‹ Illustrations de l'histoire d'AllemagneChapitre 25 sur 39 · FAMILLE AUTRICHIENNE. — ALBERT II · texte numérisé non relu

FAMILLE AUTRICHIENNE. — ALBERT II

A maison d'Autriche, fondée par

Rodolphe de Habsbourg , va reprendre le trône impérial pour ne plus le laisser échapper de ses îTiains. Albert, duc d'Autriche , gendre de l'empereur Sigismond , était un prince non-moins remarquable par un extérieur plein de grâce , de noblesse , que par son courage , ses talens et toutes les rares

qualités qui font les grands rois. Appelé jeune encore au gouvernement de ses états héréditaires > on l'avait vu tout-à-coup renoncer à tous les amusemens de la jeunesse, pour se livrer sans réserve aux travaux et aux devoirs qu'exige l'exercice sérieux de la souveraineté. Ces belles qualités avaient déterminé Sigismond aTunir àsa tille Éli** sabeth , et à le désigner pour son successeur aux couronnes de Hongrie çt de Bohême. Après la mort de son beâu-père , il fut couronné à Prague . en janvier 1438; mais les Hongrois ne voulurent le reconnaître que sous la condition expresse que si les électeurs le portaient à l'empire , il n'accep- . tarait pas cette dignité. Ils prétendaient que ce n'était point l'usage de leurs princes d'être en même temps roi de Hongrie et empereur ; qu'à la vérité ils avaient consenti que Sigismond portât les deux couronnes , mais que leur royaume , sans cesse menacé par les Turcs , avait beaucoup souffert de son absence. Cependant la diète , assem- . blée à Franclort, le 20 mars 1438 , élut d'une voix unanime Albert d'Autriche roi des Romains*» Fidèle à sa parole , Albert répondit aux ambassadeurs chargés de lui annoncer son élection ; M La. possession d'une couronne est d'un moindre n prix à mes yeu^ que la sainteté de mes ser- » mens et le salut de mon âme. *t Les princes de sa maison , les pères du conseil de Baie , les États d'Autriehie , né purent l'ébranler. Ce ne fut que lorsque les Hongrois eux-mêmes, pensant que l'accroissement de sa puissance serait favora^e à leurs intérêts , le délièrent de ses engagemens ,

qu*il se crut libre de placer sur sa tête la couronne impériale , qui depuis est restée oonstaimnent dans sa famille.

L'âévation d'Albert remplit l'Allemagne de

joie et d'espérance , et les premières mesures qu'il prit répondirent à l'attente générale ; dans la diète de Nuremberg et de Mayence , il fit porter une foule de lois relatives à la tranquillité publique et particulière ; il proposa une nouvelle division de l'Allemagne par cercles , division qui avait pour but le maintien de la paix et la répression des désordres, mais qui ne fut complétée définitivement que sous Maximilien I«* ; i) réforma l'administraticm de la justice , modéra les prétentions arbitraires des juges et tâcha de restreindre surtout la puissance redoutable et mystérieuse de^ cours Véheniques ou des tribunaux secrets de la ' Westphalie. Ces tribunaux remontaient , dit-on , à Charlemagne» qui les avait établis pour contenir les Saxons que trente ans de guerres n'avaient pu dompter. Us jugeaient en secret et condamnaient à mort sur le simple rapport de leurs surveillans , sans que l'accusé eut connaissance de la sentence rendue contre lui avant le moment de l'exécution.

Beaucoup d'autres réformes utiles furent encore Touvrage d'Albert : sà sagesse et sa fermeté semblaient annoncer la régénératiop de l'empire ; mais ces heureux présages s'évanouirent tout*à* coup. Forcé de marcher contre lesultan Amurat II, qui menaçait d'envahir la Hongrie , il fut atteint d'une maladie contagieuse qui moissonna une par-

lie de son année , et il succomba le 27 octobre 1439 , à l'âge de quaiante-deu ans. Sa mort fut un deuil général dans lempire, qui avait conçu les pbis justes espérances sur le règne de ce prince

si remarquable par ses rares talens et son heureux naturel.

FsÉnÉBic m. — (1439-1498).

Peu de temps après la mort d'Albert II , les . électeurs , assemblés à Francfort, élurent pour son successeur Frédéric d'Autriche , son cousin , duc de Styrie. L'impératrice, veuve d'Albert II, était enceinte au moment de la mort de son mari. Les états de Bohême et de Hongrie reconnurent pour roi le fils dont elle accoucha , et qu'on appela pour cette raison Ladislas-le-Posthurae.

Le règne de Frédéric Ui dura cinquante-trois

ans ; c'est le plus long que fournissent les annales de l'empire d'Allemagne, et un des plus intéressans par les événemens qui s'accomplirent dans cette longue période , événemens auxquels toutefois Frédéric resta presque entièrement étranger. Ce prince a été surnommé , on ne sait trop pourquoi y le pacifique : on aurait dû l'appeler findolent ou Finêoueiani. Voici le jugement que porte sur ce prince un de ses contemporains : « L'emn pereur » dit-il , est un homme iaible et irrésolu , » incapable de penser et d'agir , dissimulé sans n être prudent , et odieux par son avarice. Les f autres princes de sa maison le méprisent sans ** être plus estimables que lui : toute l'Allemagne

w en porte le même jugement (1). 11 était versé dans l'astrologie judiciaire, et il avait cru découvrir , au moyen de cette prétendue science , les brillantes destinées que lavenir réservait à sa mai- . son. C'était peut-être la sécurité , inspirée par ses prédictions , qui le rendait indifférent aux revers qu'il éprouva dans presque toutes ses entreprises, et dont il te consolait en répétant cette maxime plus digne d'un philosophe que d'un souverain : Rerum irreeuperandarum summa feliciias oblivib , le bonheur 'suprême consiste à oublier les pertes irréparables. C'était sans doute cette confiance dans la grandeur future de sa maison qui , depuis son élection à l'empire , lui avait fait adop-

ter pour devise les cinq voyelles A. £. 1. O. U.» qu'il expliquait de cette manière : âustals est iMPERARE oRBi uNivERso; f Autriche doit commander à totUt univers. Pour lui. il ne fit rien personnellement pour contribuer à cette élévation , si ce n'est d'ériger T Autriche en archiduché. Mais deux des plus grands événemens accomplis sous son règne, auxquels il ne prit aucune part, et dont l'un même semblait menacer l'Autriche et tout l'empire d'une destruction totale , furent les causes qui contribuèrent le plus à élever la puissance de r Autriche au-dessus de toutes les autres, et à perpétuer la dignité impériale dans cette maison. Ces deux événemens sont : le premier la prise de Constantin ople par les Turcs , et le second la chute de la puissante maison des ducs de

(1) Cbaudevier, ieures au dauphin de l-ranee vdepuisLoais XI;.

Bourgogne de la race des Valois , par la mort de Charles*le*Téinéraire.

Après la destruction de l'empire d'Occident , toute l'Allemagne , effirayée de rapproche des barbares qui menaçaient de l'envahir , se hâta d'élever un boulevard contre les hordes musulmanes ; le péril était pressant , il n'y avait point de temps à perdre : la maison d'Autriche se trouvait précisément sur le terrain ; on la choisit aussitôt pour base , et chacun s'empressa de travaillet autour et de l'accroître en tout sens pour l'affermir. Cependant on éleva la couronne impériale au-dessus d'elle en signe de ralliement , et le danger passé elle y est toujours demeurée, parce qu'il ne s'est trouvé personne assez grand pour l'aller retirer d'un lieu si élevé (1).

Le dernier duc de Bourgogne , Charles-le-Téméraire , avait laissé en mourant une succession ; prodigieuse , composée du duché de Bourgogne ^ d'une partie de la Picardie , des comtés de Flan* dre , d*Ârtois et de Bourgogne , des duchés de Brabant , Luxembourg et Limbourg , des comtfe de Hainant , Hollande et Fritz. , et enfin du duché de Gueldrev L'unique héritière de tant d'états était Marie de Bourgogne fille du dernier duc. A la mort de son père , elle se trouva recherchée par les plus grands princes de l'Europe. Le fils de Frédéric III , Maximilien , n'étant encore qu'archiduc d'Autriche , eut le bonheur d'obtenir la

(1) Le eomte de Lat-CMti,,«llM bistoriqoe.

main de cette riche héritière , dont presque toutes les possessions passèrent dans la maison d'Autriche , à l'exception des fie& masculins qui ûrent retour à la couronne de France.

Les couronnes de Hongrie et de Bohême , qu'avait possédées Albert II , sortirent de la mai* son d'Autriche , par la mort de Ladislas-le-Posthume , arrivée en 1448 ; mais elles y rentrèrent pour n*en plus, sortir dans le commencement du siècle suivant. (Voyez plus bas Ferdinand I*"^).

Frédéric III est le dernier empereur d'Allemagne qui ait été couronné à Rome (1452J. 11 fit couronner Maximilien , son fils , roi des Romains , en 1486; tandis que Mathias Corvin , roi de Hongrie , attaquait ses états héréditaires , s'emparait de la basse Autriche et prenait Vienne. Il fit ensuite une paix honteuse avec Corvin , et ne irentradans Vienne qu'en 1490 « après la mortdu roi de Hongrie. Frédéric mourut à Lintz , le 19 août 1A93, à l'âge de 78 ans. .

C'est pendant le règne de Frédéric III , en 1440, que fut inventée l'imprimerie , par Jean Guttemberg, natif de Mayence, et bourgeois de Strasbourg , selon les uns, ou natif de Strasbourg et bourgeois de Mayence , selon les autres. La première idée de Guttembcrg fut de graver sur des planches de bois et à rebours » des lettres, des mots et des phrases d'un discours suivi. Il s'associa à Jean Fust , d'Aschaffenbourg , orlèvre, et. à Pierre Schoeffer , homme plein de génie , qui s'appliqua à perfectionner les premiers procédés de 1 inventeur. Ce fut ce dernier qui imagina

.de fondre des caractères mobiles , dont il coioposa à son gré des mots , des lignes , des pages , des

volumes tout entiers.

MAXIHIUEN — ( 1493-1619 }.

Maximilien !«• , déjà couronné roi des Romains s'était fait connaître par son courage et son habir leté dans les guerres qu'avait entraînées son mariage avec Marie de Bourgogne , quoiqu'il ne fut alors âgé que de dix-huit ans , et qu'il eut à combattre un des souverains les plus actifs et les plus artificieux de son temps. Il arrêta les efforts des Français et força leur roi de rendre le Quesnoi, Bouchain , Cambrai, et d'accepter une trêve. Qpand les hostilités recommencèrent, Maximilien prit l'offensive et gagna la bataille de Guinegate ( 24 août 1479), qui mit ses affaires dans lé meilleur état. La mort de sa jeune épouse vint changer bientôt la face des choses. Elle lui laissait deux enfans , Marguerite et Philippe , surnommé le Beau. Les états de Flandre regardèrent aloro . Maximilien comme un étranger , nommèrent des gouverneurs à son fils , et fiancèrent sa fille , aiarguerite, au dauphin, fils de Louis XLLes prétentions des états excitèrent le courroux de Maximilien qui leur déclara la guerre. Elle se fit avec des succès variés , et ne se termina qu'en 1489 , par suite dû traité de paix conclu entre Charles VIII , successeur de Louis XI , et l'Allemagne, ce qui força les Flamands , qui n'étaient plus soutenus par la France , à se soumettre a Maximilien. Mais ralli^nceavec la France ne fut pas de

longue durée. Maximilien avait épousé parprocureiir , la duchesse Anne, héritière de Bretagne. Charles VIII fit rompre ce mariage , et épousa luimême Anne de Bretagne , après avoir renvoyé à son père Marguerite d'Autriche , à laiquelle il avait été fiancé lorsqu'il n^était que dauphin. Irrité de ce double affront , Tarcbiduc forma uiie ligue avec l'Angleterre , l'Aragon et les Suisses; . mais Charles YIU gagna ses alliés et Maximilien, resté seul , se vit forcé de céder.

Tous ces événeraens importans, que nous n'avons fiut qu'indiquer, s'étaient accomplis du vivant de Frédéric III, et lorsque Maximihen n'était encore qu'archiduc. Quelque temps avant sa mort , son père lui avait résigné l'administration de ses états, et après cet événement, le roi des Romains prit , sans aucune difficulté, le titre d'empereur. Il signala le commencement de son règne par l'expulsion des Turcs , qui avaient fait une irruption dans la Croatie et la Carinthie , et avaient porté le ravage jusqu^à Laybach.

Quelque temps après cette courte* expédition , il épousa Blanche- Marie, sœur de Jean Galéas duc de Milan, et nièce de Ludovic Sforce, II reçut pour dot'des nouvelle épouse , une somme de 440,000 écus d'or, et, en faveur de ce mariage, il donna à Ludovic Sforce , l'investiture du duché de Milan. II rattachait ainsi à l'empiie un pays que l'empereur Wenceslas avait autrefois aliéné, et se procurait un moyen d'intervenir dans les affaires d'Italie. L'occasion ne tarda pas à s'en présenter. Charles VIII entreprit sa fameuse

expédition de Naples. Maximilien , inquiet des succès des Français, forma une ligue secrète avec le pape , ]e duc de Milan , le roi d'Aragon et les républiques de Venise et de Florence., et sous prétexte d aller se faire sacrer à Rome , il dirigea ùne armée vers Tltalie.

Pour obtenir le concours de l'£mpii« germanique, il convoqua à Worms une diète célèbre, connue sous le . nom de granJe-diète , tant à cause du grand nombre de princes et de députés des villes qui s y trouvèrent , que par rapport à l'importance des. affiôres qui y forent traitées (1495). Ce fut en efiet dans cette <issemblée que . fut prise une mesure qui fit faire un grand pas vers l'extirpation de l'anarchie, et vers l'établissement de Tordre public dans Tempire. On rendit une loi pour abolir à jamais , sous des peines tr^»sévères , tous les défis et les guerres particulières des états entre eux. Pour assurer l'ex^ution de .cette loi , on établit une cour suprême , destinée à venger les violations de la paix publique , ou à les prévenir en jugeant les différends des états entre eux : c'est la célèbre chambre impériale , établie d'abord à Francfort , et dont Frédéric de Zollern fut élu premier président. Maximilien avait espéré que le consentement qu'il avait donné à l'érection de ce tribunal , porterait la diète à lui fournir les moyens de s'opposer aux progrès des Français en Italie , et de reprendre dans ce pays

^ amendant qu'y avaient exercé ses prédécesseurs. ' Après beaucoup d'hésitation et de délai , Tassem-

Jblée ne vota qu un faible subside , qui ne permii

i Maxitnilien d'envoyer en Italie qu'une armée

de trois mille hommes. Ce faible renfort , joint aux coalisés Italiens, suffit toutefois pour faire perdre aux Français le royaume de Naples en aussi peu de temps qu'ils en avaient mis à le conquérir. •

Dans les années qui suivirent l'expédition d'Italie , Maximilien eut encore quelques ferres peu importantes à soutenir contre Charles VIII et Louis XII , son successeur ; en 1498 , cederni^ , qui songeait à attaquer le Milanais , fit des pro- ' positions de paix que Maximilien s'empressa d accepter.

En 1499, l'empereur voulut forcer les Suisses à se reconnaître membres de Tempire et à fournir le contingent qui leur avait été assigné. Ils refusèrent , et la chambre impériale exerça contre eux toute la rigueur de son autorité. Maximilien mit sur pied une armée nombreuse; mais elle fut battue en plusieurs rencontres , et enfin complètement défaite, et l'empereur fut obligé de signer Tindépendance helvétique (1499) {1).

Pendant cette guerre , Louis XII avait fait la conquête du Milanais , et déjà il menaçait le royaume de Naples. Maximilien se hâta decondure une alliance avec les Suisses, et obtint d'une nouvelle diète dessecourssuffisanspourcommen-eer la guerre. Mais elle n'eut pas lieu , grâce à 1 intervention de Tarchiduo Philippe , fils de Tempereur. Ce princejeune et ambitieux était, comme

ii) Voir nos illuslmtions de rtiisloirc (|e la Suis»c.

nous lavons vu, héritier par sa mère de 1 mimense succession des ducs de Bourgogne. En 1496, il avait épousé Jeanne, fille d'Isabelle , et de Ferdinand , roi d* Aragon , de Majorque , de

Sardaigne , de Naples et de Sicile. En 1500 , sa

femme lui donna un fils qui reçut le nom de Charles (ce fut plus tard le célèbre Charles- Quint) ; il en avait déjà une fille* nommée Marie. Louis XII , qui connaissait Tambition du jétine archiduc et son ascendant sur l 'esprit de son père , lui ofint pour son fils , qui -venait de naître , la main de madame Claude de France , avec le Milanais en dot , s'engageant de plus à n'opposer aucun obstacle à ce que Philippe régnât s^r la Castille et l'Aragon , après la mort de Ferdinand et d'I^ahelle. Ebloui par ces offres brillantes , Farchidue fit tous ses efforts pour réc<?ncilier Louis XII et Maximilien ; et il finit par vaincre la répugnance de l'empereur. Le 13 octobre 1501 , on conclut à Trente , un traité par lequel le projet d unu* madame Claude au jeune fils de Tarchiduc fut approuvé; et la main de Marie, sœur du jeune Charles , fut promise au premier enfant mâle qui naîtrait au roi de France. Aucun de ces projets de mariage ne devait se réaliser : cependant 1 affection de Philippe pour Louis XII ne se démentit ' pas, et quand il mourut à Burgos ^^1506) , il nomma le roi de France tuteur de son jeune fils. Sa veuve , Jeanne , l'héritière de tant de couronnes » ne put se consoler de la perte de son époux; elle devint folle , et , qui le croirait? mère de deux empereurs ejl de quatre reines , elle expira sur la

paille, se battant contre des chats; c'était sa

folie (1).

La mort de l'archiduc Philippe fot le signal de

nouvelles intrigues , de nouvelles négociations , entre Tempereur , le roi de France, le Pape , la république de Venise , et le roi d'Aragon. C'est à cette époque que commence à se développer en Europe cette politique artificieuse , « qui consiste à se poser et à menacer plutôt qu'à se battre ; qui compte l'intérêt pour tout et les principes pour rien... *• Tout le r^e èe Maidmili^ , et surtout Tépoqueoiinous sommes arrivés, ebtune suite perpétuelle de guerres suspendues et ' continuées, de traité» rompus et projetés de nouveau, d'allianees abandonnées et reprises. On lui reproche une conduite inconstante et légère , une politique inquiète et turbulente ; mais le temps où il vécut et les* circonstances qui l'entourèrent lui ont mérité ce reproche autant que son caractère. » ( Le comte de Las-Cases. )

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