actuel de Thiaki, il est exactement et complétementdécntdanslelivrede William Gell(l).

A l'est d'Ithaque, on aperçoit dans le lointain les sommets rocailleux des anciennes Echinades , aujourd'hui les Ues Curzolaires.

(i) W. Gell., The Geographj and AnU-qmûes ofUhaca ; LondoDy x3o7, m-4^

L'UNIVERS

Zàcyuthb.

Temps bbboîqubs. — Les Achéens sont les premiers habitants connus de nie de Zacyntbe. Selon la légende y elle dut son nom à Zacynthus, fils du Troven Dardanus. On place vers Fan 2530 rarrivée de la colonie conduite par ce héros. Un siècle après , Zacynthe aurait à son tour envoyé en Espagne une partie de sa population. Cest à cette émij^ation que Sagonte rapportait son origine.

Au siège de Troie, les Zagmthiens combattent sous les ordres d'Ulysse. En Pabsence du fils de Laerte, les princes auxquels il a confié le gouvernement de rtle se rendent indépendants, et vont à Ithaque partager avec les autres prétendants les dépouilles du héros. Ils ont aussi leur part dans le châtiment, lorsque Ulysse reparaît avec son fils Télémaque pour venger les outrages faits à Pénélope.

Suivant une tradition, rapportée par Denys d*Halicamasse, Ënée aurait reçu à Zacynthe une généreuse hospitalité , y aurait bâti un temple à Vénus et célébré des jeux magnifiques.

Tbmps historiqubs. — L'histoire de Zacynthe commence avec la guerre du Péloponnèse. Sommés par Athènes de prendre les armes contre Lacédémone, les Zacynthiens refusèrent de s'engager dans la querelle des deux villes rivales; mais ils furent bientôt contraints de renoncer à leur prudente neutralité. Les Athéniens, commandés par Tolmidas, débarquèrent dans 111e, et lui imposèrent, sous le nom d'alliance , leur impérieuse domination. Les Zacinthiens durent paver un tribut en argent et en soldats. Néanmoins , ils restèrent fidèles à Athènes , jusqu'à ce que le général athénien , Timothée se fut avisé d*avoir recours à la force pour réintégrer dans rtle de Zacintne plusieurs exilés. Ils se révoltèrent, et firent appel aux Lacédémoniens » déjà occupés à soutenir la noblesse de Corcyre contre le peuple de cette tie , que soutenait de son côté la démocratie athénienne. Jusque là les Zacynthiens avaient ^ les alliés des Gorcyréens ; en se rangeant du parti de Lacédémone, les Zacynthiens se firent de leurs voisins de Cortyre des ennemis; car la faction des nobles fut exterminée dans Corcyre, et le

parti populairetriomfhaBtnepÉsB point aux LacédémooieDsetMxInthiens leur interventioiL

Thucydide rapporte que Zacjvtk»

vint à Talliance athénienne.Laeédm en fut irritée, et médita une la^ cruelle. Cnémus, alon génénl, e»

mandant une flotte de cent foilKS mille hommes dedébarqoeflNBt,fai^ ruption dans 111e et la ravagea. AJonio Zacynthiens en appelèrent à ko éi* sespoir; ils firent une réastanee si epiniâtre, quils foroèreot C&àwiie»

tirer avec perte.

Dion, chassé de Syraouse par Dofi le Tyran, s'était retiré daaile i^ nèse. Lorsqu'il entreprit de éêlimr sa patrie, c'est à ZacyDtDeqnH finie R&dez-vous des ooi^és. La ^àim secondèrent ses projets. Apitton^ magnifique et un sacrifice wM il»

le temple d'Apollon, huit oeatslMBS qui formaient toute rarmée, i^quèrent sur trois vaisseaux liieBapp^ visionnés de vivres et de lauim L'appui de Zacyntbe fecfliûksw*** cette expédition téméraire; bm»'^ Zacynthiens eurent rhomieiirdeeMtnhuer à la chute du tyran, ils wW leur gloire par une infime trato»"^ assassinèrent le libérateur dtSm»' C'était le jour de la fêle A^^T' une troupe de Zacyiitl«»^«**Ç l'Athénien Canipous, enielepiieia* meure de Dion, tes uni w^*"*^ dehors, et gardent la «)««•>»»

pénètrent sans armes dans la sa»

Dion était tranquiUemeotaflttfiJJr

salle intérieure, au inilieB(fan?"T d'amis. Les meurtriers se jettent «r»

Qoeatu^

lâcheté rend complices u» —— débat seul contre tous. La ^rZ gue et cruelle. Pour aehcwrU ^ il fallait une épéc. Dion,prB8g«?«^ redisait de se rendre et de »«*"' r.

fin , après une horrible attente, «d/^ tain Lycon , de Syracuse, jeu f»^"^ nétre un poîgnarcl, qui perautaw^ sins de consommer leur criffle. ^

Domination bomawr -vr^ne Lœvinus qui le premier porte ajj ^ de Zacynthe les aigles ïwnamtfij»^ y trouva une vigoureuse résetancc*

«ao

LUIOVERS.

para d^one partie de rAlbante , épousa la fille d'un tyran de ce pays, et à la nsort de ce tyran tint du chef de sa femme Timp^urtante place de Janina, dont il reçut d*ailleurs Tiafestiture régulière des mains de l'empereur Emmanuel IL Â. la mort de Charles Tochis, son frère Léonard lui succéda, et Léo* 'nard eut lui-même pour successeur son fils, nommé Charles comme son onde.

Cétait un prince fier, hautain et dur; ses sujets de terre ferme se plaignirent, €t se placèrent sous la protection d'il- •murât. Les Turcs dépossédèrent le comte <2harles, et le forcèrent à se retirer dans ses possessions insulaires, Zacynthe, -Céphalonie et Sainte-Maure. De plus, Charles dut leur payer un tribut, comme il le fusait déjà pour Venise, et livra en otage son fils Léonard, que Mahomet fit enfermer au sérail.

Ce Léonard, qui, sorti du sérail, succéda à son père, ne conserva pas longtemps sa prindpaoté. Il dut s'enfuir devant les Turcs, et il se réfugia à Naples et ensuite à Rome, où il mourut misérablement.

Destbugtiou di Zxntk paa les TuECS. — Mais cette fuite de Léonard ne préserva pas les Iles de sa princi-

Sauté de la vengeance des Turcs. La otte turque commença par s'emparer de Céphalonie, puis elle se présenta devant Zacynthe, et la somma dese rendre.

Pierre Broalius, commandant dans l'Ile depuis le départ du comte Léonard, résolut de se défendre. Il comptait sur les secours des Vénitiens, dont les forces navales croisaient dans la Méditerranée sous le commandement d'Antoine Lorédan. Loredan se présenta en effets devant Zacynthe, et reclama pour les su» jets vénitiens qui habitaient Vîle le bénéfice de leur nationalité. Le général turc reconnut la justesse de cette réclamation, et suspendit les hostilités jusqu'au départ des sujets vénitiens. Un grand nombre d'habitants , profitant de cette occasion favorable, abandonnèrent l'île en même temps que les nationaux de Venise. Les infortunés qui restèrent furent presque tous passa au fil de Tépée ; Zacynthe fut dépeuplée, et devint semblable à une tle déerte. C'est alors que les Turcs la cédèrent aux Vénitiens moyennant une somme d'argent.

Ctthéix.

Cvthère (Cérigo), occop M par les Phéniciens, quiy ét^JinotleeÉ d'Astarté ou de Vénos, Ait poifisa suite par une coloniede Uommi^ Son histoire primitiTe n'eftpasooK La tradition place dans cette le k»

lais d'Hélène et de Méoélai. Panis ruines qui couvrent la côte, oonnip une grotte taillée daos le ne a tn de voûte. Cette ootte, selon blépak aurait servi aux nains d'flâènt

Dans la huitième année deb|ias du Péloponnèse, les AtbnieBS fint une descente à Cythère; dixiaisns entrèrent dans le port Le boi^^ ^ Scandée se rendit sans résistaa;!»

la ville se défendit avec ^^v^^^ de céder au nombre, les habitait retirèrent dans la forteresse, eito dèrent à capituler. Us o*<^ffertiia « sauve, à condition de recosiato J domination d'Athènes. Pour asonr ia soumission de l'Ile, Niciai,qw«»^ dait les Athéniens, aisortirdeap»

tous les Lacédémonîens, et lesaw* loin des côtes , dans ^'^^'^j^.

La possession de (>tb«e ^w^ !

Athènes beaucoup à^^noX^V^J^ poste , gardé par une (bitt ^»«7 elle menaçait continueyeoÇ'*^ nie. C'est de là que v^!^^

dirigée contre ÉpidaurcbiU»««^ contre Thyré^ , asile deï Bjpf- "" cette ville, les Athénieosf

contre Thyré^ , asile deï Ép^*^ cette vUle , les Athénieosij»?^ niers un certain nombie«^r""T

restés fidèles au parti deUÇ^^ et les traitèrent avec plBS i^^

que les Éginètes : ceuxf va^ nasses auïl de Tépée; iei 0^ rurent seulement reléguésdans»?^ îles de la mer Egée. ^

Cythère ne resta pas ^^^ la domination athéniennei «^^ couvrée par h^eédémone-^^^j^ retraite au roi Cléomène, lo«^^^ formateur aventureux wtoDu^.^ à l'approche d'Antigone Do»»''*

Macédoine. ^ ^^^«51^

Elle suivit le sort àtSjfSi^^^^ mit, avec le reste de la Grèce, a

du peuple romain. ^ ^ui^t'i0 Avrridire,11lede(;j^j;U

d'histoire; eUe n'a joue qu'^Sla sifdans les révolutions qui oBi-6

LUNIVERS.

avec succès par les Corfiotes ; ainsi que les châteaux de Strivali et de Rignassa. Les insulaires eurent tout Tbonneur de oette victorieuse résistance. Venise ne .pot leur envoyer aucun secours ; bientôt elle conclut la paix avec le sultan (1456). Ce fut une trêve de peu de durée. Les Turcs reprirent Jes hostilités, et s'avancèrent du côté de TÉpire. Cette fois encore ils furent arrêtés par le courage des Corfiotes, près de Butrinto. Corfou leur opposa deux mille hommes armés à ses frais. En 1463 elle leva une troupe de mille homnnes à sa solde. Elle envoya une galère et quelques petits bâtiments à Tattaque de Mételin. Enfin, sous la conduite du bai le Molinq, les insulaires firent une incursion en Épire. Dans la flotte envoyée par Venise au secours de riégrepont (1469), Ttle fournit encore plusieurs galères. En récompense de ses services , elle obtint que le conseil de la noblesse nommât les conmiandants des vaisseaux équipés aux frais des habitants. C'est qu'en effet c'était une lutte personnelle qu'elle soutenait contre les Turcs. En 1480 les infidèles firent une irruption en Calabre; Venise, liée par un traité avec la Porte, garda la neutralité ; les Corfiotes envoyèrent un grand nombre de petits bâtiments aux secours de Monopoli, assiégée.

La république ne pouvait pas condamner ces excès de zèle et se montrer ingrate envers des sujets si dévoués.

Elle apporta dans radministration de rtle quelques réformes salutaires. Les provediteurs et conseillers eurent ordre de maintenir les priviléses et prérogatives de la communauté, sous peme d'une amende de cinq cents ducats et de la perte de tout emploi pendant cinq ans.

Après la conclusion de la paix avec Baiezet (1603), le sénat accorda à la noblesse de Corfou la nomination des

fouvemeurs de Parga et de Butrinto.

In 1528 il fit de nouvelles concessions ; les syndics obtinrent la liberté de convoquer rassemblée de la noblesse , sans que le gouvernement pût y mettre obstacle. Au sénat seul fut attribué le droit de casser les décisions de cette assemblée; il fut décrété que tous les trois ans des censeurs seraient envoyés de Venise à Corfou pour écouter les plaintes

des habitams, qui d'ailkonpRQHit s'adresser directement au séDllsfa on accorda à lacommuDaïUéimtinB assez étendu pour v constniR (ksogasins où devait être déposée oxtB taine quantité de blé. Les mé& s avaient l'administration. lesnatMi

?ui achetaient les blés de Faoaro^^ anorme ne purent les exporter jTtnise, qu'en payant à Corfou qœszep cent de la valeur de leurs ehaiigniH^ Vn trait caractéristique des mm^ temps, c'est l'ordonnance qnicèb les juifs d'habiter un quartier sqereft leur défend d'acquérir des \m^ Cette mesure, sollicitée parteCwftfe fut accueillie peut-être afee plus de faveur que les r^ements (jaiassoTawi la défense et lesapprovisianDBWïs*^ oavs.

SiBGB DB COBTOU PU BAJM

BoussE (1 687). — Jusqu'en imm de Corfou contre les Turcs ne prés»»

aucun événement digne d'atiefltiw^ insulaires n'ont pas eu enwre a siH les désastres de l'invasion. C«tbo^ oui le premier entreprend la coa^ de leur territoire. .

Corfou n'avait pas uncganw»^ sidérable ; mais eljp se crojait fo^ par la flotte véniUenne, q« ««f "S Pesaro, et par celle de ÛaW^ sous les ordres du Génosifl^^ elle attendit avec coun?^^**^ Barberousse. ., «.««

Le siège fut long et te^Ii»J^^ n'avait pas eu le temps d'apP^^^Tj la ville; la flotte turque fef»Mrt«r

Il fallut jeter hors des rsf^Zg lards, les femmes, les enÊiDtSjW^

les bouches inutiles. Cette if^ ipérée permit aux troupe yj^ Heur Résistance. Maigé ff^ «e Soliman, qui vintétablffSM^ sur la côte d'Epire, maigre '»^,{ Barberousse, les Turcs »J^^ d'une lutte sans fin et sansr«^|g épidémie occasionnéepar te"T^^ mauvais temps et la i^^^'Jt,^ les décourager. Soliman, ^^

ses ;er

murmures de ses soldats dre de lever le siège. , ^^^ is Corfou devait garder lon«^^ traces sanglantes du V^fZd^\ rousse. La campagne était oer^ dans la ville, presque toute w»^

ILES IONIENNES

rait péri les armes à la main. Pour la iinplaeer on dut faire un choix parmi s familles du second ordre qui s'étaient ! plus distinguées. Telle était la dé- *esse des habitants, que Venise dut leur )urDir du grain pour les semailles et es bœufs pour le labourage. La paix tait nécessaire pour réparer tant de laux; elle fut signée en 1539.

Sous le règne de Sélim lés hostilités reommencèrent. En 1571 la flotte chrétenne sortit du |)ort de Corfou; plusieurs les vaisseaux qui la composaient avaient té équipés par les insulaires; ils pri- 'ent une glorieuse part à la victoire rem- >ortéepr& des îles Curzolari ( anciennes «Ichinades ). Corfou était le rendez- vous les Vénitiens et de leurs alliés ; elle ;e plaignit des désordres commis par les ;oldats et les marins, et le sénat dut écou' ter ses réclamations. On bâtit des casernes pour la troupe, ^ui jusque alors avait logé chez les habitants. Une nouvelle incursion des Turcs, commandés par Sirvan-Pacfaa , fit comprendre à la républicjpie la nécessité d'augmenter les fortifications de la ville. Marteningo fut chargé de la mettre en état de résister à toute attaque ; il construisit la nouvelle forteresse , qui couvrait Corfou du c6té de terre. Elfe était placée sur une hauteur, vis-à-vis du mont Abraham , où Barberousse avait établi ses batteries dans le dernier siège.

Les besoins de b défense n'attirèrent pas seuls Tattention du sénat, un décret assura aux propriétaires le droit de vendre librement les fruits de leurs domaines, les bestiaux elles provisions de toute nature. Les intendants de la santé furent autorisés à juger et à punir toutes les contraventions aux règlements de salubrité publique. Le mont-de-piété, récemment établi, fut fermé de quatre clefs différentes ; chacun des trois administrateurs en eut une ; la quatrième fut remise au provéditeur général. Trois sénateurs réglèrent le tarif des droits pour les écritures en justice. A ces réformes viennent se joindre, comme toujours, de nouvelles rigueurs contre les juifs, de nouveaux privilèges accordés à la noblesse.

Corfou, sous une administration intelligente, se relevait peu à peu de ses ruines; sa prospérité semblait près de

renaître : un fléau terrible vînt arrêter ces heureux progrès : en 1617 la peste se répandit dans la ville. La populace fit condamner et mettre à mort un officier suspect d'avoir apporté la contagion. Les ravaçes de r épidémie cessèrent, dit-on, le jour des Rameaux. Dans une procession solennelle, on avait exposé les reliques de saint Spiridion. On attribua la cessation de la peste à son intervention, et l'on continua à promener chaque année, à la même époque, les reliques du saint qui avait sauvé uorfou.

Pendant le dix-septième siècl^ les Corfiotes ne cessèrent pas de prendre part à la lutte contre les infidèles ; ils roumirent à la république de l'argent, des troupes, des vaisseaux, et, pour encourager les dons volontaires , ils accordèrent même les titres et les privilèges de la noblesse à tous ceux qui pa3[aient une certaine somme pour les frais de la guerre. Bien défendue, bien fortifiée, Corfou, depuis l'échec de Barberousse , semblait nraver la haine des Turcs. La conquête de la Morée par Achmet III vint enfin troubler la sécurité des îles Ioniennes. Venise, menacée dans ses dernières possessions du Levant, invoqua le secours delà chrétienté^ prit à sa solde des troupes étrangères , et renforça la garnison de Corfou. Le comte de Schulembourg^ élève du prince Eugène, fut chargé du commandement.

Ce ûit le 5 juillet 1716 que parut la flotte ottomane. Les deux escadres de la république ne purent lui fermer le passage, et trente mille hommes débarquèrent dans l'île. Le siège commença par l'attaque des hauteurs qui dominent Corfou. Une fois maîtres des monts Abraham et Saint-Sauveur, ies Turcs tentèrent l'assaut de la place. Continuellement repoussés pendant vingt jours »

ils enlevèrent enfin les premiers postes,, pénétrèrent jusque dans la place d'armes , et appliquèrent les échelles aux angles bas de la forteresse. Le combat dura plus de six heures avec une incroyable furie. Les femmes jjortaient secours aux assiégés , et les moines même, le crucifix à la main, couraient aux remparts, ou se jetaient dans la mêlée. Enfin, une vigoureuse sortie termina cette sanglante journée. Pressés de

L'UNIVERS

tous côtés, les ennemis battirent en retraite, et perdirent tous les postes qu'ils Tenaient de prendre. Une tempête qui é'eleva pendant la nuit acheva de mettre le désordre dans leur camp. Saisis d*une terreur panique, ils s*embarquèrent précipitamment et abandonnèrent, pour accélérer leur fuite, Tartillerie et les bagages. En quarante-deux jours ils avaient perdu quinze mille hommes.

Venise récompensa dignement la valeur et rhabileté de Schulembourjg. Il reçut une épée enrichie de pierreries et one pension annuelle de huit mille ducats; onlui éleva une statue en marbre sur la place de la vieille forteresse , et sur le piédestal fut gravée Tinscription suivante :

MÂTHIiB JOH^lfflI

COHITI SGULBMBOAGIO

SUMMO TBBBV8TII0M

COPIÂBUM PBJÏFBCTO

CHBISTIA1IJB BBIPUBLIGiB

IN COBCTBiB OBSIDtOHB

FOBTISSIM O AS8BKT0BI

ADHUC TIYBNTI SBNA

TUS AnNO M. DGG. XYIt.

LA paix de Passarowitz (21 juillet 1718) mit fin à la guerre des Vénitiens «t des Turcs. Dès lors rien ne troubla plus la tranquillité de Corfou, qui continua d'appartenir à la république jusqu'à Toccupation de Venise pair les Français (1797). M. Widman fut le dernier provéditeur général.

C'est en 1499 que Pesaro, général des Vénitiens , s*empara de Céphalonie.

La garnison turque ne put tenir contre des forces supérieures. François Leone fut nommé provéditeur de toute nie.

Elle a fait partie des possessions vénitiennes dans le Levant jusqu'à la chute de la république. Outre Corfou et Céphalonie , ces possessions comprenaient Thiaki^ dépendance habituelle de Céphalonie, Paxos, Sainte-Maure, Zante et Cérigo. Corfou était la capitale; c'est là que résidait toute Tadministration centrale; chaque île avait son provéditeur particulier , subordonné au provéditeur général. Celui de Céphalonie était envoyé de Venise , nomme par le sénat et tiré du corps de la noblesse vénitienne. Le gouverneur de Thiaki était élu par le conseil d*Argostoli, parmi les no-

bles céphaloniens. Paxos était snsTwpection spéciale du provéditeoi èiVa forteresse de Corfou. SaiDte-MaQre.HiK sur les Turcs en 1502, biestât mdonn^ , prise de nouveau en 16M ctàe nouveau abandonnée en I71^, rennivrée enfin en 1716 , et eonsecne ]bi Venise jusqu'à l'arrivée des Fiandii, Sainte-Maure étaïUgouveniée par oan nobles vénitiens que le sénat àéàpaà tous les deux ans. L'on, Domisé provéditeur extraordinaire, avait le coemandement des troupes, Faustonté^ litique et administrative, ei la déàsee des procès quand Tune des parties étst un étranger ou un habitant «Traie aoUv île. L'autre, \e provéctUemt ordmêirt , jugeait les affaires civiles el màsa/SuA entre les habitants de Saint&-Mntt. Le sénat nommait aussi le provédîleair et les deux conseillers de nie de Zate; ils étaient toujours pris dans la aeblesse vénitienne. Ils avaient les êtes fonctions et le même rang qae les représentants de la république à Cépbaiih nie. Enfin, Cérigo avait épleai0tt n

Srovéditeur et deux oonsedlers wàAa e Venise , renouvelés tous les deux av par le sénat.

On le voit, Taristocratie vésitje&ae s'était réservé dans toutes S6 (cessions la haute administratioB onle; politique et militaire. Vsdaûaistnûfm municipale était seule abanàonnèt aai habitants. C'est la noblesse du pays qpi en remplissait toutes les chartes.*

Les nobles conservèrent bosttflkis la liberté de s'assembler et le privu^oe conférer eux-mêoies la noblesse; luii la crainte des conspirations détenna le sénat à ne plus autoriser les roraios des Corfîotes qu'en présence du provéditeur général , et à s'attribuer le droà de nommer des nobles sans la partkipation du conseil de CorCbo. Chaque iftnée, ce conseil, cooiposé de cent daquante membres, était élu dans sae assemblée générale. Il nommait av diverses charges de File. La prcnièn était celle des syndics, au nombre k trois. Les syndics avaient dans )iS0 attributions une partie de la politft rinspection des nuigasins de blé et in vivres qui se débitaient dans les aatchés, la décision des procès jusçu'à la somme de dix sequins, la vénficatioo

poQrsQÎtes poar crimes d*État. Le secrétaire du provéditeur général était Tagent spécial de rinqoisition de Venise. Des trous pratiqués dans le mur de la maison qu il tiabitait correspondaient à des bottes intérieures, ou chacun pouvait jeter des dénonciations. Le secret était assuré aux délateurs. • L'inquisition de Venise, dit Fauteur déjà dté (1), entretenait dans les fies une infinité d'espions chargés de surveiller non-seulement la conduite des insulaires, mais même celle des représentants de la république : le nombre de ces vils agents est le thermomètre le plus sûr de la corruption , de la faiblesse et de la décadence d'un gouvernement. En résumé, la maxime fondamentale de l'aristocratie vénitienne était de tenir les provinces éloignées de la capitale dans un état d'oppression et de démoralisation qui en assurassent Tobéissance servile et les missent hors d'état de secouer le joug. »

Sous une telle administration l'agriculture, l'industrie, le commerce devaient nécessairement dépérir.

A la fin du dix-huitième siècle , Corfou ne pouvait nourrir ses habitants.

Le vin et les céréales étaient loin de suffire aux besoins de la consommation.

Vainement une loi de Venise donnaitelle la propriété d'un terrain laissé en friche pendant cinq ans , à celui qui dénoncerait cet abandon : les bras manquaient pour la culture. Sauf quelques troupeaux de chèvres, le bétail manguait aussi presque absolument. Il en était de même dans toutes les autres îles.

A Gorfou, les huiles et le sel étaient les seuls articles de commerce. Le produit principal en huile d'olives s'élevait, année commune, à deux cent cinquante mille jarres, du prix de 11 francs chaque en monnaie de France. Déduction faite de la consommation des habitants, le commerce de l'huile était évalué à deux millions de francs. La somme totale des exportations n'était guère supérieure; en y joignant le sel (80,000 francs), les liqueurs, les poteries, etc., elle montait à 2, 180,000 fr. L^uile et le sel étant exclusivement

(1) Grasset Saint-Sauveur, Voyage dans lit iies Feniiienrus, tic, U, p. 97.

réservés à Venin, la nlaorisi^ dont le commerce élût libilRÉ à 100,000 francs.

L'huile était soumise àaDeâNS^ variait suivant U qualité et Ifs^ teur; 15 pour 100 pour kGNte.l p. toc pour le Vénitien, 18p. W {m l'étranger; soit, en mofei]]ie,i(|.til; produit total : 22MWi

Le sel payait9p. 100 etiap-

portait : ^^ Le reste, à 4 pour 100 : Km Total des droits prélevés à

l'exportation ^^^ ^

L'huile était à Paxos, commeaCQikJ production principale (treoiwîBf «a jarres, d'une valeur de lS5,fiWfr-i 11 fr. la jarre); elle «atnilwito l'exportation de Zante «wroera® de 60,000 à 70,000 fr. Linw^ chesse de llle de Zante, i«sgA »

raisins dits de Corinthci Oj ««^ tait année moyenne de wwawf lions de livres , à 10 sequJDi(n«ff * le mille. Cette denr&,ti«$;B»»^ payait à l'exportation dcsdnjsaj Ses. U douane était d'âhofdielfj»;

on y ajouta un droit de4 «qw^l^^ par milUer; puis, «ousteBoœd^^ vissimo, une oouvelic iflffl^ ■ 2 sequins par millier, lis W««« frais de transport doubbieirtle/ffl* la marchandise. U rm,^ rhmle, devait être esçÉfi^*;^- La somme des ioïpomw»^^ périeure à celle des «pet^*^ férence pour Corfou seoloM» «*

480,000 Bv. , ^ . L-iàB,

Pour les céréales et te ^ Corfou était tributaire de » wjj l'importaUon «'élevait «Pj^ 1,500,000 francs. Jf ^SS^

nance étrangère, » po"^ * ViJL M « total des droits à'impt^^^i^

196,000 francs. En yJPfZW firancs pour l'exportation , ^^ pour tous les droits suriew^jj^ iTchiffre de 427,200 /iafl«^-n^

leif

pots réparUs sur la f^^^ Dortaienloas la moitié de cen"

ILES IONIENNES

La république de Venise retirait au plus 600,000 livres de Ttle de Corfou ; ce n'était pas assez pour subvenir aux dépenses administratives et militaires :

il fallait chaque année suppléer au déficit. Ainsi se retournaient contre ellemême les faux calculs de son avidité.

L'Empire, la France, l'Espagne, l'Angleterre, la Hollande, Naples et Raguse avaient des consuls résidant à Zante. Presque tous étaient indigènes.

C'étaient des espèces de courtiers sans traitement fixe. En 1778 la France envoya dans les ties Ioniennes un consul général , spécialement chargé de protéger notre commerce national contre les <M>ur8ès des pirates. Ce fut dans des vues toutes contraires que la Russie «nvoya ses agents dans les Iles ; elle fit de Corfou le centre de ses intrigues contre les Turcs.

Nous avons vu que dans l'antiquité Corcyre , Zacynthe et Céphalonie avaient une puissance maritime considérable ; les Iles Ioniennes ont toujours conservé une population de marins habiles, acharnés contre les Arabes au moyen âge, contre les Turcs dans les temps modernes. Celle de Céphalonie était au dixbuitième siècle la plus nombreuse et la plus active. Quand les Russes, par la possession de la Crimée , se furent assuré la navigation et le commerce de la mer Noire, un grand nombre de Céphaloniotes arborèrent le pavillon russe.

Leurs vaisseaux, qui jusque alors ne naviguaient que dans le golfe Adriatique , la Méditerranée et le Levant, s'avancèrent au delà des Dardanelles, jusqu'à Cberson , où ils faisaient un commerce très-avanta^ux. Leurs principales ressources étaient la contrebande et la piraterie Dans sa lutte contre les Turcs, Catherine II sut mettre à profit l'audace et l'avidité de ces corsaires. C'est dans les Iles Ioniennes que le pirate grec Lambro Cazzoni recruta la plus grande partie de ses équipages. Il leur faisait arborer le pavillon russe, sous les yeux même des provéditeurs vénitiens, dont la connivence était assurée.

Outre l'attrait du pillage, un motif religieux poussait les insulaires au service de la Russie. La religion grecque domine dans les Iles Ioniennes.

A Corfou, sous les Vénitiens, le rit

latin était suivi par le représentant et les fonctionnaires de la republique ; le rit grec par la masse des habitants.

Le prolopapa de Corfou, grand protopapa des lies, était élu dans une assem- Dlee du clergé et de la noblesse. Il devait appartenir à une famille noble et af;régée au conseil. Il relevait immédiatement du patriarche de Constantinople. et possédait tous les pouvoirs épiscopaux pendant cinq années. Les

f>rincipales sources de son revenu étaient es mariages, les baptêmes, les enterrements, et les excommunications.

Avant la séparation de l'Église latine et de l'Eglise grecque, Itle de Zante était le siège d'un évéque nommé par le pape. Depuis le schisme , le rit grec s*y est maintenu. Après la prise de Constantinople(l 204), Zacjrnthe reçut un évéque latin. Sur lés plaintes des habitants, le concile de Florence décida une les diverses Enlises de la Grèce et aes îles auraient chacune deux chefs, l'un pour le rit latin, l'autre pour le rit grec. Longtemps les évé(]ues latins de Zante s'abstinrent de visiter leur diocèse. Ferdinand de Médicis, nommé par le pape Léon X, fut le premier qui se soumit à l'obligation de la résidence. Le diocèse latin de Zante, suffragant de l'archevêché de Corfou, avait dans son ressort Tîle de Céphalonie. Le clergé grec était dirigé par un protopapa, au tous les cinq ans par la noblesse.

Céphalonie, où le rit latin n'était

f;uère suivi que par le gouvernement et a garnison vénitienne, était le siège d'un archevéaue grec. Elle avait à combattre les prétentions rivales de Zante.

En 1717, un décret du sénat, tout en conservant au clergé de Céphalonie le droit d'élire le prélat, lui imposa Fobligation de nommer un ecclésiastique de Zante, après que le siège aurait été occupé successivement par deux archevêques céphaloniens.

Venise était trop habile pour ne pas ménager les opinions religieuses de ses sujets , trop jalouse des prérogatives de son autorité pour laisser au ctergé grec une indépendance absolue. A Corfou , à Céphalonie, le provéditeur général présidait les assemblées où le clergé et la noblesse élisaient le protopapa ; il prenait part au vote, et sa voix était prépon^

ess

LITiaVEBft

dérante. Cétait lai ^i prodamait relu; et qui attachait le voile a son bonnet, en signe d*in?e8titure; Tous les chefs du gouvernement avaient leur place d'honneur dans les cérémonies et les processions. La république faisait ainsi, des hommages intéressés qu'elle rendait à FÉglise grecque, une garantie de son pouvoir.

Rbsuks. L'histoire des Iles Ioniennes sous la domination de Venise comprend deux périodes distinctes. La première s'étend depuis la soumission volontaire de Corfou (1886) iusqu*à la paix de Pàssarowitz(1718). G est la période deguerre. Venise, menacée par les Jures» cherche à se concilier Ta^BCtion et le dévouement de ses sujets par les faveurs qu'elle accorde au clergé et à la noblesse autant que par une sage administration. La seconde période, oui com- Ïirend le dix-huitième siècle, amené avec a paix la corruption et le brigandage.

Le gouvernement politique et militaire., toujours exclusivement réservé à l'aristocratie vénitienne, est exercé par des fonctionnaires prévaricateurs. Les nobles, qui conservent les charges municipales, mais dont le sénat restreint les Sriviléges, imitent les excès des provéiteurs et des généraux : les valets copient les maîtres. Sous une double tyrannie, le peuplesuccombe. Tagriculture dépérit faute de bras; 1 industrie est presque nulle; le commerce, entravé par des monopoles absurdes et surchargé d'iniques impôts, devient pour les habitants une ressource précaire et insuffisante. Le vol et le meurtre dans toutes les classes de la société , des pirates et des bravi gouvernés par aes Verres, voilà le spectacle que pr&entent ces malheureuses provinces dans les dernières années de la domination vénitienne. L'arrivée des Français a commencé pour ces îles une ère de régénérar tion et de progrès.

LES ILSS lONIBim^ SOUSUFIX* TO&AT ANGLAIS (t).

Les Iles lonieimes, oceipàfi le 37 juin 1797 par le vaaà(À tilly, furent données à UFnaspik traité de Campo-Fonnio (17oct IX qui partagea entre la Fraaee ât^ triche les dépouilles de là itpiliiK de Venise. Elles formèrent lestiùi^ partements d'Ithaque, de CoiqfR&à la mer Egée. La garnisoo bàaUfi^ de l'armée d'iuUe sous les oièe b général en ch^ Alexandre Botkia.

Pendant les désastres (pà «mis le départ de Bonaparte pou r%^ une flotte turquo-russc s'«ip« « îles; Corfou capitula ieînBlSiîw:

les garnisons, prisonnièieséeçwt rentrèrent sur le territoire fraaas f Toulon et la divisioD des Bes ]mm cessa d'exister.

Par une convention coactaeiu* tanUnople enlie la Porte « i« »2 (21 mars 1800), ks Se|^««^»*J qui en dénudent forent cotsm^^ répubUque, vassale ettrilHi^«j2 pire ottoman. « On n«»^*Sr contemporain, coaanffA^^^.^ cette suzeraineté le droit (f^*^ s'était réservé par l'art. M^S nison dans les ports H mats^^

Sept-ïles; mais da n«Sl2ÎS stipulé que ces troupes e«ww*»^ Sept-lles après la cessatiopija^

malgré les alarmes de '^"Bw^ représentations de la ^^^Z comme un poste militair« ^JZ favoriser la reprise des asciess Fi"

sur la Morée. » ^-, m

Le traité d'AwkDMCi^o^r^

nous la perte des toï^^iTé^ déclarant indépendantes, «»j^ çant sous le protectorat « » j^ Le comte Capo d'Istna, ^JJJ au service de cette puissattc^ y^, d'organiser Céphalenie; f^^^ Thiài.Mais laguerreciîdee»»r^

les Ioniens; elle oe f^l^P^S^ 1802 par l'intervention d'an p^

(i) Voir un articI«paWw*<^f.jjf M. Brculier dans U B^ One^^ riennê de man x85a.

L'UNIVERS

elle rendre aux Ioniens leur indépendance ? Le sénat, dans son acte public du 9- 1i mai 1814, exprima ainsi ses vœux et ses espérances légitimes:*.... L'Angleterre a attaqué et occupé quelques-unes des îles; mais, quelle qu'ait été Tinfluence accidentelle des événements, le sénat n*a jamais cessé de regarder ces différentes occupations du territoire comme purement militaires , commandées par les circonstances et ne différant à aucun égard des mesures provisoires prises simultanément dans les autres

1 parties de l'Europe. Le sénat fut touours fermement persuadé que, la guerre une fois terminée , son territoire serait, de même que celui des autres nations, évacué et rendu. »

Les Ioniens envoyèrent ce manifeste à leur compatriote le comte Capo d'Is- Iria, ministre plénipotentiaire du czar.

« L'empereur de Russie, leur répondit-il, a couronné toutes ses faveurs en me permettant de remplir vos souhaits et aussi, en même temps, d'agir an congrès des alliés comme l'organe de la perpétuelle bienveillance de sa majesté pour notre patrie. Notre patrie a demandé de la justice de ce monarque le rétablissement de son existence politiaue, dont elle a été privée par des événements étrangers au pays. Le traité de Paris, que je me nâte de vous transmettre, consacre d'une manière solennelle cet acte de justice et de libéralité. Rendre au peuple ionien sa liberté et ses lois, c'est exercer envers lui un acte de justice ; lui garantir la jouissance paisible de bienfaits si grands, en plaint le maintien du progrès de sa régénération politique sous les auspices de laprotection britannique, c'est associer sa fortune aux intérêts les plus éminents et assurer à son bonheur un long avenir. »

En effet, par suite de traités conclus avec les puissances alliées le 4 juillet et le 5 novembre 1815, la république des lies Ioniennes passa sous le protectorat de la Grande-BretaRne. Le général Campbell, commissaire oes puissances alliées, expliqua bien tôt ce qu il fallait entendre par le protectorat anglais. Il commença par déclarer que son gouvernement ne reconnaissait point l'existence d'un peuple ionien indépendant, et des tribunaux militaires, véritables cours martiales» se

chargèrent d'imposer 8ikntt»i{lâ«s des rebelles qui mterpr^aintatfnnt les traités de 1815. Gampbd estfoi successeur le général Maitbsd,fn{tà le titre de lord haut ammam.i oui dès sa première prodanatiH rainrma tous les actes ae 9M kmsa.

D'après le traité, le lord haut mmsaire devait seulement régler h (nm dans laquelle on conToqnenit fass»

bléelégislativeetdirigerses(lélitiénM&

pendant qu'elle rédigerait uitt«Ktifr tion nouvelle. Jusqu'au momertoàetft nouvelle constitution serait ralifife pu le roi, l'ancienne dcTaitre8tereD»ipw Sir Thomas Maitland jiB^Aiem compte des droits du peBfle viàa- " rendit contre le sénat uneflriojw»

de dissolution, et créa de s» a» o conseil primaire de onze "w*"^ pour compléter rassemblée lépwj présentèrent aux élccteun»^»

candidats. Le 29 décembre IMîWjf bliée la constitution. Elle re«M«»

protectorat perpétuel duroid'An|l»

gui a le droit de mettre pmis» i^ les places de la républitjw rt « «»

mander ses troupes. Le lordbartcofr missaire, représentant àt»^^^ le gouvernement gériéral. I^^r^ forment une république «^iJjT représentative. Le sénat fit*. ^J^ cinq ans par les députa (p'tf^f'Jf" fou chacune des fies, ?i^ff^^ ment au chiffre de sa P»!^*!:

compose d'un président, *"JJ^ voir exécutif, nommé par "^Jr^ d'un secrétaire d'État, éff^^ par le lord haut commiss»«e«sa^ jesté et de cinq sénateurs, «w»^ doit être agréé par U jniw«« 7Z trice. CorfSu, (iphaloi5e,Ziatt,S^ Maure nomment chacune m <»/^ teurs ; le cinquième repwen» «T.

ThiakietCérigo. Chaque Ile a sjw^ nistraUon et ses tribuoaux pj^

Le24avrillSl9lesutoMjwj^ reconnut l'indépendance des JW«^ nés sous la protection des W^p-^ échange il obtint la restitution de^ Lord Maitland réprima aveeow^ cruauté les ntouvemwo^e^ pendant la guerre de rtnWdTfr

Après la mort de Mailla»Jj^-,e Adam montra plus de bonne w^ d'intelligence. Il fit mstrt^

LTJIÏIVERS.

naissance à un nombre relativement considérable d^hommes distingués dans les sciences, les- lettres et la politique. Nous pouvons citer entre autres : Pieri, membre de rAcadémie délia Crusea; le poète Ugo Fosook), auteur des Mémoires de Jacobo OrUs; Bondioli, Delladecimo, Carburi, professeurs émin^ts; un autre Garburi , grand architecte, qui transporta à Saint-Pétersbourg le rocner de granit sur lequel est assise la statue de Pierre le Grand; Lusi, général en Prusse et ambassadeur en Angleterre; Loverdo, général et pair de France; Gorafan,Tice-roi de Sicile; lérachis, viceroi de Siam; Mocenigo, Bulgari, Franzini, ministres d'État en Europe; Capo d'istria, secrétaire d'État en Russie

ministre plàiipoleiitiaiie âe ecttt sanœ au congrès de Yiemie etpééte de la Grèce; Téerivain MosMnfe.e't poète Salomos , aateur du imm.

nynme grée à la lÂberti, ete^ de. > Certes, un peuple qui a de teb ityuuh tants mente xrétre traité avec tes le égards, tous les ména^emeats qm msi dus aux nations cÎYÎlisées; • etîl cft digne de FAngletem, dit récriran y auquel nous empruntons ces denaes deuils, de faire noblement soudct»

en accordant enfin, sans ainére-pa«.

réparation et justice ans malbeuRttcs populations des Sept-Iles. >

(i) M. Breolier, Revue

OrkmÊÊÊ, y. L

Lon^tude da Méridien de Paris.

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ILE DE RHODES

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