EXPLICATION DE LA PLANCHE XC
Fig, 1. — Rameau fleuri, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Bouton, grossi 20 fois.
Fig. 3.— lleur épanouie entière, grossie 10 fois. Fig, 4. — Coupe longitudinale de la fleur, grossie 18 fois.
— Bractée, grossic 20 fois.
— ot
Fig. 6. — Pétale isolé vu de face, grossi 20 fois.
Fig. 7. — Appendice de la base du pélale, grossi 20 fois.
Fig. 8. — Ovaire entier surmonté du style: et de 3 sligmates, grossi 25 fois. Fig. 9,— Coupe transversale de l'ovaire, grossice: 25 fois.
Fig. 10. — Ovulc isolé, grossi 25 fois.
Fig, 11. — Klamines vues de dos et de face, grossies 20 fois.
Fig. 12. — Diagramme floral.
PLANCOTIE XCI
VISCUM GILLETII De Wild.
in De Wäld. ct Th. Dur. Plantac Gilletianae congolenses I (1900) p. 44 (Bull. Herbier Boissier, sér. 2, I [1900] p. 44).
. Plante parasite à rameaux jeunes grêles, anguleux, à 6 côtes; rameaux adultes épaissis, subcylindriques, à écorce sillonnée longitudinalement ; entrenœuds de 5-7 cm. de long, feuilles opposées, coriaces, elliptiques, à base assez longuement cunéiforme, atténuée en pétiole, subaiguës au sommet ou obtuses, de 8-11 em. de long, pétiole compris, et de 2,5 à 4,5 cm. de large, à 3 nervures naissant de la base, peu proéminentes sur les deux faces, nervures secondaires peu marquées. Inflorescences mâles, axillaires, disposées en un ou plusieurs fascicules pédonculés, de 3 ou 4 fleurs sessiles, pédoncule de 1 mm. environ de long, portant au sommet une paire de bractées triangulaires, connées à la base et de 1 mm. environ de long. Lobes du périgone subtriangulaires, portant les anthères sur la face interne, inégaux, égaux par paires opposées, les deux plus grands obtus au sommet, contigus dans le bouton, les deux autres subaigus distants entre eux de 0,5 mm. au sommet, bouton de 2,5 mm. environ de long; fleurs femelles inconnues.
Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 485).
OBS. — Nous ne connaissons que les fleurs males du: V. Gillelii qui se présente comme une plante très ramifiée. Sa tige anguleuse à l'état jeune, privée de lenticelles, permet de le différencier du V. lenticellatum De Wild. (cf. pl. XCIV) et de le rapprocher des V. congolensis De Wild., Y. nervosum Hochst. et V. Wicoslalum Meyer. Mais la forme si caractéristique des lobes du périgone fait reconnaitre aisément cette espèce; en effet, tandis que chez les trois espèces citées en dernier lieu les 4 tépales sont égaux, les pointes se touchant dans le bouton et représentant en dessin un carré coupé par les deux diagonales, chez le V. Gillelit les tépales sont égaux deux à deux, deux se touchant au sommet, deux ayant leurs extrémités distantes, de sorte que le dessin du bouton représente un rectangle dans lequel les lignes de soudure des tépales rappellent le dos d'une enveloppe à lettre.
Dans les Plante Gillelianæ nous avons donné une clef analytique des 5 espèces citées plus haut, comme suit :
Feuilles à 3 nervures principales, assez saillantes. Tiges cylindriques, lenticellées . . . k . V. lenlicellulum. Tiges anguleuses au moins à l’état jeune “ privées de lenticelles. Lobes du périgone de la fleur mâle inégaux, égaux deux à deux, coupe transversale du bouton rectangulaire. . . V. Gillelii. Lobes du périgone de la fleur mâle égaux, coupe transver sale du bouton carrée. Feuilles de 5-9 em. de long et 2,5-5 cm. de large . . V. congolense. Feuilles de 2,5-4,5 cm. de long et 1-2,5 em. de large . V. nervosum. Feuilles de 10-14 mm. de long et 4-8 mm. de large. . VW. ricoslalum.