VIII. Ainti, je te fais peur
La jeune MiRE.
Tu es plus doux que la peot^e. .
Le tOTACEUR.
Je suis plus faible qu'elle. . Mais ne crains rien.
La jeune MiRE.
Pardonnez aui angoisses des mires. Elles veillent pour elles.
Enfans, vous riez ? Et vous vous caressez contre la poitrine de votre nourrice ?. .
Avant de les avoir, je les aimai .
Et maintenant chaque jour nouveau qui se lève, me découvre que je les aime.
Le votaoeur.
Tu as souffert pour eui.
La jeune Mias.
Et ils m'ont ri.
Ll VOTAOEUR.
Ils ont ri pour toi, veux tu dire.
La jeune mIre.
Ah I ne le croyez pas. Combien, pour eux aussi, |'ai eu de joie..
Puis ils u>nt mon oijrttère : ma vie m en eitate devant eliemérae, eic'ett en eui.
Mon premier ni, je l'ai nomme du nom c^ui lui vtiui de mon doux père, plein de force et de bonté; et cette fragile créature, je l'appelle du nom que ma mire a porté, qui fut mélancolique et mourut jenne.
Lt voTACm, à lui-mêmt.
Tontes les tristesses, et toutes les piétés. Voilk par où le monde dure.
Li voTACCua.
IX. Vois m venir la nuit, jeune femme ? Non : la nuit n'est pas faite pour tes jeux.
Réjouis toi dans ton cœur, mire tris douce, toi qui le peu. .
En ceux qui sont je vois que tu ressuuites ceux qui ne sont plus, Ime pieuse. Telle est la religion des hommes : tout vient de cet espoir, et tout y va.
Je n'en accepte pas la loi. Et l'idée seule m'en déchire le coeur, comme une insulte. Je l'aime en toi, pourtant; et ma pitié l'admire.
Adieu. Et sois heureuse.
— IJO —