PLANCHE XC
DICHAPETALUM:LOLO De Wild. et Th. Dur.
Reliquiae Dewevreanae [1901] p. 42. (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 3, I [1901] p. 42).
Arbrisseau grimpant, à rameaux jeunes cylindriques, munis de poils bruns, devenant glabres et sillonnés à l’état adulte, lenticellés ; entrenœuds de 15-30 mm. de long. Feuilles courtement pétiolées, à pétiole de 2-3 mm. de long, coriaces, munies à l'état jeune de poils roussàâtres, devenant glabres mais présentant une villosité éparse sur les nervures de la face inférieure, luisantes sur la face supérieure, plus pâles en dessous, ovales ou elliptiques, arrondies ou subcordées à la base, aiguës au sommet, de 12-18 em. de long et de 6 cm. de large environ, à l'état adulte, nervures au nombre de 7 à 8 de chaque côté de la nervure médiane, anastomosées en arc avant d'atteindre le bord, en creux sur la face supérieure, proéminentes sur la face inférieure, nervules réticulées très peu proéminentes sur la face inférieure. Inflorescences axillaires, gloméruliformes, de 1 cm. environ de diamètre, à pédoncule nul, à pédicelles courts, velus, de 2-3 mm. de long, bractéolés à la base, bractée lancéolée, velue; fleur à 5 sépales, velus extérieurement, verts, ovales, lancéolés, de 2,5 mm. de long, obtus, brunâtres, légèrement et courtement velus intérieurement; pétales alternatisépales, blancs, de 5 mm. environ de long, rétrécis vers la base, de 0,5 mm. de large vers la base et de 1 mm. vers le sommet, fendus jusque vers le milieu en deux laciniures ovales, obtuses, munis à la base d’une appendice dressé, lobulé au sommet. Étamines filiformes, plus longues que les pétales, de 4 mm. env. de long, à anthères biloculaires. Ovaire ovoïde, velu, triloculaire, à loges biovulées, surmonté d'un style allongé, filiforme, plus long que les étamines et terminé par trois petits stigmates
recourbés en crochet.
Bassankoussou, février 1896 (Alfr. Dewèvre n. 777).
OBs. — L'écorce de cette liane, grattée et infusée, sert à combattre les maux de ventre, elle porte dans la région le nom indigène « Lolo +, que nous lui avons conservé comme nom spécifique.
Le Dichapelulum Lolo appartient à la mème section du genre que le D. Dewevrei qui à été également décrit par nous dans les « Reliquiac Dewevreanae, p. 41 », il est donc, comme lui, voisin des D. aculisepalum Engl., cuneifolium Engl., Johnslonii (Oliv.) Engl. et Poggei Engl. (cf. Engl. in Engl. et Prantl Natiürt. Pflanzenfam. UI, 4 p. 348, subdvision C. b. B. I).
Nous avons, dans des observations à propos de ces deux espèces nouvelles, discuté les caractères différentiels de ces espèces et fait ressortir qu'aucune des espèces décrites ne semble cadrer avec notre plante. Le genre Dichapelalum est très embrouillé, il faudrait un travail d'ensemble dans lequel chaque espèce serait étudiée d’une manière complète et comparative.