‹ Îles Marquises, ou Nouka-HivaChapitre 6 sur 27 · MOTOU-ITI OU KIKI-MAÎ · texte numérisé non relu

MOTOU-ITI OU KIKI-MAÎ

Les rochers Motou-iti ou Kiki-maî, auquel Vancouver avait donne le nom d'Iles Hergest y en souvenir de ce malheureux officia, avaieni été nommés Franklin L par Ingraham, les Deux-Frères par Marchand et Blake I. par Roberts; ils se composent d'un Ilot inhabitable élevé de quarante mètres (1) , acore et presque stérile, séparé par un étroit canal de deux rochers blancs, beaucoup moins élevés et entièrement dépourvus de végétation.

Les habitants des iles voisines visitent quelquefois ces rochers dans leurs parties de pêche, mais ce n'est que dans une absolue nécessité qu'ils s'aventurent à cette distance de leurs côtes dans de frêles pirogues (2).

HIAOU, FETOU-OUHOU.

Les lies Hiaou et Fetou-Ouhou, situées à l'extrémité nord-ouest de l'archipel, ont été nommées Knox et Hanack par Ingraham , Masse et Chanal par Marchand, Roberts I. par Hergest, et enfin Knox et Langdon par Roberts. L'île Hiaou est élevée de six cent dix mètres; elle présente une végétation féconde, surtout dans deux vallées aboutissant à deux anses , qui doivent offrir un bon mouillage ; elles sont situées toutes deux dans la partie nord-ouest de l'Ile. On

(1) Dupetitlhouars , Voyage autour du monte de la frégate U Vénus.

(2) Krii0eiistem , Voyage autour du mande.

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aperçoit entre Içs pics de beaux plateaux d'arbres et de riants tapis de verdure.

Hergest, qui a débarqué ^ur cette île, décrit sa côte orientale comme entièremisnt dépourvue d'anses et d'arbre«; ses bords, formés parles rooberd recouverts par des arbrisseaux et des buissons^ ne dotinent aucun accès au d^arquement, mais la côte nord* ouest présente un aspect toutdifférent.

L'anse du milieu fut nommée Batieryrcovef puis on se rendit, dans un canot , dans la secondée anse sir tuée plus au nord , aiM*ès avoir reconnu qu'elle offrait un mouillage assez bon , sur un fond diminuant graduellement de 18 à 5 brasses. Un ruisseau de bonne eau débouche près d'un bois de cocotiers qui^offrit une abondante récolte de fruits* Un monument funéraire et une case abandonnée indiquèrent que les naturels venaient quelquefois y faire des excursions, et on s'étonna de voir cette terre fertile inhabitée.

Le i^essàc esk assez violent au rivage , il eb tend î'apprbch'e souvent difficile et diangereuse. ^Là ptti* grande longueur de l'île est de 6 milles dtr Sudest ati nordrbtiest, ^t sa plus grande largeur est de i milles et dertii an sud-est au nord-ouest; là cif'cbliférënce |)etit être évaluée à 16 milles environ.

Ttôîs hiiiles séj^àrént Fetôii Oùboù de là précé- Behte; dans lie cariai qui les sépare, on a cru voir fâ mer briserj mais on n'ia )aucuhe assurance poî^sîtive à cet égard. Fetou-Ouhou est très-acore, ses côtés s'élèvent perpencliculairemént au-dessus de la mer^ et sa hauteur estée 420 mètres; quoique son as-

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pect soitassez verdoyant, ellene présente pasla végétation de sa voisine. La pointé ëtid-buest de Tile eèt basse;. quelques rdches détaëliébs d; peti élevéeé b'en écartent et forment un brisant. A la pointe nord , on découvre un gros Ilot; élevé et peu éloigné de la côte.

La longueur de Ttié àii sud au nord , est de 3 milles et demi, et sa largeur moyenne 1 mille ; son fcbntdiir ëèt il^eHvii'on é tàiW^:

b^tàMÏÛe Fel8ll-OUhou, à b mlllëéâeîiîstâhcé, on voit un banc de corail et de sable qui s'élève de ^ bil 3ihètre^ àtl-de^sûs tili riî^eîllide fe mef, qlii décrie avec fUtèiîtcoliire cet oBstacie. biihatit ÎToiiai'ënloufe, il dèctdît dafas le sud, ^ràdlielieméiit él leiateiiiërit de 7 à li brassëi; p\iik rapidëttlëtît flô U â Hy et |)lik presque aussitôt il tombe à 60 brasses ; ensuite on ne trouve t)lUs de fond par 200 bràSèèS.

Les tles FetpUrOuhou et Hiaou, donnent refuge à un grand nombre d'oiseaux de mer, qui y attirent les naturels, qdi fbât des ornements de lettre pltimes; la pèche esi aussi fort abondante sur ces rivages , elle fournit souvent aux besoins des réunions de naturels qui vont/ sdr l'Ile Ifiadu^ se livrer aux mêmes excès dU les habitants dti g^bUbb §ild-ëkt, sur les lies Motane et Fetou-Houkou.

Siatistique.

M. Leâson,. chirurgien-major du brick le P^yladCf etnûn pwr 0^. ^ono^reux voyage^ scientifiques^ a bMi twluj tious communiquer les détails sui^^

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vants, qui ont été recueillis en grande partie en 1841, auprès de MM* les missionnaires français, établis dans les lies de l'archipel Nouka-Hm.

ÎLE TAOUATA.

Yotélé, chef de la baie Vaîtahou et de la baie Anamiaî. Ses trois enfants sont Touna, Totika, ei* • •

Taetanani est le nom de la femme de ce chef; Panahou est le chef militaire, ou Toa^ et Maheono est le chef de la baie Anatéténa; les villages habités sont, du sud au nord en passant par le le nord-ouest :

1 Vaîtahou.

12 Maihonni.

2 Anamiai,

13 Ochaou.

3 Anapoo.

14 Pouhou.

4 Anateiao.

15 Otohoa.

& Apatoni.

16 Pati-oti.

6 Anaete.

17 Anahevane.

7 Anatoouma.

18 Matohou.

8 Mateio.

19 Anameouino.

9 Anatéténa. (G'c^t dans cette 20 Ana-ha»4iai.

. baie que les missionnaires 21 Této-houhou.

ont été le mieux reçus.) 22 Anamonoha.

10 Maipouou. 23 Hiva-hira.

11 Maipouha.

Les missionnaires français établis en 1841 sur cette lie, étaient MM. Caret, Borgela, Bodichon et Murphy; leur établissement portait le nom de la reine des Français ; deux missionnaires, MM. Stall;

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worthy et Thompson s'y trouvaient aussi , il n'y avait point de missionnaires anglais sur les autres îles.

Ile houâ-poou. (Hona-poon signifie dènz oolonies.)

Onze villages allant de l'ouest au sud.

1 Hakaaoa.

7 Hiken.

2 Hakamohoni.

s Hakatao.

3 Hakfthonti.

9 Hohoi.

4 Hakaotoa.

10 Paa-onmaa.

6 Apateki.

La famille du chef Eato-Paouhaoua, se compose de Taiapeoutooua sa femme, Vaikoîpou son héritier, Okouehitou père du chef, et Taiekotaaou petite-fille; Thipoutoa est le chef militaire ou Toa.

MM. Fournier et Guillemard étaient les missionnaire de l'établissement formé sur l'Ile, auquel on avait donné le nom de la femme du commandant du Pylade (Virginie Haé-Virikinia).

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