‹ Îles Taïti (volume 2)Chapitre 5 sur 15 · ES0OI8SE · texte numérisé non relu

ES0OI8SE

» rbumanité des naTÎgateors, combien ne doit-on » pas regretter qu'ils n*aient procuré aucun avantage » aux peuples sauvages , en les initiant aux lois du • christianisme. Il est résulté certainement plus de 9 mal que de bien, de leurs entrevues avec les habî- » tants des mers du Sud . Les mœurs des naturels sont » devenues plus dépravées & la suite des fréquentes » visites des navires qui ont relâ<M à Taiti de- » puis sa découverte , et elles se sont en quelque » sorte améliorées dans on laps de temps à peu » près égal , pendant lequel TUe a été entièrement » privée de la présence des Européens (I). » Ces reproches , qui datent de loin , n'ont rien qui puisse étonner. Les missionnaires ont voulu , dés le principe , donner à leurs travaux le résultai le plus parfait; en rencontrant des ^tacles à leur mission chex des Européens moins imbus qu'eux des doctrines religieuses^ et souvent même pervertis par un long séjour chez des peuples sauvages , ils devaient en être d'autant plus peines. On comf^end fsicilement le sentiment qui a dicté ces récriminations , mais on ne peut les partager ; il suffit de jeter un coup d'œil sur l'état de la civilisation en Europe pour comprendre que l'opposition faite à l'œuvre des missionnaires sur le champ de leurs travaux est d'une haute gravité, mais qu'elle n^a pas toute celle qu'on veut lui attribuer.

(1) Wilson, A tniiêionary voyage y etc. Préliminary di$eour$$ , page 35.

Pomaré avait non -seulement employé toute son ^Sicfdc Ptri. éloquence pour empêcher le départ des missionnaires, en leur donnant l'assurance de sa protection , mais il voulut encore punir les indigènes qui les avaient attaqués. Il envahit le district où l'attentat s'était commis, et fit tuer deux des coupables. Cet événement fut un sujet de grands regrets pour les missionnaires , mais il leur donna la certitude d'une protection qui leur devenait indispensable-, pour éviter tout nouveau sujet de collision, ils offrirent à Pomaré tous les objets qui pouvaient eiciler la convoitise des indigènes, mais ce chef les refusa, en disant qu'il ne les accepterait que dans le cas où les missionnaires quitteraient nie. Son amitié fut sincère et désintéressée dans cette circonstance, et même plus tard, à une époque où les Anglais furent sur le point de quitter Taîti , il les engagea à emporter leurs effets avec eux (1).

L'agression de Pomaré sur le district de son fils NouTeiies

. hof tiliiés.

avait fait naître un projet de guerre; le bruit courut -

que le peuple de Pari se rassemblait pour venger la mort des deux hommes qui venaient d'être tués. En effet, ce chef vint demander bientôt l'aide des missionnaires; en entrant dans la pièce où ils étaient rassemblés, il les interrogea pour savoir combien d'entre eux pourraient combattre. M. Nott ayant répliqué : < Nous ne savons rien de la guerre, » et tous ensemble ayant déclaré que jamais ils n'au-

(t) fillif , Polp^êiiM ruiorehei , tome I , page 90.

raient recours aux armes, soit pour attaquer, soit pour se défendre , Pomaré les quitta aussitôt , mais il employa un indigène, qui avait appris à forger sous la direction des missionnaires, pour fabriquer des armes pour le combat; il s'empara de la forge destinée à produire des instruments de travail , mais qui servit alors à confectionner des armes meurtrières. Les bruits de guerre se réalisèrent, les hostilités eurent leur cours; elles furent favorables à Pomaré qui combattait contre les sujets de son fils : les habitants de Pari furent défaits , quatorze d'entre eux furent tués et cinquante maisons furent brûlées (1). Cet événement, sans date précise, eut lieu entre les mois de mai et de juillet 1708. Monde Té-maré. L'appariliou do dcux bàtimentsbaleiniers de Lonseptcmbro 1798. drcs, le Comu^a// et /eSa%, Ic 24 août 1798, cifray a la population , qui , eh apercevant le pavillon anglais, supposa que ces navires vengeraient Tatlentat commis contrôles missionnaires. Déjùles habitants de Matavaî enlevaient leurs effets et se préparaient à fuir vers les montagnes, lorsqu'on parvint à calmer leurs appréhensions. Le soir même , une entrevue amicale des chefs et des deux capitaines, fit évanouir toutes les craintes des habitants.

Le passage de ces deux navires , qui mirent à la voile le 7 août 1798, donna lieu à un accident funeste quoique favorable à la famille Pomaré. Té-maré, chef de Papara (2), avait reçu en cadeau une certaine

( 1 ) Ellis , Miêsionary researches , tome I , page 91 . (?) Ellis désigne ce chef soiu le nom d^OripaVa.

quaniité de poudre à canon. Il voulut en éprouver la qualité, qui paraissait inférieure à cause de la grossièreté du grain; un de ses serviteurs chargea un pistolet, et le tira imprudemment par-dessus la poudre qui prit feu sur-le-champ. Six individus furent gravement blessés par Texplosion. Té-maré et un de ses serviteurs succombèrent aux suites de leurs blessures. Aussitôt que Pomaré apprit cet accident, il pria le missionnaire Broomhall d'aller * ▼isiter les victimes de la catastrophe, et celui-ci trouva le malheureux Té-maré affreusement brûlé par reflet de la poudre. Il tenta de diminuer les souffrances des blessés par l'application de divers liniments; mais comme ces souffrances augmentaient de violence, Té-maré et sa femme attribuèrent ces douleurs non plus aux effets de l'explosion, mais aux remèdes appliqués et au poison que le dieu des étrangers y avait mis; en outre, l'amitié que Pomaré témoignait aux missionnaires rendait leurs soins suspects ; ces pensées excitèrent la fureur de Té-maré et même celle de Pomaré II, à un tel degré, qu'Ils*en fallut de peu que le missionnaire Broomhall et ses compagnons ne fussent victimes de leur zèle : ils durent se retirer. Des remèdes du pays furent «^ leur tour employés , mais sans succès; après avoir langui quelque temps Té-maré expira.

La mortdç Té-maré devait affermir plus queianmis intaiiet raitet à

***U mémoire

le pouvoir de Pomaré, cependant elle fut la cause de ^^ Te-m«ré. nouveaux troubles : pendant qu'on accomplissait les rites funéraires en usage chez ces peuples à la mort

Alliance de

Pomaré U et de

Mani-Manj.

loTaston du district de Mauraï.

23 novembre

d'un chef important , les habitants de Matavai tin* rent publiquement des discours injurieux pour la mémoire du défunt. Pomaré paraissait approuver ces insultes qui s'adressaient à un ennemi mort.

Pomaré H) adopté par Té-maré en qualité d'héritier présomptif, froissé par la récente invasion du dis^ trict de Pari, contrarié par son père dans son aversion pour les missionnaires , conçut une grande irritation de la conduite des habitants de MatavaL II prêta loreille aux suggestions de Mani-Mani qui, pour satisfaire un ressentiment personnel qu'il nourrissait contre Pomaré, proposait déporter la guerre dans le districtdeMatavai,etmême,ditlecapitaineTurnbull, Pomaré H était sur le point de devenir le meurtrier de son père(i). L'influence qui était attribuée au grand prêtre auprès des dieux , sa profonde connaissance des mystères du. culte, ia crainte de son inimitié qui aurait pu condamner ses adversaires à être immolés sur les autels, donnaient à cet homme une prépondérance et un pouvoir immenses sur Eiméo et Taiti.

Il parvint à déterminer Pomaré II à s'unir à lui , pour priver son père de toute autorité sur Taïti ; on profita en effetde l'absence de Pomaré, qui était allé visiter une Ile voisine, pour commencer les hostili* tés; après avoir fait un sacrifice humain , Mani-Mani envahit le district de Matavai, le 23 novembre 1798. La nuit précédente, à une heure très-avancée, les

(1) Tqrnbnll , A Forage rofÊnd the World , page 344.

baUtaiits de ce district avaient eu cotmaissaBce des imeniioBi de l'eniiemi : ils mirent k profit le peu de lanps qui leur restait pour se soustraire au sort qui 'les neoaçaîl* Au point du jour» l'invasion eut lieu ; qvatreindîvidus furent tués et leurscorps furent plus Urdoflerts aui divinités; au lever du soleil, les guerriers de Pari avaientdéjà parcouru la vallée de Matavai liaos tous les jsens^ à la poursuite des habitants qui fuyaient leur approche. La maison des missionnaires fut seule respectée. Plusieurs guerriers armés de lances etde casse-tète Tentourèrent, mais sans molester SOS propriétaires, et dans le cours de la journée, Maoi-Mani vint assurer les missionnaires qu'on ne voulait leur faire aucun mal. Dans b soirée ils reçurent aussi une visite amicale de Pomaré II et de sa femme.

En même temps que cette attaque avait lieu , Po- Proeitmauoo de mare II et Mani-Mani ^déclarèrent que Pomaré était '*Pra!l!^°î^.^* déclMi de tout pouvoir sur la gran<k péninsule. Les dittrids de Touest et du sud de TUe avaient déji adopté cette résolution; les districts du nord et de l'est furent menacés d'une invasion en cas de refus. Les vainqueurs se partagèrent ensuite le district de Matavai; le grand prêtre reçut pour sa part la partie orientale de ce district, qu'il livra au pillage et i la destruction.

Le triomphe de Hani-Mani ne fut pas de longue Mort d« durée; Pomaré, à la nouvelle de ces événements , envoya un aflidé à Idia avec des instructions pour Taire assassiner cet ennemi redoutable. Pomaré II

lUoi-llaBi.

ne sut pas résister aux sollicitations réitérées de sa mère, et quoique étroitement lié avec Mani^Mani il consentit à sa mort. Ce grand prêtre fut en efifel tué par un serviteur d'Idia aif pied du mont Tahara!, pendant qu'il se rendait à Pari, le 3 décembre 1798, dix jours après l'invasion de Matavaï (1).

Mani-Mani , dit M. Mœrenhout, était un homme que les premiers missionnaires ont vu , et dont ils ne cessent de parler avec admiration, tant étaient extraordinaires ses talents comme orateur, comme poète, et ses lumières sur les anciennes traditions soit sacrées , soit profanes (2). Le vieux grand prêtre de Taiti, dit Wilson, qui était son tayo, était rusé , entreprenant, et son apparence était extraordinaire lorsqu'il était recouvert de ses vêtements favoris, composés d'une espèce de chapeau et d'un habit noir orné sur les bords de plumes rouges ; c'était sans doute son costume sacetdotal , car les plumes rouges étaient toujours considérées comme l'emblème de la divinité. Ce chef dépossédé de Raiatea , avait su acquérir une grande influence sur les indigènes, surtout sur l'Ile Eiméo, où, avec l'aide de quelques Européens, il était parvenu àconstruire un petit schooner, qui , pour un premier essai, était un véritable chef-d'œuvre (3). Les missionnaires eurent fréquemment l'occasion de lui parler des actes san-

(i) EUis , Polynesian retearcheSj tome I , page 80.

(2) Moerenhout , Voyage aux iles du grand Océan , tome II , page 424.

(3) Wilson , A miêêionary voyage , etc., page 220.

goioaires du culte dont il était le ministre , mais sans effels apparents sur ses résolutions à l'égard des sacrifices humains, qu'il a^ait accomplis plus d'une fois depuis leur arrivée; quelquefois cependant il parla de ces horribles rites comme s'ils lui étaient imposés par une nécessité indépendante de sa volonté (i). Une fois même, à bord du Duff^ il opposa au capitaine qui ne voulait pas le laisser boire du vin immodérément, qu'ayant un sacriûce humain à faire à son aioua , il avait besoin de cette liqueur pour stimuler son courage (2).

Le ressentiment qui subsistait entre Pomaré et Mani-Mani datait de loin, car déjà, en 1791, pendant que ce dernier faisait construire un schooner à Eiméo^ une lettre d'Andrew le Suédois au missionnaire Cover, indiquait qu'Idia nourrissait un violent dépit coatrece vieillard et même contre les missionnttres, depuis que ceux-ci l'avaient blâmée hautemeat d'avoir commis un infanticide; le 8 du mois de mai elle avait donné l'ordre aux habitants d'Eîméo de saisir Mani-Mani et de le mettre à mort, aiosi que les Européens qui se trouvaient alors auprès de lui. En effet, 300 hommes s'assemblèrent dans ce bot, mais quelques coups de fusils suffirent pour les disperser. Il parait cependant que deux indigènes furent tués dans cette agression et un

(1) EUîi , FolfJMiian researches . tome I , page 80. {^)\fÛÊoujAm4$iUmaryf>aifa^e^ |M«e74.

E94HliS«C

RéconcJHilioii

de Pomaré et

de soD fils.

im.

Mort da

missionnaire

Lewis.

33 noTembre

iroisième fut blasfié par un ooup de «adre^ Isa patK fut rétablie après cette éehauffourée (4).

La mort de Mant^Mani donna un nouvel aspect t l'état politique du pays. Pomaré et son fil« ae réeoncîlièrent^ ils unirent de nouveau leurs intérêts; les habitants de Matavai quittèrent alors leurs retraites dans les montagnes , et après avoir ftiit des olfrandes de paix , ils reprirent possession de leurs torrainft Yers la fin de l'année i70S.

Une grande partie de Tannée 1799 s'écoula sans événement important ; cependant, dans lemois de novembre un accident funeste vint diminuer la famille des missionnaires. Le missionnaire Lewis avait quitté la demeure commune trois mois après le départ du NautUasj pour aller habiter dans une case située sur la partie orientale du district; un moia après, il manifesta l'intention d'épouser une femme du pays 9 et de s'unir i elle par les liens indissolubtes du mariage; les autres missionnaires, considérant que cette femme n'était pas chrétienne , refilsèrenl leur approbation et à la suite de leurs remontrances^ ils cessèrent toute relation avec Lewis ; celui-ci con* tinua cependant à se réunir à eux aux heures de la prière. Il se montra fort industrieux dans la culture de son jardin , et il était très^imé par les chefs aux^ quels il rendait divers services.

Le 23 novembre , la nouvelle de sa mort se répandit subitement; les missionnaires coururent en toute

(i) Wilsoii,iliiiiuMMry«9|fSiW|i>iSa0lS7et 1/1.

HISTOMQUE. 461

hâte i Bon domicile, où ils le trouvèrent étendu sur le sol, couvert de blessures qui lui défiguraient le Troat et le visage, et qui paraissaient avoir été faites par une pierre aiguë ou un instrument tranchant. Les indigènes présents, ainsi que sa femme ^ dirent que dans un accès de folie il s'était brisé lui-même la téie contre le sol ; mais plusieurs expressions qui leurédliappèrent, donnèrent lieu de penser qu'il avait été assassiné; plus tard , on en acquit la conviction» Pomaré, protecteur constant des missionnaires, ne croyait pasaumeurtre, cependant il leur proposa de mettre à feu et à sang le district dcMatavai; le bruit de cette résolution eiïrajà tellement les habitants qu'ils s'enfuirent vers les montagnes. Les missionnaires parvinrent à détourner Teflet des menaces de Pomaré ; ils ne réclamèrent que la punition des coupables, s'ils venaient à être reconnus.

Le nombre des missionnaires^ déjà réduit par cette ^'^^^f^/* mort, subit une nouvelle diminution par le départ ciMpeiie. de M. Harris, qui eut lieu le l*' janvier 1800, sur """ *•^• le corsaire Betzyy destiné pour Por t- Jackson ; mais cinq jours après ils reçurent de nouveau M. et M"* Henry, qui retournèrent à Taïli sur le baleinier tÉtisa. Dans cette année, la première chapelle du culte réformé fut érigée auprès du tombeau de Lewis. Sa construction fut commencée le 5 mars avec l'aide des gens de Pomaré; différents autres chefs procurèrent la plupart des matériaux de l'édifice; lorsqu'il fut entièrement terminé, Pomaré envoya un gros poisson comme une offrande au dieu des étrangers.

guerre, jantier I80i

A cette époque les efforts des missionnaires n'avaient abouti à aucun autre résultat*

Rumeurs de ^^ ^^^^ ^^ janvier 1801, Tile entière fut agitée par une rupture entre i'arii-rahi et le chef d'Âtta-* hourou, au sujet de Tidole du dieu Oro qu'on voulait transporter à Pari ; un grand nombre de pirogues de guerre furent rassemblées ; on prépara de grands amas de munitions, et une grande assemblée de chefs et de guerriers se réunit à Pari , pour délibérer sur le commencement des hostilités.

Ce fut dans ce moment critique , que le navire colonial le PorpoUe arriva à Matavai; il apportait à Pomaré une lettre et des présents de la part du capitaine King , gouverneur de la colonie des Nouvelles-Galles du Sud ; cet envoi , non moins que la conduite du capitaine du Porpoise^ eut pour résultat d'intimider les ennemis de Pomaré et de donner une nouvelle consistance à son gouvernement. La lettre du gouverneur King recommandait vivement les missionnaires aux principaux chefs de TUe; elle disait qu'une pareille protection ne pouvait manquer de faire naître la gratitude des missionnaires et l'amitié du roi d'Angleterre (1). Les gouverneurs de la nouvelle colonie anglaise avaient à cette époque le plus grand intérêt à se ménager des relations amicales avec Taïti, car la colonie naissante souffrait beaucoup d'une disette de vivres. Le Porpoise avait été expédié à Taïti, dans le seul but de recueillir des

(1) laiis , PolyMsUm researchet , tome I , page lOO.

approvisionnements (i),et les missionnaires étaient des agents très-utiles pour ces transactions.

Ce navire apporta la nouvelle de la prochaine arrivée d'un navire destiné à porter des secours aux missionnaires, à la place du Duff^ qui dans son second voyage avait été capturé par un corsaire français. En effet, le 10 juillet 4801, le Royal admirât arriva à Mataval avec un surcroît de missionnaires , qui débarquèrent trois jours après ; Pomaré leur fit un bon accueil , car il les considérait comme des instruments propres à accroître la force de son gouvernement ; dès la première entrevue il leur demanda de l'aider à faire la guerre (2). Ainsi , quatre ans après l'arrivée des missionnaires , il ne paraissait pas connaître les devoirs imposés à leur profession. Préoccupé de ses projets, il ne prêta aucune attention aux plantes nouvelles qu'ils apportèrent avec eux pour les acclimater sur l'Ile; la vigne, les pêchers et les figuiers parurent réussir très-bien dans le jardin où ils furent cultivés. Malheureusement, tous ces arbres périrent dans les dévastations occasionnées par les guerres des années suivantes; les melons d'eau et les ananas résistèrent seuls à cette destruction générale.

Soit que la présence du Porpoise et du Royal admirai eût relevé la puissance de Pomaré, soit qu'elle eût simplement détourné l'attention des esprits, le reste

ÀrrÎTée d'an

surcroît do

miavionnaires.

10 Juillet 1801.

Naafrâge da Norfolk.

30 mars i803.

(t) Tnrnboll, A Voyage rouind the World , page 150. (2) EU», Poifnman reitarcheê, tome I, page 103.

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