LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
Dans les terres, de nuit baignées, Je contemple, ému, les haillons D'un vieillard qui jette à poignées La moisson future aux sillons.
Sa haute silhouette noire Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire A la fuite utile des jours.
Il mar(:lie dans la plaine immense.
Va, vient, lance la graine au loin.
Rouvre sa main, et recommence, Et je médite, obscur témoin.
Pendant que, déployant ses voiles.
L'ombre, où se mêle une rumeur. Semble élargir jusqu'au.K étoiles Le geste auguste du semeur.