‹ Illusions des sociétés coopérativesChapitre 25 sur 32 · LA BANQUE DE FRANCE PRÊTANT SUR TITRES · texte numérisé non relu

LA BANQUE DE FRANCE PRÊTANT SUR TITRES

Les uns veulent que la Banque de France continue ses prêts sur titres et qu'elle les augmente, les autres veulent que la Banque de France, renonçant aux prêts sur titres, ne fasse plus que l'escompte.

En thèse générale, le prêt sur titres est une opération aussi légitime que l'escompte, et peut-être plus sûre pour celui qui avance les fonds, car il est nanti lui-même d un gage réel si le titre est de premier choix.

En thèse particulière on pêche contre les principes toutes les fois qu'on crée de la monnaie fictive, de Vor supposé ^ soit pour escompter, soit pour prêter sur titres.

Conclusion : si la monnaie fiduciaire était supprimée, si la Banque de France n'était

plus qu'une Banque d'escompte ordinaire, elle serait libre, comme tout le monde, d'escompter ou de prêter sur titres à sa convenance.

C'est le propre du privilège de faire naître des polémiques oiseuses et des questions insolubles. Elles prennent fin les unes et les autres le Jour où le privilège disparaît.

NOTE r 9

Page 1