PRÉFACE. VII
dé ces peuplades ont presque disparu , que là famille sauvage se transforme graduellement en société plus civilisée 9 et que l'homme primitif seplieaux exigences dfunë âfdtre économie. Ces missionnaires ont assuré dés (Jocirtnenits îihpfortarits à Tliîstoîre générale de FOcéàtfié; rtitïîîté* dé feurs recherchés grandira encore par h sfuité, (ôfâqûe te tèinpS éloigàërà dé pKiS en pWs f époque des scènes piitoreiëfqtié^ décrîteô ][>ar les pi'eriïîerà navigateurs dans FOcéân Pàcifi(ïtfé, et ^u'îl rfinèfiera de notfvefles recherches poiir déèo'ùvrir Fôrîgine de tant ^é peuplades semblables ént^e elles sous ptus d'un rapport, et que ces études detf ont se baser sur la comparaison de leurs moeurs, deleur éulté, de leurs traditions autant que sur celle de leur conformation ][)hysique et dé leur langage.*
Avant de terminer, nous ferons quelqfues remarqiies au sujet de deux publications inté^essàùtes qui ont suivi de près là Dôtre sur les lies Sfarcjùises. Dans ta première (1), on nous a adressé uHe observation sur Fexpréssion depropagandereligieuséf em'ployée indîstînctement pour l'œuvré des missions protestantes et catholiques, et on a proposé de la remplacer par célïé de propagande protestante; au point de vue où iàùs nous sommes placés, nous ne pouvons accepter une pareille rectification , et nous devons la rejeter. En outre, nous partageons le reproche fait dans cet ouvrage à plusieurs compilatèuifs, d'avoir dénaturé ïés noms indigènes des Nouka-Hîvîens en ne suivant
(1) Lettres tnr les iles Matquises , etc., par le P. Mathias G.
Vlll PRÉFACE.
pas les règles de Forthographe adoptée aujourd'hui par les missionnaires catholiques, et qu'ils ont empruntée aux missionnaires anglais, commeonle verra plus loin. Cette orthographe consiste à remplacer la diphthongue ou par la lettre Uy à écrire Tabu pour prononcer Tabou ^ et dans quelques autres différences analogues. Â ce propos, l'auteur, qui trouve cette orthographe naturelle, simple et rationnelle, accuse d'anglomanie ceux qui rejettent ses règles ; cette accusation peut lui être rmvoyée avec bien plus de succès, car la réponse à ce reproche se trouve singulièrement simplifiée par le passage suivant de l'ouvrage du missionnaire anglais Ellis : ^
<( Le taïtien est le premier idiome polynésien au- » quel on ait appliqué l'écriture. En étudiant ses rè- » gles et les particularités de son mécanisme, en les » coordonnant en système régulier, les missionnaires
* ne purent recourir qu'à leurs propres inspirations. 9 En représentant les sons de ce dialecte par des let- » très, en formant son orthographe, en choisissant les » signes qui devaient constituer la langue écrite, et » en montrant aux yeux de leurs élèveis ce qui jus- » qu'alors n'avait occupé que leurs oreilles, ils se
* créaient un moyen actif de propager par une voie » nouvelle la lumière et l'instruction dans l'esprit » dea indigènes; ils entreprenaient une tâche où ils » n'avaient été précédés par aucun de leurs devan- » ciers, et se faisaient les guides de ceux qui devaient » suivre cette route. Les difficultés de leur œuvre » étaient fort grandes; ils agirent avec une scrupu-