‹ Images de la grandeurChapitre 116 sur 126 · LES FOLLES · texte numérisé non relu

LES FOLLES

I. • Vient, mon Amour; vient, mon Ami bien «imé », ■«murent elles.

Le fil bleultre du ciel, lame damasquinée d'étoiles, passe catre les murailles noires des arbres ; —

Et la lune glisse dans les ailées sa rivière d'opale.

a Viens, je t'aimerai . . Tu m'es chéri . .

J'ai pour toi des caresses.. J'ai ma bouche et mes teins. .

El mes lèvres complices, et l'amphore de ma chair, les asset de mes hanches.

L'isthme nerveux de la taille, et le col secret de la gorge as ventre, où tu vas me saisir. .

La croupe rebondie attend, comme une cavale sellée, le cavalier aux jreux hagards, le spasme. .

J'ai de l'écume pour ton écume ; et pour U boackc %Mt le goût, acide et doux, de la fraise, sur la langue.

Viens, mon Amour; viens délirer.

Viens voir en mes jeux piles l'image de l'eflroi et da délire Mcrét

Où ni toi, ni moi, également victimes, ne nous rMOBMlirou

plus,

El où, tremblaoi de nous voir passer, comme une ombre d<M

la fumée,

Nous nous dirons des mots incertaiDs et det parole» vaf««, d'noc voix frémissante, an timbre changé. . •

Et les lèvre* des feailles readeoi, daas leur léger loaatti, — tSa —

Un doui et vert baitcr au ktiter tua«e de ta briie O feuillet, (huchoiez vous voire careuc? Ou est ce voire tonrire? Ceriei vout rivez.

II. « Vieot, mon Amour; vient, mon Ami bien aimé, • murmurent ellet.

Ellei te penchent tur eux, qui let regardent nuet tout Jear* vêtement, et qui let fouillent d'un œil plut cuitant que le fer rouge.

Ht ont la bouche siche; et leurs cœurt te rijoaittent aux vœux obscinet qu'ellet ajoutent.

Tout bat, maintenant, ellet rient ; car ellet tont gaiet;

Lcurt lèvret de métier t'ouvrent également pour let paroles qui touillent l'homme.

Et pour celles qui lui plaitent, pour le rire éclaiani el les vaines promettet. .

Et let Morts leur répondent : car les Morts sont avides de folie.

La source pleure ti doucement tur let marches de marbre. .

Let feuilles dorment si chastement aux bras des branches, dans la fraîche maison des arbres. .

Et la lune ti calme, si blanche, silencieuse.

Verse ti purement ta riviire d'opale dant let urnei d'aibitre, sur let épaulei et le tein det ttatuet.

III. Quelle lumière pallie le deuil de cet carrefours? Là, entre set

préiretses, là erre la livide faiteute d'anget, Hécate, qui tient det aiguilles

entre ses dens. Chaque chauve routte va et vient. De tet pattet velues de

convoitises, l'araignée du désir tisse une toile dans les coeurs; et parles

rines le sang plus lourd charrie le fil visqueux, que secrète la mjrgale.

Lis Folus. — Vient, mon Amour ; vient, mon Ange, je t'aimerai.

Lts Morts. — Nous le savons : mon Amour, mon Ange, mon bien Aimé. . pour une pièce d'or.

Lu Folus. — Noos ferons ce que tu voudras : in e* I* plus fort.

— iSÎ —

Tu jouiras de noot. Nont joairoDt de loi. .

Lt} Mo*n. — Noos le lavont : pour ooe pièce d'or. Nom •ttendoni de voui le même amonr que voat donnez ; cl bob» a'ea «o«loi» raéme pat un autre.

L'Amour e»t ce qu'on a r*>» N'-is ne révioBt qae VOB», FoUm.

Lu Fnun. — Noire rêve en vjut ua autre. El noBt B'aiaoa* que «ou», bon» Mort».

NoBt rioa» de vout voit, 6guret familière».

Déjii.not venue» et no» gorge» »e »onlèveBt au rjrihmedu de»ir.

Le même fri»»on de convoiti»e pa»»e »ur votre nuque ei »Br la n6ire. La même tueur de plaitir perle »ar votre do» et le long de ao« cui»»et. .

Bon» Mont, nous vout aimont. .

Lt» Moar». — Pour une pièce d'or. Vob» éclaiex de rire?

Le» KoLtts. — Nout tomme» beureute» : car vout tobIcz être aimés pour une pièce d'or.

O feuillet, vert tourire det arbres. . Etoiles, ckasie» itaiin, feuillet treroblantet à la palme du ciel. .

O von» toute»!. .

En vou», en moi, que tout pourtant »oit sommeil! Et qac tout toit tileoce. . Et que toBt cette.

Page 1