VESPÉRAL POUR LE HÉROS
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I. Pensée du Soir, vous êtes venue ce soir poor moi, ma Divine. Je ne vous attendais plus. Je vous iviis oublier lumi^rr dr I4 peine, prélude de la Nuit;
Et voilà que je vous trouve sur mes yeux, ayant levé U iltc
Comme un baiser en fleurs, une lèvre de nacre,
Un arc de caresse,
Vesper, visiteuse du soir, Princesse des blessés.
Triste Splendeur.
II. Le couchant rouge, comme un lion frappé k mort, e»i int d« passion ;
Mais déjà le lac pile des larmes.
De céleste fraîcheur inonde cet incendie.
Les veines du jour ont ver\é toute leur pourpre
Sur l'horizon parcouru de la vie ;
Et déjà, sur l'espace bleui
Descend, comme coule une source,
La verte espérance du sommeil
El la douceur sereine de l'Oubli.
III. Un pardon, un Adieu, un Ip d'or et de feo, trempa da«s U pluie
— tSo —
De I» souffrance !
Voilà, Urëniié, toi racinet profondes et la vigneor de *otre sève exsangue;
El moi aussi, doux infini qui ruisselle, qui s'iieini cl s'apaise,
J'ai rougi, moi autsi, le vert gazon du ciel De mon pauvre sang qui p!<-uir, et qui a biîté Les portes du coeur.
Vesper, venez ensevelir les morts de la joarnée. Toutes ces douleurs de rien qui nous épuisent ; Venez les fleurir de votre fleur, Narcisse de l'espace.
Vesper, sourire de la Pensée dans les pleurs,
Veiper, vous qui semble? ne pas mourir, venez sur ceux qui
meurent,
Hi que icui iLTui uit mnuur teni et Cent foii \t )ournee ;
Fiancée couronnée d'oranger,
Ve»per,
Ma splendide tristesse!
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