‹ Illustrations de l'histoire d'AllemagneChapitre 22 sur 39 · MAISON DE LUXEMBOURG. — CHARLES IV · texte numérisé non relu

MAISON DE LUXEMBOURG. — CHARLES IV

A mort de Louis et la soumission de Charles IV , réconcilièrent le pape avec l'empire. Cependant une opposition .puissante se manifesta contre Télection de Charles, que plusieurs électeurs, notamment les princes de , regardaient comme illégale» Le pour satisfaire à ces réclamations,

qui n'étaient pas sans fondement , se rendit à

Aix-la-Chapelle avec les princes* La première

élection et le couronnement faits à Rome, furent déclaréé non valables. Charles IV fut réélu de nouveau , et on procéda ensuite au couronnement légal.

Après trente -cinq ans de troubles intérieurs, il était plus que temps de rendre la tranquillité à l'empire, que d'autres fléaux » les tremblemens de terre , la famine et Ja peste étaient venus ravager encore. Aussi les premiers soins de Charles , à son retour d'Aix-la-Chapelle , fut-il de proclamer une paix générale ; puis il parcourut ses états pour veiller à son exécution , rétablir lé bon accord entre les seigneurs et les villes, et employer la force des armes contre ceux qui se montreraient récalcitrans.

Après avoir ramené Tordre dans l'intérieur , Charles se rendit avec une suite peu nombreuse en Italie. Sa conduite fut encore plus pacifique dans cette expédition , que celle de son aïeul Henri VII. Il fut couronné à Milan le 6 janvier 13S6 ; de là il se rendit à Rome où il arriva sans rencontrer aucun obstacle, et où il reçut la couronne impériale des mains du cardinal légat d'Ostie, muni d'un plein pouvoir du pape Innocent VI (5 avril). Quelques jours aprèsil quitta Rome et l'Italie, et retourna en Allemagne où le rappelait l'urgence des affaires. «

Charles IV avait surtout à cœur de compléter et de régulariser les lois si défectueuses de l'empire 9ur lesi élections de l'empereur et sur les rapports des états entre eux. Toutes les classes

de la société désiraient aussi vivement voir l'ordre et la tranquillité rétablis après de si longs troubles. L'empereur convoqua à cet effet, une diète générale à Nuremberg ( 7 septembre 1355). Jamais assemblée n'avait été aussi nombreuse. On y comptEUt qi\^rante princes , clercs et laïcs; quant au nombre des comtes, des barons et des députés des villes, on ne peut l'évaluer exactement. C'est là que furent posées les bases de cette loi célèbre* connue sous le nom de bulle (Cor , et qui a fait pendant long-temps le droit public de l'Allemagne. L'empereur convoqua ensuite une seconde dièté à Metz , pour y promulguer avec une solennité extraordinaire» les décisions de Nuremberg. Des envoyés du pape et du roi d'Angleterre assistèrent à cette nouvelle réunion, et Charles de France, régant pendant la captivité de son père le roi Jean, s'y rendit, en personne, parce qu'en qualité de dauphin des Viennois, il était vassal de l'empire. On confirma tout ce qui avait été décidé 'à Nuremberg, on y ajouta quelques articles ; Charles fit rédiger le tout en latin , et y apposa le sceau impérial (une bulle d or, d'oii cette loi a tiré son nom). La promulgation eut lieu le 25 décembre 1266. Voici quelques-unes des principales dispositions de cette loi.

Le nombre des princes électeurs , auxquels appartient exclusivement le droit de suffrage pour élire le roi des Romains, est fixé à sept, trois ecclésiastiques et quatre laïcs. Les princes ecclésiastiques sont les archevêque^ de Mayence\

de Trêves et de Cologne ; les électeurs laics'sont le roi de BoI»§me, le comte Palatin du Rhin, le duc de Saxe-Witteraberg , et le marquis de Brandebouig.

Aussitôt que le trône est yaeant , rardhevêqoe électeur de Mayence enverra une lettre circulaire aux autres électeurs, œ les engageant à se réunir dans le délai de trois mois à Francfort sur le Mein. Celui qui, au terme prescrit , ne se présentera pas en personne, ou par un délégué muni de pleins pouvoirs, perdra, pour cette fois, son droit de suffrage. Les électeurs réunis prêteront le serment d'usage ; ils jureront d'aire, suivant leur connaissance et d après leur conscience, le roi le plus digné, sans avoir égard à leurs intérêts privés ; de ne pas quitter la diète avant que la majorité ait décidé. Une élection faite par la majorité , sera aussi valable que si elle était unanime (cette question avait été long-temps controversée, et avait donné lieiiàde grands désordres). Si rélecteur de Mayence ne satisfait pas à ce qui est prescrit , les autres^ lecteurs devront se réunir dans le délai fixé sans convocation.

Viennent ensuite des articles sur les privil^pes des électeurs , et sur leurs devoirs dans les affidres de l'empire autres que l 'élection. Enfin la seconde partie contient des dispositions sur le maintien de la paix publique, et sur les relations des divers états entre eux.

Charles IV voulut ensuite s'occuper de la réforme du clergé ; déjà même il avait publié un édit à cet égard; mais le pape lui fit observer

que cette réforme n était point de son ressort , quil eut en conséquence à révoquer toutes les mesures qu'il avait déjà prises à ce sujet , ajoutant que les archevêques avaient reçu toutes les instructions nécessaires relativement à cet objet. Charles s*empressa de se soumettre , et il publia un décret impérial sur la liberté ecclésiastique « par lequel il garantissait la sécurité des biens et des personnes des clercs contre toutes les entreprises des laïcs. Ce décret également revêtu d'une bulle d'or est connu sous le nom de bulle Caroline (1359)..

Charles avait une prédilection marquée pour la Bohême » son pays natal. Il fixa sa résidence à Prague, qu'il agrandit considérablement, et dont il fit presque une ville nouvelle, en se réglant sur les grands modèles qu'il avait vus eu France et en Italie. Il y établit une université à laquelle il attacha les professeurs les plus distingués de l'Allemagne et des pays étrangers. En peu de temps elle fut fréquentée par cinq à six mille étudians. L'empereur assistait souvent lui-même à leurs exercices , et un jour qu'un de ses courtisans lui rappelait qu'il était l'heure de dîner , il répondit : *< Ces savants exercices sont » mon dîner le plus agréable. » Charles ne négligeait rien pour améliorer l'état intérieur de son pays héréditàire. 11 fit fleurir le commerce et l'agriculture , il l'agrandit en y réunissant une partie de la Silésie , du Haut-Palatinat et la marche de Brandebourg ; enfin il parait certain <)\]|*il

voulait faire de la Bohème le centre de Tempire, et de Prague sa capitale.

Mais tout ce que Charles IV avait fait en faveur de ses états héréditaires, devait rester sans résultat, si la couronne impériale n'était pas fixée dans sa famille. C'était non-seulement le moyen de conserver à sa maison tout ce qu'il avait acquis, maisencoredela mettreen ëtatJe continuer son système , et de faire de l'AlJemagne un grand royaume héréditaire. Plusieurs empereurs avaient eu déjà ce projet en vue , et Charles crut pouvoir le réaliser. En conséquence, il demanda à Grégoire XI , successeur de Urbain V , l'autorisation de faire élire roi des Romains, son fils Wencesias. II gagna ensuite les électeurs par des concessions importantes, et en achetant chaque voix, au prix, dit-on , de cent mille florins d or.

Cependant les dépenses causées par cette élection , la violation de l'article de la bulle d'Or qui prescrivait aux électeurs de donner leur voix suivant leur conscience , au prince le plus capable, sans se laisser influencer par aucune promesse ou récompense, et surtout la mise en gage de plusieurs villes occasionna des troubles sur plusieurs points de. l'empire. Les villes de Souabe formèrent une confédération sous le nom de Ligué de S&uabe, et elles fortifièrent leurs tours et leurs murailles. On remarque qu'elles commencèrent alors a armer leurs remparts de longs canons de bronze , au lieu de pierriers dont on avait fait usage jusqu'alors. Leurs soldats , nombreux et belliqueux, entraient hardiment en campagne contre les chevaliers. L'exem-

pie des confédérés suisses , leurs voisins, semblait les animer et les exciter à conquérir leur indépendanoé* Chartes convoqua le ban et ranièr&4)an de Tempire , mais son armée échoua devant Ulm, et ilse vit obligé de consentir an rachat des villes engagées , et d'accorder de nouveaux privilèges à quelques autres.

Sur la fin de sa vie Charles voulut revoir la France où il avait passé une partie de sonenl'auce et de sa jeunesse. U vint à Paris .(1378), avee son fils le roi des Romains. Le roi de France Charles Y , neveu de Teropereur » aécueillit son oncle et son cousin avec de grands honneurs. Il avait , .dit-on , pour but, dans ce voyage , de ionder entre les deux maisons une amitié solide et sincère. C'est dans ce but sans doute qu'il nomma le dauphin , fils de Charles V, son Vicaire-général dans le royaume d'Arles, et notamment dans le ' Dauphiné , réservant toutefois la suzeraineté de Tempire. Déjà il avait accordé la Bourgogne à Philippe-le-Hardi , frère de Charies V , avec les mêmes réserves; mais cette suzeraineté n'était pins que nominale , et les concessions de Charles IV préparèrent et avancèrent la réunion de ces provinces à la France.

• A cette époque, le pape Grégoire XI mourut (27 mai 1378) et une division qui éclata entre les cardinaux français et italiens , donna lieu à un schisme qui dura trente-neuf ans. L'empereur, de retour à Prague, se préparait à remplir les fono-" tiens de patron et de défenseur de lëglise d'occident , . lorsqu il tomba malade. Sentant sa fin

prochaine, il partagea ses provinces entre aea trois

fils. Il donna la Bohême et la Silésie à Wenceslas Taîné, son successevir à lempire; l'élection de Brandebourg , à Sigismond son second fils, et la Lusaceau troisième. A peine avait-il terminé ces dispositions , qu'il mourut le 20 novembre 1378, âgé de soixante-deux ans.

On a fait le reproche à Charles IV d*avoir sacrifié les intérêts de l'empire à ceux de sa maison et d'avoir vendu pour s'enrichir , les droits de Tempire , à des villes , à des princes , comme s'il eût été d'intelligeDce avec les étrangers pour afÎEtiblirou ruiner Fautorité suprême dontil était revêtu. L'empereur Maximilien I**" disait en parlant de ce prince : « Que jamais l'Allemagne n'avait eu de peste plus dangereuse que Charies IV, et qu'il

H aurait vendu l'empire romain, s'il eût trouvé

•> un acheteur capable de le payer. «

wENCBsiAs. — 1378-1400 •

A la fin du quatorzième et au commencement du quinzième siècles, les principaux états de l'Europe présentaient le spécule le plus déplorable. En France, les factions des princes, pendant la démence de Charles VI , déchiraient le pays et le livraient aux coups de l'étranger ; le schisme désolait l'église , et l'Allemagne avait pour souverain un prince que les historiens s'accordent à peindre comme un Saitlanapale , un Néron , un Copronyme.

Wenceslas avait dix- sept ans à la mort de son père. Il apporta d'abord aux affaires publiques

beaucoup^ d'attention , et manifesta les desseins et les vues les plus sages. On espéra un instant

voir renaître les beaux jours du règiie de Henri VU 9 mais Tillusicm se dissipa bientôt. Pendant un séjour qu'il fit à Aix-la- Chapelle , quelque temps après son avènement, il recommença à négliger les affaires et à se livrer entièrement au plaisir, à la débauche, et enfin à des accès de fureur que les uns attribuaient à Tivresse , les autres à la folie. Sa femme, la vertueuse Jeanne, essaya en vain de le ramener à une conduite plus régulière ; voyant ses efforts inutiles , elle se contentait de prier et de gémir en silence. Cette manière d'agir parut au roi de la froideur ou du mépris ; il voulut connaître les secrètes pensées de sa femme, et pour cela il fit venir son confesseur et lui ordonna de lui révéler tout ce que sa femme lui avait dit au tribunal de la pénitence. Le vertueux ministre de Jésus-Cbrist » autant surpris qu'ailligé d une pareille demande , refusa d'obéir. Wenceslas réitira son ordre, puis il eut recours à la prière , aux promesses , aux menaces ; mais prières et menaces tout fut inutile; le confesseur iresta inébranlable dans son refus. Le roi, outré de colère , le fit appliquer à la torture ; mais la constance du prêtre triompha des douleurs de cet horrible supplice. Quand il fut guéri de ses blessures , Wenceslas le fit appeler et lui déclara qu'il devait choisir ou de lesatis&tre sur-te -champ ou de mourir. . « Mon choix est fait, répondit n le saint homme; je garde le silence.*» Le roi le livra aussitôt à ses gardes , qui le précipitèrent

pieds et mains liés, dans la Moldau, 1 16 mai liifâ). Aiosi mourut martyr de la confession , ce vénérable ecclésiastique que la Bohême d'abord, et toute 1 église ensuite , ont honoré sous lé nom de saint Jean Népomucëne ( 1 ). La reine mourut bientôt elle-même victime de la brutalité et de la cruauté de son mari. On n'a jamais connu les détails exacts de cette mort; seulement on sait qu'elle fut le résultat de la violence. On croit généralement qu elle fut attaquée et étranglée pendant la nuit en sortant de son lit , par un grand chien que Wenceslas avait toujours avec lui et qu'il lança contre elle.

Tandis que Wenceslas , retiré à Prague, se livrait à ses passions effrénées , le désordre et la confusion régnaient dans tout l'empire. Des hor- • des de brigands infestaient les provinces et les mettaient à contribution. Les villes de Souabe renouvelèrent et étendirent leui-s confédérations pour garantir leur territoire du pillage. De leur côté, les seigneurs travaillèrent à se rendre indépendans , et formèrelit une ligue puissante connue sous le nom de ligue du lion, Tout cela se l<jisait sans demander l autorisation de l'empereur, dans lequel on n*avait aucune confiance, et qui paraissait s'embarrasser fort peu des affaires d'Allemagne. Sa vie scandaleuse et ses cruautés , le rendaient méprisable et odieux à tout le monde. Les seigneurs désertèrent sa cour pour se retirer dans

(1, Ce ncm lui vieiil di la pcliic ville de NépomucU, en BoM- • n e, où il éUnii né.

leufB châteaux. Il se dédommageait dé cet abandon , en faisant sa société des hommes les plus vils et de femmes perdues de débauche. Il faisait du bourreau son ami et son confident ; il l'appelait son compère , et il avait en effet tenu im de ses enfans sur les fdnts de baptême; souvent ce . prince lui ordonnait de pendre quelqu'un de ceux qu'il rencontrait » et semblait prendre plaisir à cet affreux spectacle.

La haine , le mépris , l'indignation étaient à leur comble. Une conspiration formidable se forma contre sa personne. Les magistrats de Prague , à la tête du peuple, le saisirent et l'enfermèrent dans la prison publique , oiiils le retinrent quatre mois dans un cachot. Son frère Sigismond , alors roi de Hongrie , n'était pas étranger à cette conspira*tion. Le duc Jean de Goslitz , troisième frère de Wenceslas, s'étant approché avec une armée pour le délivrer, les conjurés le transportèrent en Autriche, au château de Wildberg.

Quelque peu estimé que fut Wenceslas , on comprit cependant en Allemagne » combien il était honteux de voir un roi des Romains retenu prisonnier dans ses propres états héréditaires. Une diète assemblée pour délibérer sur cet objet , nomma le comte palatin Robert , vicaire de l'empire, et le chargea de demander aux états de Bohême la délivrance de Wenceslas. Robert accompagna cette demande de la menace de marcher contre la Bohême avec une armée; alors Wenceslas fut mis en liberté, après toutefois qu'il eut promis par serment de ne pas tirer vengeance

de ceux qui l'avaient eropri80i]iié..Mai8 à peine

fut-il arrivé à Prague , qu'il fit décapiter le bourgmestre et quelques cocseitten mnnîdpanz qui avaient pris part au complot. Ces nouvelles violences furent le signal d'une nouvelle révolte ; son frtoe, le duc Jean , négocia un traité entre Wenceslas et les seigneurs de Bohême, mais Jean mourut avant d'avoir pu terminer cet arrange* ment. Wenceslas s'adressa alors à son frère Sigismond » quoiqu'il n'ignorait pas la part qu'il avait prise à sa captivité. Il conclut avec lui un traité de succession, le nomma vicaire-général et peipétuel de l'empire, avec un pouvoir presque sans bornes. Sigismond acheva le traité commençé par son frère Jean ; il y fut décidé qu'un conseil d'état serait institué en Bohême , pour veiller au couronnement, à la bonne administration du royaume. Ces concessions "de Wenceslas, qui le plaçaient sous la tutelle de son frère et du conseil d'état , auraient suffi pour ramener la tranquillité si d*une part Sigismond n'eut été forcé de retourner en Hongrie pour repousser les invasions des Turcs, et combattre les Hongrois révoltés , et si de l'autre Wenceslas lui-même n'eût cherché l'oc- ' casion de se soustraire au traité onéreux qu'il avait consenti. Bientôt une autre pensée mnt le distraire. On était universellement occupé en France et en Allemagne de mettre fin au schisme qui désolait 1 eghse. Wenceslas voulut aller à Reims pour y avoir une conférence avec le roi de France à ce sujet. En vain les grands l'Allemagne, en vain Boniface lui-même, le

sacœsseur dTJrbain, le seul pape reconnu dans

l'empire, cherchèrent à l'en dissuader. 11 accomplit son voyage, qui* n*eut d'autre résultat que de donner aux Français le spectacle d'un empereur d'Allemagne dans labrutissement dune honteuse ivresse. Les dédsionft prises dans cette entrevue, n'eurent aucune suite, et le schisme dura encore vingt ans.

De retour en Bohême , Wenceslas épousa la princesse Sophie , hlle du duc de Bavière. Ce mariage devint le signal de nouvelles prodigalités. Il ne mit plus de bornes au luxe de sa maison , et pour Qubvemr à ses dépenses exhorbitantes, il ne craignait pas de recourir à des mesures iniques et vexatoires. L'augmentation des impôts ne suffisant plus , il vendit les charges et les dignités de l'empire. Galias Visconti lui acheta pour ISO miUe écus d'or la souveraineté de la Lombardie , et son entière indépendance de l'empire. Sous prétexte qu'il n'avait point accordé d*amnistie aux Bohémiens qui avaient attenté à sa liberté, il fit condamner les villes de Prague, de Brudweis, de Pilsen , et grand nombre de bourgs et de châteaux , comme coupables de haute trahison , et ât confisquer les biens de tous les habitans, à qui, disait-il, par uneamère décision, il daignait faire grâce de la vie; il voulut étendre ce système aux villes de la Lusace et de la Misnie , mais ce fut la cause de sa perte. Les deux marquis de ces provinces portèrent plainte aux électeurs qui saisirent avec empressement cette occasion de déposer Wt nceslas. -Trois diètes s'assem-

blèrent succeesivement pour délibérer sur un sujet

aussi grave ; enfin dans la troisième qui se tint à Landstein , les électeurs le déclarèrent solennellement déchu du pouvoir souverain, et ils nommèrent pour lui succoder, Robert, comte palatin du Rhin (22 août 1400).

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