Îles Taïti
La faveur inespérée qui a accueilli notre récente publication sur les lies Nouka-Hiva, nous a engagés à joindre à ce premier travail des considérations sur la colonisation dans TOcéanie et une esquisse de la géographie et de l'histoire de l'archipel Taïti. Une monographie minutieuse eût entraîné des recher- . ches trop considérables pour le temps qu'il nous a été permis de consacrer à notre œuvre. L'histoire complète dATaîti, son ethnographie, son système religieux 9 les théories qui se rattachent à l'origine des indigènes, les nombreux détails relatifs au pas* sage d'une Iqngue suite de navigateurs, auraient demandé plusieurs volumes, et devant cette considération nous avons restreint notre cadre aux faits principaux de l'histoire politique, à la description géographique et à la discussion des questions principales de la colonisation sans nous occuper des mœurs primitives des habitants, de leur industrie, de leurs croyances, sujets habilement traités d'ailleurs par quelques missionnaires anglais.
Dans un ouvrage comme le nôtre des questions
YI PRÉFACE.
délicates au point de vue religieux surgissent à chaque pas. Quels que soient nos sentiments personnels à cet égard, nous nous sommes appliqués à ne considérer Tœuvre des missions que comme un moyen efficace de civilisation, en posant les bases des institutions nouvelles d'une société naissante. Nous nous sommes surtout fait une loi d'observer une stricte impartialité. Nous avons dit le bien jiutant que nous l'avons pu, mais nous n'avons pas déguisé le mal. Ce ^ue BOUS avons écrit sou» l'împréssioD de nos propres remarques^ faites sur les^ lieux il y a à peine cinq ans, esiee que la vue du paysy l'étude comparée* des diverses eontrées qu'il nous a été dcMiiié de pareoufir et k Bftai«rrité de nos réflexions nous ont suggéfé. Éiêk un met^ nous avofis écrit eê que neiiS' (H^oyens être kb véf ité.
£i^ doiisultant les^ noinliteiix a^iteérs dont les écrits ont aidé no» recheirohes, nous mus sommes i»posé l'obligatio» d^indiqu^ toutes lessources auxquelles Bfous avons puisé las renseigaeiiieiits que nous ne possédions pas dans nos notes particulières^ afin d'offrir, à ceux qui voudraient «^treprenére une étude pbas approfondie^ la facilité de recourir aux tttxtes originaux. Novs ajouterons que plusieurs mis*^ sfonnaires anglais, avec un esprit de progrès louél^ie, ont publié sur les insulaires de l'Océanie de préeiecises notions, qui n'ont pu trouver leur place dans les limites de notre cadre. En dehors de leur couleur religieuse, ces publications ont acquis une importance majeure, maintenant que les mœurs anciennes