DES CERCLES
Ce qui sera toujours un titre non contesté de gloire pour Maximilien , ces sont les efforts'cons-
(I) Le comte Lds^Cases» AiIm historique.— Six enfans naquirent da mariflge de Philippe et de Jeanne, et tous six ont porlé des couronnes. L*empereor Charles V; l^empereur Ferdinand 1er; Marie , épouse dè Louis roi Bohême et de Hongrie; Bléonore» mariée d^bord à Emmanuel» roi de Portugal, puis à François 1er, roi de France; Isabelle, mariée è Christian 11 , roi de Dsocroarcit > «afin Calherine, mariée 9 Jean 111, roi dePortUj^uL
tuns qu'il a faits pour rétablir Tordre et la Itanquillité dans Tempire , et assurer la libre exécution des lois , et la distribution de la justice. Nous avons vu déjà que plusieurs fois , et iK)tamment sous Albert II , on avait conçu le projet de diviser l'Allemagne en cercles ou cantons, pour le maintien du bon ordre et de la police intérieure de l'Empire. Déjà en 1500, Maximilien était parvenu à établir six cercles seulement , parce qu alors un grand nombre d'états avaientTefusé de s'y laisser comprendre. Enfin , en 1512, la diète fameuse de Trêves, transférée à Cologne, consomma cette division territoriale telle qu'elle est arrivée depuis jusqu'à nous. Le nombre des cercles fut porté à dix ; et tout l'empire y fut réparti , à l'exception du roi de Bohême , et de l'ordre ïeutonique » ou la Prusse qui refusèrent d'en faire partie.
Cet établissement et les lois qui l'accompagnèrent , introduisirent une combinaison nouvelle dans la constitution de Vempire. Les cercles devinrent autant de petites républiques fédératives , qui eurent leurs états , leurs lois, leurs troupes , et leurs intérêts prrticuliérs , subordonnés toutefois aux lois générales de l'empire.
Ces cercles avaient par leur constitution, des direeieurs qui ttaient les présidens de leurs états; des princes convoquantë , qui les assemblau iit et étaient chargés du maintien de la p^x ; des colonels , qui commandaient leurs troupes et faisaient exéeuter les sentences de la cour impériale et du conseil aulique
Ces dix cercles étaient ceux : P d'AOTRiCHE .
comprenant tous les pays appartenant à la maison d'Autriche; 2f^de Bavière, comprenant le duché de Bavière, l'archevcché de Salzbourg, les évêchés de Ratisbonne , Passau et Freissingen \ 3*^ de SouABE comprenant , le duché de Wirtemberç, l'évêché de Constance, le margraviat de Bade, le comté de Furstembérg , Févêché d*Augsbourg, et trente-une villes impériales; 4p du Haut-Rhin,
comprenant le palatinat électoral , l'évêché de
Worms , le landgraviat de liesse , la principauté de Nassau , (Deux-Ponts) , les évêchés de Spire, de Baie , etc . ; 5^ du Bas-Rhin , formé des principautés électorales de Mayence , de Trêves , de Cologne et du Palatinat ; 6^ dé Franconib , comprenant Auspach (au roi de Prusse) , l'évêché de Bainberg, les évêchés de Wurtzbourget d*Aich* tedt, les principautés de Saxe, les villes de Nuremberg , Schweinfurt , etc. ; 7^ de Basse-Saxe , formé dç Magdebourg , (au roi de Prusse) , de Téiectorat de Hanovre , des duchés de Brunswick, de Holstein , de Hambourg , de Mecklembourg , des évêchés d'HiJdeshein , de Lubcck , etc. ; 8" de Haote-Saxe, comprenant l'électorat de Saxe, de Brandebourg (au roi de Prusse); 9** la Pomkra- NiE (au roi de Suède) , les principautés de Saxe et d*Anhalt; 10> de Bourgogne : ce cercle, qui comprenait la Flandre , le Brabant , etc. , et appartenait en totalité à la maison d'Autriche, n*ayant jamais payé aucune charge de' l'empire, n*çn faisait que nominativement partie.
Les avantages qui devaient résulter de cette
division de i Allemagne pour l'adminislnition de la justice furent complétés par Tintroduction des conseils auliques dans les divers états , et par l'abolition détinitive des tribunaux secrets , connus sous le nom de eour Fehmique.